“Nous voulons des mesures de protection pour le Tessin”

“Nous voulons des mesures de protection pour le Tessin”

Da rts.ch l Berne doit mieux aider le Tessin face aux millions d’Italiens en quête de travail, ont estimé vendredi le chef du gouvernement Norman Gobbi et le Vert Sergio Savoia, lors d’une émission de la RTS à Chiasso.
“Notre canton de 400’000 habitants ne peut pas faire face à des millions d’Italiens disposés à travailler pour un salaire trois fois plus bas que le nôtre”, a clamé Sergio Savoia, coordinateur des Verts. “Il y a 10 millions de personnes en Lombardie et 4 millions de personnes dans le Piémont voisins”, a-t-il rappelé, tandis que les candidatures pour un poste peuvent venir de toute l’Italie, Sicile comprise.

“En plus, il ne s’agit plus seulement d’Italiens qui vont travailler dans les secteurs du bâtiment et de l’industrie, mais ce sont des jeunes spécialistes du secteur tertiaire, financier notamment”, a renchéri Norman Gobbi, président du gouvernement tessinois, issu des rangs de la Lega. “Un ingénieur qui sort de l’Ecole polytechnique de Milan attend un salaire de 1200 euros. Celui qui sort de Lausanne ou de Zurich attend au moins 6000 francs”, a-t-il poursuivi.

De l’autre côté de la frontière, une Italie en crise

“Les Confédérés pensent à l’Italie comme une destination de vacances, et non pas comme une machine industrielle. Pourtant c’est avec cette Italie-là qu’on partage la frontière. Et elle est en crise”, a déploré Sergio Savoia.

En effet, en Italie, 40% des moins de 35 ans n’ont pas de travail et s’ils ont en un, il s’agit d’un travail précaire. Nombre de personnes de cette tranche d’âge sont donc prêtes à faire un apprentissage pour 800 francs par mois. Et ceci est d’autant plus intéressant que ce cursus permet d’obtenir un diplôme suisse.

La libre-circulation énerve

“Si on a voté si fort contre l’immigration de masse et pour l’introduction de salaires minimums sectoriels, c’est surtout contre les frontaliers”, qui sont au nombre de 60’000, a résumé Norman Gobbi.

“Ce n’est pas vraiment la migration qui préoccupe les Tessinois”, a renchéri le Vert Sergio Savoia, “mais plutôt la libre-circulation”, qu’ils perçoivent “un peu comme un gros mot” en raison de ses effets socio-économiques.

Mieux gérer l’accès au marché du travail

Pour le président du gouvernement tessinois, il faut que la Berne fédérale prenne “des mesures de protection pour le canton, afin que le système d’accès au marché du travail soit mieux géré”.

Norman Gobbi a aussi plaidé pour que ce soit un Tessinois qui gère les relations avec l’Italie, notamment pour ce qui concerne les tractations sur les accords fiscaux. “Il faut quelqu’un qui a une vue d’ensemble à la fois sur la Suisse et sur la particularité de notre canton”, a-t-il précisé.

“Le Tessin n’est pas un pays fermé sur lui-même, mais il est préoccupé par son futur”, a conclu Sergio Savoia.

 

Le non à la LRTV, quelques explications

Les Tessinois ont voté non par 52% à la loi sur la radio-télévision, alors que le canton bénéficie beaucoup de la clé de répartition.

Pour Sergio Savoia, ancien journaliste à la SSR, ce refus est lié à la façon dont la radio-TV est gérée. “Dans la liste des fonctions à la RTSI, il y a un responsable des espaces vides”, a-t-il précisé en souriant.

Pour Norman Gobbi, de la Lega, il s’agit surtout d’un vote contre “les journalistes gauchistes”, “qui sont toujours critiques envers la population tessinoise lors des votations populaires, quand ils ont accepté l’initiative UDC contre l’immigration de masse ou lorsqu’ils soutiennent la Lega.

http://www.rts.ch/info/regions/autres-cantons/6897008–nous-voulons-des-mesures-de-protection-pour-le-tessin-.html

Suisse: le Sénat rejette tout recours à des quotas annuels de travailleurs étrangers

Suisse: le Sénat rejette tout recours à des quotas annuels de travailleurs étrangers

Da menara.ma l Le Sénat suisse a rejeté, samedi, une initiative du canton de Tessin (sud-est) visant à instaurer des quotas annuels de travailleurs étrangers destinés à faire face aux conséquences de la libre-circulation.

