Ticino a rischio terrorismo? Aumentano i contributi

Ticino a rischio terrorismo? Aumentano i contributi

La vicinanza con Milano e la migrazione sono tra i principali fattori della decisione presa dal SIC. Il Ticino è tra i maggiori beneficiari dell’aumento dei contributi sulla “sicurezza dello Stato”. Grazie all’aumento saranno creati’ 20 nuovi posti nelle varie polizie. I Cantoni riceveranno quest’anno 10,4 milioni di franchi da Berna, due in più rispetto a finora. La ripartizione dei milioni supplementari, rivelata oggi da “Blick”, è stata confermata all’ats da Isabelle Graber, portavoce del Servizio delle attività informative della Confederazione (SIC), i servizi segreti svizzeri.

200mila franchi in più per il Ticino – Il nostro Cantone otterrà 200’000 franchi supplementari, così come Basilea Città, Friburgo, Vaud e San Gallo, arrivando a un budget di 720’000 franchi. “Il Ticino fa parte dei ‘posti caldi’, è una valutazione del SIC”, ha detto al “Blick” il capo del Dipartimento delle istituzioni Norman Gobbi. Un motivo – ha aggiunto – sono le vie della migrazione che passano per il Cantone, con il pericolo che “vengano anche persone che perseguono obiettivi terroristici”. Un altro punto è la vicinanza con Milano, “potenziale hotspot del fondamentalismo” islamico. “Si investe dove può succedere qualcosa” conclude Gobbi.

Zurigo, Berna e Ginevra i cantoni più a rischio – Solo la metà dei cantoni riceverà più soldi, destinati, secondo quanto annunciato il 5 marzo scorso dallo stesso SIC, soprattutto a fronteggiare il terrorismo islamico jihadista. Il maggior beneficiario dell’aumento è Zurigo, con 300’000 franchi supplementari. Il suo budget “sicurezza dello stato” passa così a 1,54 milioni, corrispondenti a circa 15 posti a tempo pieno (inclusa la Città), superando così Berna, che riceverà solo 100’000 franchi in più, (arrivando a 1,37 milioni), come Ginevra, numero tre della classifica, che sale a 1,3 milioni.

272 posti a tempo pieno e un budget di circa 65 milioni – Il SIC contava 266 posti a tempo pieno a fine 2014. Dopo l’attacco al settimanale satirico “Charlie Hebdo” a Parigi del 7 gennaio scorso si è rafforzato con sei posti supplementari, passando a 272, per un budget di circa 65 milioni di franchi. Di questi, 84 erano inclusi nella “struttura di polizia dei Cantoni”, finanziati dalla Confederazione. Il Consiglio federale ha inoltre destinato 2 milioni di franchi supplementari ai Cantoni per la lotta al terrorismo. Con i 20 posti supplementari i poliziotti cantonali e comunali che si occupano di sicurezza dello Stato supereranno ora il centinaio.

La nuova ripartizione non è ancora definitiva, piccoli adattamenti sono ancora possibili, precisa la portavoce del SIC Graber.

ATS

«Ma proposition de fermer la frontière concerne tous les Suisses»

«Ma proposition de fermer la frontière concerne tous les Suisses»

Da LeMatin Dimanche l Migration Que faire face à l’afflux de réfugiés au Tessin? Le conseiller d’Etat tessinois et membre de la Lega Norman Gobbi veut fermer la frontière sud de la Suisse, même s’il est politiquement difficile de le faire.

Comment un homme d’Etat peut-il en arriver à proposer la fermeture de la frontière?
Je me dis qu’il vaut mieux tirer la sonnette d’alarme aujourd’hui, avant qu’il ne soit trop tard. Je dois défendre les intérêts de mon can- ton et de la Confédération: sous-évaluer les conséquences de la pression migratoire est peu responsable. Lors du printemps en 2011, Berne a réagi trop tard. Aujourd’hui, la situa- tion est comparable à celle des années 1990. Si l’afflux actuel de réfugiés empire, cela de- viendra un réel problème pour la Suisse.

Pourquoi aujourd’hui?
La pression est toujours plus forte sur le Tes- sin. D’ordinaire, notre canton enregistre un tiers des demandes d’asile. Aujourd’hui, une sur deux. Chiasso est devenue la seule porte de sortie pour les migrants qui sont coincés en Italie. Ils savent que la Suisse res- pecte ses engagements, contrairement à l’Union européenne (UE). Pour cela, ils arri- vent chez nous en fin de journée, lorsque les bureaux italiens commencent à fermer. Ils savent que la Suisse leur donne de l’argent, un toit, un repas et des soins.

