Wenn die Tessiner rufen, dann kommen die Leute auch

Wenn die Tessiner rufen, dann kommen die Leute auch

Da bzbasel.ch l Zum Jubiläum hat der Verein Pro Ticino Basilea città e campagna eine umfangreiche Festschrift herausgegeben – hier das Titelblatt. Der Verein Pro Ticino Basilea feierte sein 100-Jahr-Jubiläum.

Rotblaue Fahnen am Barfi, das passt einfach. Am vergangenen Samstag hatte des Baslers liebste Farbkombination für einmal aber nichts mit dem FCB zu tun, sondern repräsentierte die Kantonsfarben des Tessins. Der Verein «Pro Ticino Basilea città e campagna» veranstaltete ein grosses Fest anlässlich des «Centenario», des 100-Jahr-Jubiläums.

Gegen Viertel nach zehn war das Festzelt allerdings primär ein Zufluchtsort vor dem heftigen Regenschauer, der sich über der Stadt ergoss. Die zahlreichen Ehrengäste wie der Tessiner Staatsrat Norman Gobbi oder die Regierungsräte Baschi Dürr (BS) und Anton Lauber (BL) schienen aber mit dem Wetterbericht bestens vertraut gewesen zu sein, an ihrem Äusseren fand sich nicht die geringste Spur des Unwetters.

Zum modernen Kanton geworden

Als der Regen aufhörte, begannen Helferinnen und Helfer die Stände und Festbänke vor dem Zelt trocken zu wischen. Auf der Bühne im Inneren eröffnete derweil der Chor des Vereins den Anlass, ehe Cinzia Graber-Stucki die Begrüssungsrede hielt. Die Präsidentin von «Pro Ticino Basilea città e campagna» liess die wichtigsten Fakten der vergangenen 100 Jahre auf Italienisch und Deutsch nochmals Revue passieren, und strich die Entwicklung des Südkantons hervor. «Das Tessin steht längst nicht mehr für die Sonnenstube und das Dolce far niente, es ist ein moderner, wettbewerbsfähiger Kanton geworden.»

Der Tessiner Staatsrat Norman Gobbi, der nächste Redner, kam auf die Tessiner Identität zu sprechen. «Einige mögen Ambri-Piotta, andere Lugano die Daumen drücken. Doch wir alle sind stolz und glücklich, Tessiner zu sein.» Seine Zusatzbemerkung, Ambri-Fan zu sein, sorgte für den ersten spontanen Applaus des Vormittags.

Während draussen die Sonne zu scheinen begann, wurde auch im Zelt die Stimmung immer heiterer. Baschi Dürr wünschte «migliori augurri» und wechselte nach einem ersten, auf Italienisch gehaltenen Teil «zu Ihrer und meiner Entspannung» zur deutschen Sprache. Der Regierungsrat hielt in seiner Gratulationsrede fest: «Dass das Tessin zu Basel gehört, verdanken wir unter anderem Pro Ticino Basilea!»

Sein Baselbieter Kollege Lauber hatte gemäss eigener Aussage seine Italienischkenntnisse nach «Cari Amici del Ticino» aufgebraucht und gratulierte stattdessen in Mundart. Rückblickend hätten die Tessiner vor über 200 Jahren richtig gehandelt, als sie sich gegen die Lombardei und für die Schweiz entschieden, so Lauber. «Die Tessiner sind gesellige Menschen und tragen es in die Nordwestschweiz hinaus.»

Einige singen bereits mit

Als der Corale Pro Ticino Basilea città e campagna mit dem Lied «La Poschiavina» den «offiziellen» Teil des Tessinerfests beendete, sangen einige Besucher, darunter Norman Gobbi, bereits mit. Andere wurden vom Risottoduft angelockt und hatten es sich gemütlich gemacht. Der Stand mit Tessiner Käse- und Wurstspezialitäten hatte nach der regenbedingten temporären Schliessung ebenso wieder offen wie der Tourismusstand.

Im Zelt blickte Piero Hautle entsprechend zufrieden um sich. «So ist das immer. Wenn die Tessiner etwas machen, kommen die Leute», lächelte der Vizepräsident von Pro Ticino Basilea, der auch zum OK des Jubiläumsfests gehört. Es war noch nicht einmal Mittag – ein attraktives Musikprogramm stand noch bevor –, als Hautle bereits von einem «erfolgreichen Anlass» sprach. «Wir wollten, dass die Leute den Plausch an unserem Fest haben. Den haben sie. Es ist eine echte Festa in Piazza geworden!»