Le gouvernement régional du Tessin avait demandé que l’accord sur les frontaliers entre la Suisse et l’Italie soit abrogé et la convention générale contre les doubles impositions renégociée. “Le marché du travail dans la région est particulièrement touché par la libre-circulation”, a reconnu le sénateur Karin Keller-Sutter, affirmant qu’en raison de la crise en Italie, le Tessin “est devenu un tampon social”. “Mais l’octroi d’un statut spécial au canton ou une clause de sauvegarde régionale pour les frontaliers n’est pas la solution”, a-t-il fait observer.

D’après le Conseil des Etats (sénat, ndlr), il n’est pas nécessaire d’abroger l’accord sur les frontaliers entre la Suisse et l’Italie, ni de renégocier la convention générale contre les doubles impositions. Dimanche dernier, le chef du gouvernement du Tessin, Norman Gobbi, n’a pas exclu une “fermeture temporaire” des frontières pour faire face à l’afflux de réfugiés en provenance de l’Italie.

“Si l’afflux de réfugiés continue, nous devons fermer temporairement la frontière. C’est la seule façon de faire pression sur les pays qui ne respectent pas leurs obligations”, a affirmé M. Gobbi dans des déclarations à la presse. Dans une prise de position relayée par l’agence ATS, le secrétariat d’Etat aux migrations a expliqué que les critères d’une réintroduction temporaire des contrôles à la frontière ne sont pas encore remplis. Il a rappelé que conformément aux accords de Schengen, cette décision ne peut être prise qu’en cas de “menace grave” pour l’ordre public ou la sécurité intérieure.

La Suisse fait face à un nouvel afflux de réfugiés et de requérants d’asile à sa frontière sud depuis le début de l’année en raison de conflits en Afrique et au Moyen Orient. De janvier à mai, près de 3.200 migrants clandestins ont été interpellés à la douane de Chiasso, soit près de la moitié de tous les cas recensés dans le pays helvétique.(MAP) .

http://www.menara.ma/fr/2015/06/27/1643736-suisse-le-s%C3%A9nat-rejette-tout-recours-%C3%A0-des-quotas-annuels-de-travailleurs-%C3%A9trangers.html

Un Tessinois propose de fermer la frontière

Un Tessinois propose de fermer la frontière

Da lematin.ch l  Que faire face à l’afflux de réfugiés au Tessin? Le conseiller d’Etat tessinois et membre de la Lega, Norman Gobbi, propose de fermer la frontière. Même s’il est politiquement difficile de le faire, reconnaît-il. Norman Gobbi estime défendre les intérêts de son canton et de la Confédération

Norman Gobbi est conseiller d’Etat en charge de la police et des migrations. Ce membre de la Lega dei Ticinesi fait parler de lui depuis dix jours. C’est lui qui a proposé dans la presse alémanique, il y a une semaine, de fermer la frontière au Tessin. Seule solution, selon lui, pour réguler les flux migratoires.

Comment fermer une frontière helvétique? Avec quelle majorité politique? N’y-a-t-il pas d’autres solutions face à l’afflux de réfugiés qui débarquent depuis l’Italie? Norman Gobbi tente de réponde à ces questions dans un entretien.

Omniprésent

Norman Gobbi est une bête de la politique au Tessin. Il est omniprésent dans la rue, dans les médias, dans les conversations des Tessinois. Sa carte de membre de la Lega n’affaiblit pas la portée de son discours au sud des Alpes.

Même si ces déclarations sont quelque peu contredites par notre reportage. A Chiasso, les réfugiés restent discrets dans la rue. Et s’ils montrent le bout de leur nez, c’est en famille. Les habitants du coin ne sont pas gênés par leur présence qu’ils jugent pacifique.

Par Dominique Botti. Image: Claude Bader. Mis à jour le 27.06.2015

http://www.lematin.ch/suisse/tessinois-propose-fermer-frontiere/story/10181107

«Comme si Munich était près d’Athènes»

«Comme si Munich était près d’Athènes»

Da 24heures.ch l Norman Gobbi, président léghiste du Conseil d’Etat tessinois, répond à nos questions.