Cette idée de fermeture est-elle une faillite de l’Etat?
C’est une faillite de l’Union européenne qui n’assume pas son problème migratoire. La Suisse n’a pas à la subir et à tenter de la résou- dre. La conseillère fédérale Simonetta Som- maruga dit exactement la même chose. Evi- demment avec un ton moins «leghiste» que le mien. Elle dit que chacun doit faire sa part de travail. La Suisse le fait. En face, non. L’UE laisse l’Italie seule face aux migrants. L’UE ne veut pas de clé de répartition des migrants sur le continent et n’a pas de politique claire en matière d’enregistrement des réfugiés.

Alors quand fermerez-vous la frontière?
Cela ne se fera pas du jour au lendemain. La fermeture est une réponse possible que nous ne devons pas exclure. Au contraire, nous devons nous y préparer de la meilleure ma- nière possible. C’est mon objectif. Cette fer- meture doit être discutée avec la Confédéra- tion qui est seule compétente à décider. Elle peut le faire en collaboration avec la police cantonale qui intervient dans un deuxième temps, juste après la frontière. Quand la fer- merons-nous? Tout dépend de l’évolution de la situation migratoire. Je pense que si rien ne change, il faudra vite la fermer.

Est-ce vraiment légal?
Nous sommes un pays libre et neutre qui a signé les accords bilatéraux, ceux de Dublin et de Schengen. Nous les appliquons de ma- nière correcte. Face à l’inaction de l’UE, je pense que la Suisse peut se sentir libre de fai- re ce qu’elle veut. La fermeture est d’ailleurs prévue, de manière temporaire, par les ac- cords européens si la sécurité interne est menacée. Ce qui pourrait être le cas prochai- nement. La France le fait déjà à la frontière avec l’Italie et dans le Pas-de-Calais.

Pratiquement, comment se fera cette fermeture?
Ce n’est pas une fermeture tout court. Je ne dis pas qu’il faut rendre étanche le Tessin. Les Romands ont toujours l’impression que lorsqu’un «leghiste» tessinois propose d’agir à la frontière, il veut construire un mur et sortir les mitraillettes. Ce n’est pas ça que je veux, si je peux les rassurer (rires). Evidemment que nous maintiendrons le passage des touristes et le commerce de marchandises. Tout comme la circulation des frontaliers, même si je le déplore politi- quement. Cette action à la frontière se fera donc grâce à des contrôles encore plus in- tensifs qu’aujourd’hui. Et nous les avons dé- jà renforcés.

Parlez-vous au nom du Conseil d’Etat du canton du Tessin?
Je ne parle pas en tant que président du Conseil d’Etat. Je parle à titre personnel.

Quelle sera alors la procédure politique à suivre?
Il me faudra d’abord proposer mon idée au Conseil d’Etat. S’il l’accepte, nous devrons ensuite faire une demande au Conseil fédé- ral. Autant dire que la procédure est longue. A mon avis, les conditions politiques actuel- les ne permettront pas la mise en œuvre de cette fermeture. Mais je me dois de la propo- ser. Il en va de ma responsabilité politique.

Une fois entré en Suisse, un migrant pose-t-il réellement un problème?
C’est un poids pour la Suisse. Il y a une ques- tion d’infrastructure. Il y a aussi une ques- tion sanitaire. Beaucoup arrivent avec des problèmes de santé. Nous avons constaté que certains avaient la gale. Pour l’instant, la situation est sous contrôle. Mais elle pour- rait nous échapper, si d’autres maladies sont constatées. Il y a enfin aussi une question sécuritaire. Qui nous dit qu’il n’y a pas des membres de Daech, parmi les migrants, qui tentent d’entrer en Suisse. Leur présen- ce pourrait menacer la sécurité de l’Etat.

Des terroristes parmi les migrants! Le Service de renseignement dela Confédération est-il au courant?
Ils le sont bien évidemment et collaborent avec la police cantonale.

Avez-vous déjà constaté la présence de traces de Daech à Chiasso?
Nous n’en avons pas encore trouvé. Fort heureusement. Mais il y a un autre problè- me sécuritaire.

