John Gobbi: “Il faut aider les hockeyeurs de demain”

John Gobbi: “Il faut aider les hockeyeurs de demain”

Articolo pubblicato sul sito internet di Le Temps (www.letemps.ch) lunedì 4 dicembre 2017

Passé par les bancs de l’université, le capitaine du Lausanne HC ne s’inquiète pas pour son propre avenir professionnel, mais il milite pour la mise en place d’un système facilitant la reconversion des sportifs d’élite, un peu livrés à eux-mêmes au bout de leur carrière.

John Gobbi ne sera pas sur la glace, ce mardi, lors du derby romand entre Fribourg-Gottéron et le Lausanne HC (19h45): il est blessé depuis la fin du mois d’octobre. La compétition lui manque, mais il n’a pas le temps de s’ennuyer pour autant. Cas rare dans le hockey professionnel, le Tessinois (36 ans) a toujours conservé d’autres activités à côté du sport.

Côté ville, il y a eu des études universitaires jusqu’en 2011 (avec un master en comptabilité et en finance), puis différents projets de business et, depuis 2015, un temps partiel dans une fiduciaire. Côté glace, il s’investit pour que les sportifs participent à des actions caritatives (via la fondation LHC Players) et pour qu’ils défendent leurs intérêts (via l’association suisse des joueurs). Il plaide aujourd’hui pour un meilleur accompagnement des hockeyeurs en fin de carrière. L’enjeu n’est pas personnel, mais «lorsqu’on a l’opportunité d’aider les hockeyeurs de demain, il faut le faire». Rencontre dans les entrailles de Malley 2.0.

Le Temps: Quelle est l’importance du syndicat des joueurs, dont vous faites partie?
John Gobbi: Au sein du hockey suisse, plusieurs forces coexistent: la ligue, les clubs, les arbitres… Pendant longtemps, nous, les joueurs, ne parlions pas d’une même voix pour défendre nos intérêts communs sur des thèmes comme la sécurité ou le calendrier. L’association existe maintenant depuis trois saisons, sur le modèle de ce qu’il y a en NHL ou dans le football suisse par exemple.
En tant que capitaine, je suis un des délégués du LHC. Cette structure nous a déjà permis d’avoir un impact décisif sur plusieurs dossiers, comme celui de l’installation de bandes permettant de diminuer le nombre de blessures. Aujourd’hui, selon moi, le chantier primordial est de faciliter la reconversion des joueurs professionnels.

Pourquoi?
Pendant les quinze ou vingt ans de carrière d’un hockeyeur, son investissement est total. Il a peu de temps pour lui. Il met sa santé en péril au nom du jeu. Et à la fin, il se retrouve entre 30 et 40 ans à devoir trouver une nouvelle place dans le monde du travail. J’ai quelques amis à l’heure actuelle dans cette situation, et elle est loin d’être évidente.

Existe-t-il une solution?
Mon idée, qui sera prochainement discutée, c’est de mettre en place un système qui propose à tous les joueurs arrivant à un âge donné – 28 ans, par exemple – un test de compétences. Cela permettrait de les sensibiliser à leurs atouts et surtout de leur expliquer quelles portes ils peuvent ouvrir, quelles formations ils peuvent entamer, quels métiers ils peuvent viser. Bien sûr, ce ne serait pas obligatoire, mais les joueurs saisiraient l’opportunité car à 28 ans, ils commencent tous à se poser des questions. C’est un sujet qui revient parfois dans le vestiaire: la peur de devoir repartir non pas à zéro, mais au début d’une nouvelle histoire.

Le sport d’élite ne permet-il pas de développer des qualités valorisées par le monde de l’entreprise?
Si, bien sûr. Nous savons fonctionner en équipe. Nous avons beaucoup de volonté, une méthodologie de travail, de la discipline… Mais il faut savoir traduire tout cela en un nouveau métier et le gros problème, c’est que certains ne savent tout simplement pas quoi faire. Beaucoup se lancent un peu par défaut dans une formation d’entraîneur, mais il n’y a pas 150 places à pourvoir chaque année en Suisse. D’où l’importance de savoir où l’on va.

Une idée reçue veut que les sportifs professionnels gagnent assez d’argent pour pouvoir voir venir à la fin de leur carrière…
C’est clair que certains joueurs ont de bons salaires. Mais je ne connais aucun joueur qui peut vivre toute sa vie sur les économies de sa carrière, sans avoir à trouver un nouveau métier. C’est peut-être le cas en NHL ou dans les meilleurs championnats de football, mais pas dans le hockey suisse.