– On parle souvent du malaise tessinois. Mais aujourd’hui on a l’impression que votre canton est sur le point de divorcer du reste de la Suisse…

Cette question traîne depuis la naissance du canton. Au début du XXe siècle, nos revendications concernaient les tarifs des chemins de fer. Puis il y a eu la question de l’identité linguistique. Aujourd’hui, nos revendications concernent les relations avec la frontière. Nous sommes la seule entité territoriale de la Suisse entourée d’un pays en profonde crise économique. C’est comme si Munich était à côté d’Athènes! En plus, les relations bilatérales avec l’Italie sont compliquées. Certains projets communs sont arrivés à terme côté suisse, mais ne sont pas achevés côté italien, notamment dans le domaine ferroviaire. Au niveau sécuritaire, la présence d’organisations criminelles, en particulier calabraises, pose des problèmes. Tous ces éléments ne donnent pas confiance dans les relations bilatérales, à la différence des autres parties de la Suisse où en fin de compte les relations bilatérales sont positives.

– Qu’attendez-vous de Berne?

La Berne fédérale est très loin de ces problèmes-là. Il n’y a pas de Tessinois au Conseil fédéral, pas de sensibilité accrue pour cette partie du pays, l’idée est que ce sont toujours les Tessinois qui se plaignent. Cette façon de faire paternaliste se perpétue. Mais il est important de comprendre que cette partie du pays est capable de faire beaucoup pour la Suisse. Au niveau migratoire, c’est particulièrement vrai: si on arrête les illégaux, les passeurs, ici au Tessin, cela sert tout le pays.

– Mais, concrètement, quelles mesures exigez-vous de Berne?

Parfois la Berne fédérale dit qu’elle nous comprend, mais en fait elle ne saisit pas les problèmes. Un exemple: nous sommes considérés au titre de la péréquation financière comme un canton riche en ressources, tandis que la même Berne fédérale estime que le Tessin est le territoire qui a le plus de problèmes avec la libre circulation et le dumping salarial. C’est contradictoire. On ne peut pas être un canton fort et dans le même temps un canton qui a tant de problèmes.

– Une clause de sauvegarde régionale serait utile?

Oui, évidemment. Je parle beaucoup avec mes collègues Broulis et Longchamp. D’autres parties du pays ont un bilan positif par rapport aux frontaliers. La réalité tessinoise est différente.

http://www.24heures.ch/suisse/malaise-frontalier-pousse-tessin-divorce/story/15605323

Swiss considers temporary closure of all borders amidst immigrant floods

Swiss considers temporary closure of all borders amidst immigrant floods

Da europeanguardian.com l Amidst uncontrolled stream of mostly illegal immigrants to Switzerland from Italy, Swiss politicians are discussing temporary closure of all Swiss borders. Switzerland would be second country after Austria, which effectively denied entrance to asylum seeking refugees a week ago.

French police already control their closed borders with batons and Austria stopped processing of asylum requests. Only Switzerland is, until now, still open to flows of immigrants. No wonder, that it serves as backup route for asylum tourists to reach their destination countries, often France, the UK, Germany, or Scandinavian countries.

But that will change soon, as Swiss politicians are openly discussing temporary closure of Switzerland’s borders. This would effectively stop the current, uncontrolled flow of immigrants.

“The number of asylum seekers and illegal immigrants, which enter Switzerland from Italy, is currently twice as high as compared to last year”, canton Ticino’s (southern Switzerland) military director Norman Gobbi explains.

And the Secretary of State for Migration expects the numbers of asylum tourists to further increase.

Gobbis colleague, Lorenzo Quadri, also supports the demand for temporary closure of Swiss borders. He reports of high tensions at the southern Swiss borders due to the heavy immigrant flows.

Up to 70 persons are stopped daily on grounds of illegal trespassing through Switzerland and illegal stay. About 85 % of them then demand asylum.

Most asylum seekers come from Somalia, Gambia, Nigeria, Eritrea, Senegal, and Kosovo, which only to a certain extent, if at all, suffer from wars.

According to Swiss border control statistics, nearly none of the refugees are from Syria. This is in contrast to the mainstream media purported picture of traumatized, Syrian war refugees being the largest part of mediterranean refugees.

Asylum request rates from Gambian’s and Nigerian’s, on the other hand, are relatively high and are declined on a regular basis. Because for these countries, other than economical reasons, there is no necessity to flee from them.

Despite being taunted by high ranking EU politicians, Hungarians president Viktor Orban foresaw and publicly warned about these events. Quadri demanded to re-erect fences at Swiss borders, even it were only symbolic fences by means of increased border patrols. This is exactly, what Orban did for Hungary in order to control the masses of mostly illegal immigrants to the EU.