Lequel?
Certains requérants disparaissent dans la nature sans que la Suisse sache qui ils sont réellement. Je m’explique. Le centre de Chiasso ne dispose pas toujours de place dis- ponible. Le requérant est alors envoyé dans un autre centre d’enregistrement à Vallorbe, Altstätten ou Bâle. Dans ce cas, le contrôle sanitaire et sécuritaire de son dossier est ef- fectué partiellement à Chiasso. Il est finalisé une fois à destination. Le problème est que parfois ces requérants n’y arrivent jamais. Ils se déplacent seuls en train. Les contrôles de leur arrivée à destination sont difficiles à fai- re. Leur absence ne provoque aucune réac- tion. Personne ne sait où ils sont. Ce qui pose un sérieux problème de sécurité nationale.

Que faire alors?
Le problème que je viens d’évoquer a été re- connu par les parlementaires de la Commis- sion de sécurité du Conseil national qui sont venus nous visiter cette semaine. La solu- tion serait d’organiser des voyages accom- pagnés d’un centre à l’autre.

Cette question toutefois n’a rien à voir avec la frontière?
Notre objectif est d’éviter que n’importe qui entre en Suisse. Depuis quatre ans, nous in- tensifions les contrôles pour éviter que les criminels, les Roms et les migrants illégaux entrent dans notre pays. L’esprit de la fer- meture de la frontière va dans ce sens.

Sommes-nous en guerre contre les réfugiés?
Nous ne sommes pas en guerre contre les ré- fugiés. Nous sommes en guerre contre l’UE qui édicte des règles dans le domaine de la migration, mais qui ne les applique pas.

Lorenzo Quadri, municipal de Lugano, qui est membre du même parti que vous, a proposé de construire un mur entre le Tessin et l’Italie. Une bonne idée?
Le fondateur de notre parti Giuliano Bignas- ca (1945-2013) a déjà fait cette proposition. Personnellement, je pense que la construc- tion de ce mur ne doit pas être physique, mais opérationnelle. Ce que nous faisons aujourd’hui sur le terrain.

Il y a surenchère des phrases chocs dans votre parti?
Lorenzo Quadri tient sa ligne. Quant à moi je tiens ma ligne pragmatique et ouverte à toutes les variantes possibles, avant qu’il ne soit trop tard.

Après avoir proposé de fermer la frontière, quelle réaction avez-vous reçue du Conseil fédéral?
Aucune. Silence total.

Vous sentez-vous abandonné par le Conseil fédéral?
Le Conseil fédéral a beaucoup de compré- hension, mais peu d’empathie. Je m’expli- que cela par l’absence de Tessinois au gou- vernement fédéral. Une présence permet- trait de faire passer un message à Berne, de favoriser la résolution des problèmes tessinois. C’est grâce au conseiller fédéral Giuseppe Motta que le Tessin n’est pas tombé dans le fascisme durant l’entre- deux-guerres.

Le Tessin est donc isolé en Suisse?
Je pense que la situation à Chiasso concer- ne toute la Suisse. Les requérants du Tes- sin se retrouveront rapidement dans les autres cantons. Par ailleurs, j’ai reçu beau- coup de messages de soutien de la part de la Suisse alémanique. Beaucoup moins de la Suisse romande.

C’est-à-dire?
Les Tessinois et les Romands ne se com- prennent plus depuis la votation sur l’Espa- ce économique européen en 1992. Pour nous, la pression migratoire est un problè- me de plus. Qui s’ajoute à notre préoccupa- tion principale: la question des frontaliers.

Le canton de Genève a aussi des frontaliers. Et pourtant il ne propose pas la fermeture des frontières…
Nous vivons deux réalités complètement différentes. Genève est une ville centre, une force d’attraction, un poids économique pour sa région. Lyon est très éloigné de Ge- nève. Chez nous, Milan est à 50 kilomètres. Les régions importantes de Varese et Côme se trouvent à notre porte. Ce rapport de for- ce étouffe notre canton. Je rappelle que no- tre petit canton accueille 60 000 fronta- liers, un tiers de ceux présents en Suisse. La question de la migration est un poids de plus pour les Tessinois qui en subissent déjà as- sez. C’est pour cela qu’il faut tenter de gérer ce nouvel afflux.

Malgré ces différences cantonales, restez-vous optimiste?
Je suis très pessimiste. L’UE manque de vo- lonté pour résoudre les problèmes migratoi- res. Et la Suisse, qui est certainement plus eurocompatible que beaucoup d’autres pays européens, ne peut rien faire contre ce man- que de volonté.