La meilleure solution pour réussir sa reconversion n’est-elle pas de continuer des études à côté du sport, comme vous l’avez fait?
Bien sûr que c’est idéal. Mais moi, j’ai toujours eu le double rêve de devenir hockeyeur professionnel et d’aller à l’université. J’ai dû me battre pour obtenir des conditions qui me permettent de concilier les deux et j’ai eu la chance de trouver, à l’université, des gens qui ont accepté d’adapter un peu mon cursus, de déplacer des sessions d’examens…
Aujourd’hui, certaines universités proposent des aménagements aux sportifs d’élite et c’est une bonne chose, mais en parallèle côté hockey, il y a davantage de matches à jouer que lorsque j’étudiais, avec la Coupe de Suisse, la Ligue des champions… Tout mener de front n’est vraiment pas aisé, il faut une vraie volonté et beaucoup d’organisation.

Personnellement, pensez-vous beaucoup à l’après-hockey?
J’ai déjà planifié certaines choses, j’ai quelques pistes. J’aimerais combiner mes compétences en comptabilité, en finance et en sport de haut niveau. J’ai la chance d’avoir toujours gardé un pied dans des activités parallèles au sport, différentes expériences. J’ai fondé une carrosserie, une société de glace synthétique, une académie de hockey pour les jeunes au Tessin. Depuis 2015, j’ai aussi un 20% dans une fiduciaire. J’aime être bien occupé.

Vous n’aurez pas à bénéficier d’un système d’aide à la reconversion…
A mon âge, ce n’est plus pour moi que je m’investis. Mais ce que l’association des joueurs met en place aujourd’hui profitera à ceux qui ont 20 ans maintenant et aux plus jeunes, c’est important de faire progresser les acquis.

Votre cousin Norman Gobbi est conseiller d’Etat au Tessin. Y a-t-il une fibre politique, une sensibilité pour la chose publique dans la famille?
Non, c’est vraiment son truc à lui. Il a toujours été très bon dans la communication et la politique, son parcours en atteste: il aurait pu être élu au Conseil fédéral à 38 ans! Notre lien, c’est la passion qu’on met dans nos activités. Plus jeunes, nous faisions ensemble les trajets entre Ambri et Piotta vers Bellinzone, pour les cours, et nous discutions beaucoup. Mais son truc était la politique, et le mien le hockey.

La politique, ce ne sera jamais pour vous?
Je ne sais pas. Je m’intéresse aux affaires de la Suisse, du Tessin, du canton de Vaud et je me rends compte que parfois, c’est en s’engageant en politique qu’on peut faire bouger les choses. Mais il n’y a rien de prévu de ce côté-là pour l’instant.

Rete integrata Svizzera per la sicurezza

Rete integrata Svizzera per la sicurezza

Piano d’azione nazionale per prevenire e combattere la radicalizzazione e l’estremismo violento

Per evitare che determinate persone si radicalizzino a tal punto da ricorrere alla violenza, occorre intervenire per tempo. I rappresentanti dei governi cantonali e degli esecutivi di Comuni e città nonché la consigliera federale Simonetta Sommaruga hanno presentato lunedì a Berna un Piano d’azione nazionale che ha per oggetto la prevenzione della radicalizzazione e dell’estremismo violento in tutte le sue forme. Il Piano d’azione nazionale contiene 26 misure che si fondano sui numerosi sforzi già in atto e completa i progetti legislativi in corso volti a potenziare la lotta al terrorismo. Il Consiglio federale sosterrà l’attuazione del Piano d’azione con un programma d’incentivazione.

Il Piano d’azione rientra nella strategia della Svizzera per la lotta al terrorismo, nel cui ambito la prevenzione riveste un ruolo determinante. Il Piano d’azione offre un importante contributo in tal senso, promuovendo un intervento interdisciplinare a tutti i livelli statali contro la radicalizzazione e l’estremismo violento. In questo modo crea i presupposti per riconoscere e combattere la radicalizzazione e l’estremismo violento in tutte le sue forme. A tal fine riunisce in particolare gli sforzi già intrapresi in tale ambito.

Adottato all’unanimità
A partire da settembre 2016 il Piano d’azione è stato elaborato di comune intesa da Confederazione, Cantoni, città e Comuni, sotto la direzione del Delegato della Rete integrata Svizzera per la sicurezza (RSS). Il 24 novembre 2017, i presidenti della Conferenza delle direttrici e dei direttori dei dipartimenti cantonali di giustizia e polizia (CDDGP), della Conferenza svizzera dei direttori cantonali della pubblica educazione (CDPE) e della Conferenza delle direttrici e dei direttori cantonali delle opere sociali (CDOS) nonché dell’Unione delle città svizzere e dall’Associazione dei Comuni svizzeri hanno adottato il Piano d’azione.

Nella seduta del 1° dicembre 2017, il Consiglio federale ha preso atto del Piano d’azione e manifestato l’intenzione di voler adottare un programma d’incentivazione quinquennale che intende conferire lo slancio necessario all’attuazione del Piano da parte dei servizi competenti nei Cantoni, nelle città e nei Comuni. Con il programma d’incentivazione la Confederazione prevede di mettere a disposizione un totale di 5 milioni di franchi con cui sostenere progetti avviati a livello cantonale e comunale nonché dalla società civile.