Politician Hans Fehr of the SVP-Nationalrat stated that, “we need systematic border controls”. He implies, that the army should support border control police.

Amidst the discussions of closed borders, it is evident that core European agreements like the Schengen agreement and the Dublin III regulation lose its meaning. The Schengen open border agreement, intended as a way to harmonize and ease inner European travels, was never meant to be freeway ticket for asylum tourists. The utter breaking of the Dublin III regulation by Italy and Greece, which should stop immigrant waves at the outer European borders, laid ground for erosion of the Schengen agreement.

But neither Italy nor Greece are to blame. It is the high ranking EU politicians failure to professionally cope with that situation, which brought Italy and Greece to its knees. Being in a severe financial crisis, both countries are more concerned with sustaining their own people and ensuring sufficient food supplies to its impoverished masses with youth unemployment rates of up to 64 % in May 2013.

The question remains, whether the European dreams is shattered by simple incompetence of European and left-wing politicians to properly address the situation.

Or whether the current situation was planned in order to create a factual situation, where Europeans do not dare to question their ever increasing replacement by uneducated, integration unwilling soldiers of fortune from Eritrea, Somalia, Morocco, and Gambia.

In this last case, one might get the impression that the sheer amount of immigrant force surprised our political leaders and the replacement is far too quick now.

All over Europe people wake up and sovereign nations close their borders and re-install a sense of national awareness. So it might be as well, that the European people’s nightmare – the European Union with its undemocratic leaders – might be on the brink of collapse.

What could remain, are strong European nations, without the undemocratic leadership of self elected, democracy defying autocrats like Juncker and the European commission.

http://www.europeanguardian.com/81-uncategorised/immigration/394-swiss-considers-temporary-closure-of-all-borders-amidst-immigrant-floods

Sveitsiläiskantoni uhkaa sulkea rajansa – syynä siirtolaiset

Sveitsiläiskantoni uhkaa sulkea rajansa – syynä siirtolaiset

Da verkkouutiset.fi l Ticinon paikallishallinnon johtaja Norman Gobbi toteaa sveitsiläisen NZZ am Sonntagin haastattelussa, että raja on suljettava, mikäli siirtolaisten virta Italiasta jatkuu.

”Tämä on ainoa tapa, jolla Sveitsi voi painostaa toisia maita noudattamaan velvoitteitaan”, Gobbi sanoo.

Gobbin mukaan Italiasta Sveitsiin tulevien turvapaikanhakijoiden ja laittomien maahanmuuttajien määrä on kaksinkertaistunut viime vuodesta. Yhtenä syynä pidetään sitä, että Ranska on alkanut suhtautua aiempaa tiukemmin Italiasta sinne pyrkiviin siirtolaisiin, eikä maahan ole enää yhtä helppo päästä kuin ennen.

Sveitsi on pidättänyt tämän vuoden aikana noin 3 000 maahan pyrkinyttä siirtolaista. Virallisten arvioiden mukaan ainakin 30 000 ihmistä tulee hakemaan turvapaikkaa Sveitsistä vuoden loppuun mennessä. Luku on korkein yli 15 vuoteen. Suurin osa siirtolaisista pyrkii Sveitsiin junalla Italiasta.

Norman Gobbin mukaan Italia ei noudata EU-oikeudellisia velvoitteitaan.

Asiasta uutisoivan Newsweekin mukaan kuumenevien tunteiden ytimessä on Dublinin asetus, jolla säännellään turvapaikan hakemiseen EU:ssa sovellettavia sääntöjä.

Asetuksen mukaan siirtolaisen tulisi hakea turvapaikkaa siinä EU-maassa, johon hän saapuu ensimmäisenä. Monet pyrkivät kuitenkin Etelä-Euroopan heikon sosiaaliturvan maista kohti paremman sosiaaliturvan Keski- ja Pohjois-Eurooppaa. Tämä on lisännyt EU-maiden välejä hiertävää muuttoliikennettä.

”Dublinin sääntöjä on kunnioitettava”, Ranskan sisäministeri Bernard Cazeneuve totesi kuun alussa.