 

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“Abbiamo chiesto l’espulsione”

“Abbiamo chiesto l’espulsione”

Da RSI.CH l Norman Gobbi conferma la richiesta fatta a Berna per allontanare dalla Svizzera il giovane vicino a posizioni dell’IS.
“Il Dipartimento delle Istituzioni ha inviato una richiesta di espulsione in data 10 marzo, dopo aver ricevuto informazioni di polizia”.  Sono parole del direttore Norman Gobbi, che conferma quanto anticipato da Liberatv, e sono riferite al cittadino di nazionalità marocchina vicino a posizioni dell’IS intervistato giovedì da Falò.

Quanto alle effettive possibilità, che questa richiesta venga accolta il responsabile delle Istitizioni è cauto: “L’auspicio è quello. Ciò detto la nostra legge federale è buonista e tutelante nei confronti di questa tipologia di persone”.
Gobbi precisa infine che “da parte nostra siamo contrari alla presenza sul territorio di persone il cui obbiettivo è di radicalizzare i mussulmani”.

Per non restare così esposti ai rischi!

Per non restare così esposti ai rischi!

Permettere la posa di cimici e telecamere, consentire sorveglianza della corrispondenza postale come pure le intercettazioni telefoniche preventive al di fuori dei procedimenti penali, raccogliere e conservare informazioni su persone potenzialmente pericolose per il nostro Paese e per altre Nazioni: tutte queste azioni a tutela della nostra sicurezza oggi in Svizzera non sono possibili. La motivazione? La nostra attuale legge non ce lo permette. Ma da questo pomeriggio, qualcosa potrebbe cambiare. Nella seduta odierna, il Consiglio nazionale dibatterà difatti proprio sulla nuova legge sul Servizio delle attività informative della Confederazione, ovvero i nostri 007.

Pensata ancor prima degli attentati di matrice islamica perpetrati in Europa all’inizio di quest’anno, la nuova Legge federale sulle attività informative persegue lo scopo di contribuire a garantire i fondamenti della democrazia e dello Stato di diritto della Svizzera, oltre che incrementare la sicurezza della popolazione svizzera e degli svizzeri all’estero, sostenere la capacità d’azione del nostro Paese e, non da ultimo, contribuire a salvaguardare gli interessi internazionali in materia di sicurezza. Una legge importante quindi, perché permetterà – assieme alla nuova Legge federale sulla sorveglianza della corrispondenza postale e del traffico delle telecomunicazioni che verrà verosimilmente discussa nel corso della prossima sessione parlamentare – una più incisiva attività di intelligence, affinché la Confederazione possa essere indipendente dai servizi segreti esteri nel garantire la propria sicurezza interna e nel contempo possa affiancare gli altri Stati europei nella valutazione e prevenzione delle minacce e dei possibili pericoli.

Senza queste nuove norme di legge, il nostro Paese non dispone di capacità di controllo per rispondere efficacemente a situazioni potenzialmente pericolose oppure alla prevenzione di reati gravi, lasciandoci così esposti a situazioni a rischio, come la presenza di seguaci di organizzazioni terroristiche sul nostro territorio. Grazie alle nuove misure di acquisizione di informazioni previste dalla nuova legge, la Svizzera disporrà dunque di strumenti efficienti che permetteranno di prevenire atti legati al terrorismo, all’estremismo violento ma anche al furto di dati personali su internet, alla proliferazione di armi di distruzione di massa oppure ad attacchi a infrastrutture critiche. Sarà difatti possibile raccogliere informazioni a titolo preventivo, monitorando situazioni o individui di cui già si sospetta la pericolosità attingendo a molteplici fonti, così da poter garantire un’individuazione tempestiva e una valutazione completa delle minacce per la sicurezza interna ed esterna del nostro Paese. È il caso per esempio dei controlli sui 64 “foreign fighters” registrati in Svizzera nel febbraio scorso, ovvero europei e stranieri residenti in Europa che si recano per combattere nei territori oggetto di conflitti armati in cui l’ISIS è coinvolta, ma non solo.
Con la revisione della Legge sulla sorveglianza delle telecomunicazioni sarà poi possibile verificare anche il traf¬fico via social media e app, penso in particolare alle comunicazioni via Skype oppure via Whatsapp. Questi ulteriori strumenti contribuiranno a ridurre il rischio in maniera importante, nella consapevolezza che il rischio zero non potrà tuttavia mai esistere. Come ha ricordato Markus Seiler, Capo del Servizio delle attività informative della Confederazione, che nel mese di febbraio è stato mio gradito ospite per una conferenza sul tema, la Svizzera non è un’isola. Anche il nostro Paese è confrontato con le minacce che ho elencato sopra. In un contesto globale contraddistinto da grande instabilità, dobbiamo poter disporre di mezzi efficaci capaci di tutelare la nostra sicurezza. Ecco perché la nuova legge che verrà discussa quest’oggi alla Camera bassa deve essere sostenuta.