26 misure suddivise in cinque ambiti d’intervento
Le 26 misure sono previste in cinque ambiti d’intervento:
1) Conoscenza e competenza;
2) Collaborazione e coordinamento;
3) Prevenzione di idee e gruppi estremisti;
4) Disimpegno e reintegrazione;
5) Cooperazione internazionale.

Il Piano d’azione si basa sul principio fondamentale secondo cui la collaborazione interdisciplinare istituzionalizzata è l’elemento portante di una prevenzione efficace. Tale collaborazione mette in contatto gli attori rilevanti e agevola un intervento comune. Il Piano d’azione contiene inoltre le seguenti raccomandazioni:

a seconda delle dimensioni e della funzione del Cantone, del Comune o della città è opportuno designare servizi specializzati che siano a disposizione delle autorità locali o delle persone e dei familiari interessati per fornire consulenza e per trasmettere conoscenze (misura 10);

occorre sensibilizzare gli specialisti che operano in campo educativo, sociale e giovanile nonché la polizia e il personale del settore dell’esecuzione delle pene ai temi della radicalizzazione e dell’estremismo violento e offrire loro formazioni e formazioni continue appropriate. Questi attori devono essere in grado di riconoscere precocemente i segnali e i pericoli di radicalizzazione e di agire in modo adeguato (misura 2). Se necessario, devono potersi rivolgere a un servizio specializzato.

Coinvolgimento della società civile

Anche la società civile verrà coinvolta nella prevenzione. I responsabili delle associazioni sportive, culturali e ricreative possono  essere sensibilizzati alla tematica dalle rispettive associazioni nazionali o dalle autorità cantonali e comunali attraverso informazioni e formazioni (misura 5).

Sono inoltre opportuni l’elaborazione di strumenti didattici, materiale pedagogico e progetti sul tema della radicalizzazione e dell’estremismo violento destinati al settore scolastico ed extrascolastico nonché uno scambio relativo ai progetti e ai materiali già esistenti (misura 9). Gli insegnanti e gli allenatori sportivi, che svolgono un ruolo importante nello sviluppo personale degli individui, non devono essere lasciati soli di fronte a questa sfida e devono potersi rivolgere a specialisti che li sostengano.

Istituzione della gestione della minaccia e reintegrazione

Un’altra raccomandazione ha per oggetto l’istituzione di una gestione interistituzionale delle minacce nei Cantoni che coinvolga le varie autorità. Sotto la guida della polizia, tale gestione consentirà di riconoscere precocemente il potenziale di minaccia di singoli individui e gruppi già noti alla polizia. Grazie a strumenti adeguati sarà possibile valutare correttamente il potenziale di minaccia e disinnescarlo adottando apposite misure (misura 14).

Per promuovere il disimpegno e la reintegrazione verrà elaborato un catalogo di misure con approccio interdisciplinare. Si raccomanda inoltre la designazione, da parte di ogni Cantone, di un’autorità competente per il trattamento di persone radicalizzate al di fuori dei procedimenti penali e dell’esecuzione delle pene (misure 21 e 22).

Coordinamento nazionale

La RSS coordina, in collaborazione con le conferenze e le associazioni coinvolte, il trasferimento di conoscenze e di esperienze. Promuove il contatto tra gli attori di tutti e tre i livelli statali e coordina il monitoraggio annuale dell’attuazione delle misure (misura 16). Il Piano d’azione nazionale verrà attuato e valutato entro cinque anni.

Portare avanti e integrare le iniziative già esistenti
Le misure di prevenzione del Piano d’azione nazionale vanno considerate anche in combinazione con i provvedimenti, i programmi e le iniziative già esistenti nei settori della formazione, delle opere sociali, dell’integrazione, della prevenzione della violenza e della criminalità e della lotta alla discriminazione. Sul piano nazionale e a tutti i livelli statali sono già stati intrapresi molti sforzi di prevenzione, che devono essere portati avanti, diffusi su più vasta scala e completati con le misure del Piano d’azione nazionale.

Per ulteriori informazioni:
André Duvillard, Delegato per la Rete integrata Svizzera per la sicurezza, +41 58 464 21 13

È possibile raggiungere le organizzazioni partecipanti rivolgendosi alle loro segreterie, in particolare a:
– Renate Amstutz, Direttrice Unione delle città svizzere, +41 79 373 52 18
– Gustave Muheim, Vicepresidente Associazione dei Comuni Svizzeri, +41 79 341 99 66
– Gaby Szöllösy, Segretaria generale Conferenza delle direttrici e dei direttori cantonali delle opere sociali, +41 31 320 29 95