”Kun Italiasta tulleet ja siellä rekisteröityneet siirtolaiset saapuvat Ranskaan, on sovellettava EU-lakia. Tämä tarkoittaa, että heidät on palautettava Italiaan”, Cazeneuve totesi.

http://www.verkkouutiset.fi/ulkomaat/sveitsin_kantoni_raja_kiinni_siirtolaiset-37813

Der Mann, der die Schweizer Grenze dichtmachen will

Da aargauerzeitung.ch l Am Wochenende forderte der Tessiner Staatsrat Norman Gobbi, die Grenze nach Italien müsse geschlossen werden. Wer ist dieser Mann?  Norman Gobbi ist eine imposante Figur. Und das weiss er selbst am besten. «Ich bin schnell gewachsen», schreibt er auf der Startseite seiner Website. «In die Höhe und in die Breite.» Schon in seiner Jugend habe er sich mehr für Gaumenfreuden als für Sport interessiert. Und so sei er halt rasch zum Schwergewicht geworden, auch wenn er geschwommen sei, geturnt habe, Ski gefahren sei, Eishockey und Volleyball gespielt habe.

Noch heute veröffentlicht Gobbi, mittlerweile 38-jährig, in seinem Blog regelmässig Kochrezepte. Er führe damit die Tradition seiner Grosseltern weiter, die ein Restaurant, einen Laden und eine Bäckerei geführt hätten, sagt er, der in Quinto in der Leventina geboren ist. Einem Dorf, das wenig mehr zu bieten hat als den HC Ambri-Piotta, den so häufig tragisch scheiternden Eishockeyverein. Der sich aber allen Widrigkeiten zum Trotz seit 30 Jahren ununterbrochen in der höchsten Liga hält – auch dank Gobbi, der dem Verein vier Jahre lang als Verwaltungsrat diente.

Auch als Politiker kennt Gobbi bisher kein Scheitern. Mit 14 Jahren tritt er der Lega dei Ticinesi bei, jener Partei, die noch weiter rechts politisiert als die SVP und die Stammtisch-Ängste im Südkanton für sich reklamiert hat. Mit 19 wird er in den Gemeinderat von Quinto gewählt, mit 22 ins Kantonsparlament, mit 32 in den Nationalrat.

Grenzgänger und Flüchtlinge

Doch bald verlässt Gobbi die nationale Ebene wieder. Er wird zu Hause gebraucht. Im April 2011 erobert er für die Lega einen zweiten Sitz im Staatsrat. In der Kantonsregierung führt er sich mit einem Paukenschlag ein: Dank seiner Stimme entscheidet die fünfköpfige Exekutive, die Hälfte der von italienischen Grenzgängern erhobenen Quellensteuer zu blockieren. Um so den Druck auf den Bundesrat zu erhöhen, endlich die Verhandlungen mit Italien um ein Doppelbesteuerungsabkommen zu intensivieren. Eine fast schon ungeheuerliche Provokation.

Von Bundesbern fühlt sich Gobbi stets zu wenig ernst genommen – eine Sorge, die er mit Politikern aller Tessiner Parteien teilt. So ist auch die Idee zu erklären, mit der er am vergangenen Wochenende für Schlagzeilen sorgte. «Wenn der Andrang der Asylsuchenden aus Italien anhält, müssen wir die Grenze vorübergehend schliessen», sagte er, der dieses Jahr Regierungspräsident ist, zur «NZZ am Sonntag». Lega-Kollege und Nationalrat Lorenzo Quadri assistierte in der «Schweiz am Sonntag»: «Ich wäre für einen Zaun.» Das Tessin sei mit der Aufnahme von immer mehr Flüchtlingen überfordert, begründen die beiden Politiker. Allein in der letzten Woche sind 540 Migranten von der Grenzwache im Tessin angehalten worden, 170 mehr als noch in der Vorwoche. Von Januar bis Mai registrierte das Grenzwachtkorps in Chiasso 3150 «rechtswidrige Aufenthalter» – das entspricht 45 Prozent aller an Schweizer Grenzen festgestellten Fälle.

Druck auf Bundesbern wächst

Auch Gobbi wird wissen, dass seine Forderung nach einer Grenzschliessung provoziert. Doch Provokation gehört zu seinen Rezepten. «Er ist zwar kein ungehobelter Rüpel, wie es sein Ziehvater und Lega-Gründer Giuliano Bignasca war», sagt ein Kenner der Tessiner Politik. «Aber halt beileibe auch kein Grand Seigneur.» Damit endlich auch Bundesbern der Tessiner Befindlichkeiten gewahr wird, lässt Gobbi nichts unversucht. Auf seine Einladung hin tagt die Sicherheitspolitische Kommission des Nationalrates gestern und heute im Südtessin. Und am Freitag wird Gobbi von seinen Kollegen der Konferenz der kantonalen Justiz- und Polizeidirektoren dringliche Massnahmen verlangen.

von Dennis Bühler, http://www.aargauerzeitung.ch/schweiz/artikel-129270143

Switzerland threatens to close Italian border to migrants

Switzerland threatens to close Italian border to migrants

Da Newsweek.com l The head of the cantonal government of Ticino in Switzerland has threatened to close its border with Italy to migrants, accusing Italy of not honouring it EU obligations and describing Ticino as fast becoming “the southern border of Germany”.