È pur vero, come hanno fatto notare alcuni, che le nuove norme limiteranno i diritti fondamentali e le libertà individuali di taluni. Tuttavia, l’importanza di agire a titolo preventivo, nel pieno rispetto del principio della proporzionalità e con la necessaria autorizzazione da parte di un tribunale ad agire, permetterà di ossequiare le nostre garanzie costituzionali. Per la sicurezza di tutti, limitiamo la libertà di alcuni, ricordando nondimeno, che in una società libera come la nostra, la sicurezza assoluta non esiste. Dotarsi degli strumenti adeguati per operare, come quelli della nuova Legge federale sulle attività informative è un passo urgente più che necessario, oltre che obbligatorio. Solo così potremo difatti ridurre le minacce e i pericoli con i quali anche il nostro Paese è confrontato.

Giornale del popolo
Opinione CdS Gobbi 16 marzo 2015
Revisione Legge federale sulle attività informative

Jihad: «Il livello d’allarme è già alto»

Jihad: «Il livello d’allarme è già alto»

Il capo dei servizi informativi svizzeri Markus Seiler parla di terrorismo e attentati «Da noi decine di spie agiscono sotto copertura – Ci mancano mezzi adeguati». Il terrorismo, i conflitti nel mondo e l’estremismo violento, ma anche lo spionaggio e il furto di dati personali. Sono queste le principali minacce dalle quali il Paese deve proteggersi secondo Markus Seiler, direttore del Servizio delle attività informative della Confederazione (SIC). Durante la conferenza «Che cosa minaccia la Svizzera nel 2015?» – organizzata ieri sera a Bellinzona, nell’auditorio di BancaStato, dal Dipartimento delle istituzioni rappresentato dal direttore Norman Gobbi – il capo dei servizi segreti svizzeri ha illustrato le sfide del prossimo futuro.

La relazione ha orbitato intorno al radar di cui si avvale il SIC per monitorare le minacce incombenti. Sul fronte della politica e della difesa, per esempio, i principali timori provengono dalle zone di conflitto in Europa orientale, Africa e nel mondo arabo. E mentre i Paesi emergenti investono sempre più fondi nelle forze militari, il mondo occidentale limita le spese. Il risultato? «Nel giro di cinque anni – ha affermato Seiler – Turchia e Russia disporranno delle forze aeree belliche più efficaci in Europa».

Sul fronte del terrorismo, la minaccia principale è data dallo jihadismo. Gli attacchi a Parigi dello scorso gennaio «non hanno innalzato il nostro livello di allarme perché questo era già molto elevato. A crescere sono invece le persone che dalla Svizzera si spostano all’estero con finalità terroristiche, per un totale di 64 casi registrati. A oggi non ci sono indizi concreti circa possibili attacchi su suolo elvetico, anche se non è possibile azzerare il pericolo di attentati».
Il capo dei servizi segreti ha poi parlato di estremismo violento e proliferazione di armi di distruzione di massa. Uno degli obiettivi del SIC è infatti prevenire che qualunque ente svizzero fornisca sostegno al programma nucleare iraniano, attraverso per esempio la fornitura di attrezzature da laboratorio.
Il capitolo spionaggio – una minaccia comunemente considerata meno pericolosa di altre – ha dato modo a Seiler di presentare alcuni aneddoti, curiosi e preoccupanti allo stesso tempo.

«In Svizzera sono presenti decine di spie che agiscono sotto copertura, spesso diplomatica. Una di queste la conosciamo tutti: Edward Snowden, un tempo attivo a Ginevra. Ma ci sono anche semplici uomini d’affari che possono trafugare informazioni sensibili senza dare nell’occhio». Talvolta in maniera banale e quasi ovvia, per di più. «Immaginate dieci persone che visitano un’azienda svizzera per la prima volta. Uno di loro finge di aver mal di stomaco e chiede del bagno, fa finta di perdersi e ne approfitta per scoprire quanto può sull’azienda. Oppure ipotizzate una conferenza come questa, in cui il relatore indice un’estrazione con premio. Vengono raccolti i biglietti da visita dei presenti, si tira a sorte e, all’uscita, i fortunati riceveranno una bottiglia di vino. Molti di voi si fiderebbero, eppure così facendo avrei raccolto all’istante indirizzi e-mail e telefoni cellulari di buona parte di voi».