(bz Basel, von Alan Heckel)
http://www.bzbasel.ch/basel/basel-stadt/wenn-die-tessiner-rufen-dann-kommen-die-leute-auch-129289531

“Nous voulons des mesures de protection pour le Tessin”

“Nous voulons des mesures de protection pour le Tessin”

Da rts.ch l Berne doit mieux aider le Tessin face aux millions d’Italiens en quête de travail, ont estimé vendredi le chef du gouvernement Norman Gobbi et le Vert Sergio Savoia, lors d’une émission de la RTS à Chiasso.
“Notre canton de 400’000 habitants ne peut pas faire face à des millions d’Italiens disposés à travailler pour un salaire trois fois plus bas que le nôtre”, a clamé Sergio Savoia, coordinateur des Verts. “Il y a 10 millions de personnes en Lombardie et 4 millions de personnes dans le Piémont voisins”, a-t-il rappelé, tandis que les candidatures pour un poste peuvent venir de toute l’Italie, Sicile comprise.

“En plus, il ne s’agit plus seulement d’Italiens qui vont travailler dans les secteurs du bâtiment et de l’industrie, mais ce sont des jeunes spécialistes du secteur tertiaire, financier notamment”, a renchéri Norman Gobbi, président du gouvernement tessinois, issu des rangs de la Lega. “Un ingénieur qui sort de l’Ecole polytechnique de Milan attend un salaire de 1200 euros. Celui qui sort de Lausanne ou de Zurich attend au moins 6000 francs”, a-t-il poursuivi.

De l’autre côté de la frontière, une Italie en crise

“Les Confédérés pensent à l’Italie comme une destination de vacances, et non pas comme une machine industrielle. Pourtant c’est avec cette Italie-là qu’on partage la frontière. Et elle est en crise”, a déploré Sergio Savoia.

En effet, en Italie, 40% des moins de 35 ans n’ont pas de travail et s’ils ont en un, il s’agit d’un travail précaire. Nombre de personnes de cette tranche d’âge sont donc prêtes à faire un apprentissage pour 800 francs par mois. Et ceci est d’autant plus intéressant que ce cursus permet d’obtenir un diplôme suisse.

La libre-circulation énerve

“Si on a voté si fort contre l’immigration de masse et pour l’introduction de salaires minimums sectoriels, c’est surtout contre les frontaliers”, qui sont au nombre de 60’000, a résumé Norman Gobbi.

“Ce n’est pas vraiment la migration qui préoccupe les Tessinois”, a renchéri le Vert Sergio Savoia, “mais plutôt la libre-circulation”, qu’ils perçoivent “un peu comme un gros mot” en raison de ses effets socio-économiques.

Mieux gérer l’accès au marché du travail

Pour le président du gouvernement tessinois, il faut que la Berne fédérale prenne “des mesures de protection pour le canton, afin que le système d’accès au marché du travail soit mieux géré”.

Norman Gobbi a aussi plaidé pour que ce soit un Tessinois qui gère les relations avec l’Italie, notamment pour ce qui concerne les tractations sur les accords fiscaux. “Il faut quelqu’un qui a une vue d’ensemble à la fois sur la Suisse et sur la particularité de notre canton”, a-t-il précisé.

“Le Tessin n’est pas un pays fermé sur lui-même, mais il est préoccupé par son futur”, a conclu Sergio Savoia.

 

Le non à la LRTV, quelques explications

Les Tessinois ont voté non par 52% à la loi sur la radio-télévision, alors que le canton bénéficie beaucoup de la clé de répartition.

Pour Sergio Savoia, ancien journaliste à la SSR, ce refus est lié à la façon dont la radio-TV est gérée. “Dans la liste des fonctions à la RTSI, il y a un responsable des espaces vides”, a-t-il précisé en souriant.

Pour Norman Gobbi, de la Lega, il s’agit surtout d’un vote contre “les journalistes gauchistes”, “qui sont toujours critiques envers la population tessinoise lors des votations populaires, quand ils ont accepté l’initiative UDC contre l’immigration de masse ou lorsqu’ils soutiennent la Lega.

http://www.rts.ch/info/regions/autres-cantons/6897008–nous-voulons-des-mesures-de-protection-pour-le-tessin-.html