La minaccia dello spionaggio riguarda infatti anche i privati, tra furti di dati su Internet e mancanza di privacy, in una costante ricerca di equilibrio tra libertà individuale e sicurezza. «Se adesso ognuno di voi spedisse un’e-mail a casa – ha ammonito Seiler – l’80 per cento di queste farebbe tappa a Londra e Washington per essere registrata e analizzata, prima di giungere a destinazione».
Il SIC non può fare molto di fronte a queste minacce. «Qualche settimana fa Berna ha dato il via libera all’assunzione di sei nuovi collaboratori al fine di fronteggiare la minaccia terroristica, mentre in Francia sono stati annunciati ben 2.860 posti aggiuntivi. Molto semplicemente, non disponiamo di sufficienti mezzi».

Eppure, qualcosa si può fare. «Appoggiare la Nuova legge sulle attività informative (LAIn), che ci fornirà una base legale moderna grazie alla quale potremo affiancare gli altri Stati europei nonché valutare e prevenire le minacce sempre più aggressive che caratterizzano il mondo di oggi» ha concluso Markus Seiler.

Corriere del Ticino, 12 febbraio 2015, di Mattia Bertoldi

Le sfide dei servizi segreti per la sicurezza del nostro Paese

Le sfide dei servizi segreti per la sicurezza del nostro Paese

Le notevoli conoscenze acquisite nel corso della sua esperienza da Markus Seiler, Direttore del Servizio delle attività informative della Confederazione (SIC), hanno reso la conferenza tenutasi ieri sera a Bellinzona presso l’auditorium di BancaStato un’occasione unica per riflettere su questioni di primaria importanza per la sicurezza del nostro Paese. Tengo in questa sede a ringraziare Markus Seiler per aver gentilmente accettato il mio invito e per aver permesso al pubblico in sala di “toccare con mano” le opinioni del più grande esperto in materia a livello svizzero.

Mediante il radar utilizzato dal SIC per illustrare le minacce che potrebbero interessare la Svizzera, l’oratore ha presentato i temi principali relativi alla sicurezza del nostro Paese. Come ha ricordato il capo dei nostri servizi segreti, “la Svizzera non è un’isola”. Nell’ambito degli attacchi terroristici, il livello di minaccia era già alto prima degli attentati di Parigi: la situazione dev’essere costantemente monitorata poiché, anche se al momento non vi sono indizi circa piani concreti, vi è sempre un rischio latente di emulazione o di persone che cercano di approfittare di questo “surriscaldamento”. Nell’epoca moderna, molte minacce derivano anche dalle nuove tecnologie. Markus Seiler ha rimarcato che “internet non è pensato come un luogo sicuro”, ma come uno spazio a rischio, dove si può accedere a un’enorme quantità di informazioni; e quando il capo dei servizi segreti indica che “l’80% delle nostre mail sono registrate e analizzate a Londra e Washington”, ci fa comprendere quanto questo tema riguardi tutti noi da vicino.

In un contesto globale contraddistinto da grande instabilità, il nostro Paese e i suoi servizi devono agire con capacità per salvaguardare la sicurezza della Svizzera e degli svizzeri. Un lavoro coordinato sull’insieme del nostro territorio, a cui anche i Cantoni sono chiamati a partecipare in prima persona. In questo senso, anche la nostra la Polizia cantonale collabora attivamente con i servizi d’informazione, in modo da poter difendere in maniera efficace noi cittadini dalle minacce che caratterizzano questo mondo sempre più complesso.

Norman Gobbi

L’80% delle nostre mail spiate da Londra e Washington

L’80% delle nostre mail spiate da Londra e Washington

Parola del capo degli 007 Markus Seiler, a Bellinzona per parlare di sicurezza. E sul terrorismo avverte: “39 persone partite dalla Svizzera per arruolarsi in Siria”.

“L’80% delle nostre mail, prima di giungere a destinazione, passano da Londra e da Washington dove vengono copiate”. Un’affermazione che sembra rubata da un copione di un film se non fosse di Markus Seiler, il capo degli 007 in Svizzera. Il direttore del Sic, il servizio delle attività informative della Confederazione era oggi, mercoledì 11 febbraio, a Bellinzona per una conferenza sulle sfide attuali e future dei servizi organizzata all’Auditorium di BancaStato dal direttore del Dipartimento delle Istituzioni Norman Gobbi. Un tema caldo soprattutto dopo le stragi avvenute il mese scorso a Parigi e che verrà presto affrontato dal Parlamento, chiamato a pronunciarsi sulla riforma del settore.

“Occorre dire che la minaccia nel nostro Paese era già alta prima dell’attacco armato orchestrato dai fratelli Kouachi all’interno della redazione di Charlie Hebdo” ha puntualizzato Seiler, mettendo l’accento sul fatto che oggi il diritto alla privacy vigente nel nostro Paese rende molto arduo il lavoro per la Sic. Seiler ha assicurato che non ci sono indizi concreti di piani jihadisti. “Tuttavia il pericolo zero non esiste: per una strage basta l’azione di un individuo isolato e il rischio emulazione dopo attentati come quello parigino è elevato”. Insomma, occorre sempre tenere alta la guardia: “Anche perché finora in Svizzera sono stati registrati 64 casi di persone partite all’estero per arruolarsi nelle compagini del terrore: 39 delle quali verso la Siria e l’Irak”. E prima o poi queste persone potrebbero tornare a casa.

Seiler ha poi proseguito facendo il punto della situazione sullo spionaggio nel nostro Paese: “La presenza di spie è massiccia soprattutto a Ginevra, divenuta una sorta di Eldorado”. E mentre il direttore della Sic pronunciava queste parole, la mente del numeroso pubblico giunto all’auditorium di Bancastato è andata al padre di tutte le spie: Edward Snowden, che nel 2007 lavorò sotto copertura diplomatica per conto della Cia proprio a Ginevra.

http://www.ticinonews.ch/ticino/228082/lrsquo80-delle-nostre-mail-spiate-da-londra-e-washington

Combattenti europei in Siria­e Irak: un pericolo per noi

Combattenti europei in Siria­e Irak: un pericolo per noi

Lavorare in profondità per consolidare la nostra sicurezza.

La cronaca mon­diale di questa setti­mana è stata stra­volta dalla brutale strage di Parigi e dagli eventi che so­no seguiti che han­no fatto oltre una ventina di morti. La Francia, quinta potenza mondiale a livello militare-strategico, è stata colpita nel suo cuore. Un fatto che solleva diversi dubbi sulla reale ca­pacità di controllare i cosidetti ‘fo­reign fighters’, ossia europei e stranieri residenti in Europa che si recano per combattere nei territori oggetto di conflitti armati in cui l’ISIS è coinvolta, ma non solo. Dubbi più che legittimi, dopo quanto indicato dal ministro degli Interni italiano Angelino Alfano…

Lo scorso 17 dicembre, il ministro francese degli Interni Bernard Caze­neuve ha indicato al Parlamento tran­salpino che il numero di francesi e di stranieri residenti in Francia coinvolti, attivi o che si sono resi nei territori di conflitto in Siria ed in Irak sono circa 1’200: la cifra più alta d’Europa, ma solo al terzo posto se il numero viene riportato in base alla popolazione resi­dente. Infatti, il record va al Paese che più di tutti ha accolto numerosi siriani e migranti provenienti dal Medio Oriente: la Svezia, con oltre 30 com­battenti per milione di abitanti. Il paese scandinavo è seguito da un’altra na­zione che ha spalancato le sue porte alla migrazione da questi territori, il Belgio, con oltre 25 combattenti per milione di residenti. La Francia si situa in terza posizione, evidentemente per la sua importante popolazione resi­dente, con circa 20 combattenti per mi­lione di persone che vi risiedono.

La Svizzera, secondo le recenti indica­zioni, registra 62 persone che si sono recate nei territori di combattimento. Questo ha come indicatore quasi 8 combattenti per milione di abitanti. Una realtà, la nostra, significativa­mente sotto controllo, visto che co­munque il nostro Paese non rientra negli obiettivi primari dei ‘lupi solitari’ jihadisti, così pure negli obiettivi di ISIS. Ciò non deve però far abbassare la guardia, ma al contrario! Occorre es­sere sempre vigili e inoltre rafforzare quanto prima gli strumenti legislativi, in particolare la Legge federale sul ser­vizio informazioni della Confedera­zione (i nostri 007) e la Legge federale sulla sorveglianza della corrispondenza postale e del traffico delle telecomuni­cazioni. Oggi la Svizzera non può rac­cogliere informazioni preventive su potenziali persone pericolose per la no­stra sicurezza interna e quella di altri paesi; un’amara eredità dell’affare delle schedature di 25 anni fa che ora do­vremo superare dal punto di vista poli­tico federale, per la nostra sicurezza. Invece, la revisione della Legge sulla sorveglianza delle telecomunicazioni permetterà di verificare anche il traf­fico via social media e app, penso in particolare a Whatsapp e Skype. Gra­zie a questi ulteriori strumenti sarà pos­sibile ridurre il rischio in maniera importante, nella consapevolezza che il rischio zero non potrà tuttavia mai esistere.

Un fatto particolare mi ha però scon­certato: il numero indicato dall’Italia dei suoi ‘foreign fighters’. In Parla­mento e ai media, il ministro Angelino Alfano ha comunicato che la cifra dei combattenti provenienti dall’Italia è di 53 persone, ossia inferiore a quelli re­gistrati in Svizzera. Ciò significa che l’Italia conta 0.8 ‘foreign fighters’ per milione d’abitanti, ossia un decimo ri­spetto a quelli che sarebbero presenti nel nostro Paese! Mi permetterete qual­che fiero dubbio su questo numero, te­nuto anche conto di come la vicina Penisola abbia ormai perso il controllo della sua immigrazione e che le porte del Mediterraneo abbiano portato in Italia un buon numero di migranti anche da questi territori in guerra. E questi fatti, dal punto di vista della no­stra sicurezza, non sono per nulla con­fortanti, giustificando quindi ancor di più un urgente intervento a livello le­gislativo da parte del Parlamento fede­rale nell’adozione delle nuove norme delle due predette leggi. Ma non solo. L’ubicazione del nostro Cantone im­pone l’intensificazione dei controlli, in particolare alla frontiera, attività pre­ventiva di sorveglianza che sicura­mente verrà rafforzata in primis nell’ambito dell’immi- nente svolgi­mento del Word Economic Forum a Davos e successivamente riproposta in occasione dell’Esposizione Universale che si terrà a Milano a partire dal pros­simo maggio, evento che farà confluire a pochi chilometri dalla nostra frontiera oltre 20 milioni di visitatori. Anche la Polizia cantonale, responsabile per la sicurezza su suolo ticinese, si è spesa in questa settimana nella sensibilizza­zione di tutto il personale e degli enti preposti alla sicurezza attivi nel nostro Cantone, in modo da poter intervenire ed anticipare possibili situazioni parti­colari che dovessero presentarsi. Il Cantone e la Confederazione sono quindi vigili nel presidio del nostro ter­ritorio dopo quanto occorso a Parigi. Per la sicurezza di tutti noi.

Norman Gobbi

L’eterno oscillare tra libertà e sicurezza

L’eterno oscillare tra libertà e sicurezza

A cinque giorni dalla brutale strage e dai successivi ed altrettanto brutali eventi avvenuti a Parigi, i quesiti che si pongono sono sempre più numerosi. Dal perché i servizi francesi abbiano interrotto i controlli sui fratelli Kouachi circa sei mesi fa, poiché non ritenuti pericolosi, all’opinabilità delle inevitabili teorie complottiste sollevate da alcuni. Una situazione imprescindibile, come accade sempre dopo dei fatti violenti e incivili che colgono tutti di sorpresa nel nostro vivere quotidiano, ormai convinti che si possa controllare e prevedere tutto.

Wie sicher, wie frei wollen wir sein?

Die kriegsähnlichen Zustände in Paris wühlen die westliche Gesellschaft auf. In der Schweiz wird der Ruf nach mehr Sicherheit laut.

Es war der 3. September, der Didier Burkhalter zum weltweiten Twitter-Star machte. An diesem Tag stellte ein Journalist von «Le Temps» ein Foto ins Netz. Zu sehen war ein Mann, der am Bahnhof Neuenburg auf den Zug wartet und in sein Smartphone tippt. Das Bild zeigte Didier Burkhalter, den Schweizer Bundespräsidenten und Vorsitzenden der OSZE, allein, inmitten von Pendlern. Ohne Bodyguards.