Norman Gobbi, the Ticino government’s president told Swiss national newspaper NZZ am Sonntag: “If the influx of refugees from Italy continues, we will have to temporarily close the border. It’s the only way for Switzerland to put pressure on other countries that do not respect their obligations,” he said.

According to Gobbi, the number of asylum seekers and illegal immigrants crossing into Switzerland over the Italian border has doubled from last year. The huge increase is due in part to France’s decision to enforce tighter controls on migrants on its border with Italy.

The Schengen Treaty, of which France and Switzerland are both member states, technically gives migrants passport-free travel around continental Europe.

Clashes erupted last week on the French-Italian border when Italian police were ordered to round up the migrants and refugees who had been sleeping rough on the frontier for days, hoping to continue their journeys into northern Europe.

Yet Italy bore the brunt of Gobbi’s criticism, who accused it of failing to honour the terms of the Dublin Regulation, which stipulates that the country in the European Union where an asylum seeker first arrives is the country responsible for dealing with that migrant’s asylum claim.

France also continues to insist that the migrants are Italy’s responsibility under the Dublin Regulation. “The Dublin rules must be respected,” Bernard Cazeneuve, the French interior minister, said earlier this month. “When migrants arrive in France that have been through Italy and registered there, European law applies and that means they must be returned to Italy.”

So far in 2015, Switzerland has reportedly detained more than 3,000 people, most of whom try to enter the country from Italy by train. Official estimates suggest that more than 30,000 people will apply for asylum in Switzerland by the end of the year – the highest number since 1999. Most of them come from the African countries of Eritrea, Somalia, Gambia, Nigeria and Senegal, as well as Kosovo.

Since the beginning of the year, more than 50,000 refugees have arrived in Italy after crossing the Mediterranean in precariously fragile boats.

Yesterday, Italy’s prime minister Matteo Renzi and French president Francois Hollande played down tensions between the two counties over the migrant crisis, with Renzi comparing the two leaders to an engaged couple.

“I don’t think there are tensions between us… sometimes ministers can let themselves go with statements, it’s like engaged couples who have been together a long time,” he said during a press conference in Milan.

http://europe.newsweek.com/switzerland-threatens-closing-italian-border-migrants-329099

Flüchtlinge: Schweizer Kanton Tessin will Grenze schließen

Da salzburg24.at l Derzeit werden täglich 60 bis 70 Flüchtlinge in Tessin aufgehalten

Die Kritik des Tessiner Regierungspräsidenten richtet sich vor allem gegen Italien. Den italienischen Behörden wird vorgeworfen, ankommenden Flüchtlingen absichtlich keine Fingerabdrücke abzunehmen, damit sie von anderen EU-Mitgliedsländern nicht wieder nach Italien abgeschoben werden können. Dies schreibt die Dublin-Verordnung vor – laut ihr müssen Asylwerber in jenem Land, in dem sie erstmals europäischen Boden betreten, ihren Asylantrag stellen. In weiterer Folge ist auch jenes Land für die Betreuung der Asylwerber zuständig.

“Wir erledigen Arbeit für Italien und die EU”

Die Dublin-Verordnung funktioniere aber zurzeit nicht. “Wir erledigen die Arbeit für Italien und die EU, vor allem bei der Identifizierung der Migranten”, so Gobbi. Tessin sei im Asylbereich faktisch die Südgrenze Deutschlands. “Wenn das Tessin zum einzigen offenen Tor in der Nähe von Mailand wird, ist klar, dass der Druck auf die Schweiz deutlich zunehmen wird”, betonte der Tessiner Regierungspräsident. Derzeit werden im südlichen Kanton Tessin täglich 60 bis 70 Personen wegen rechtswidrigen Aufenthalts aufgehalten. Insgesamt wurden in der Schweiz von Jänner bis Mai 7.000 Personen aufgegriffen. Die meisten von ihnen stammen aus Eritrea, Somalia, Gambia, Nigeria und dem Senegal sowie dem Kosovo.

http://www.salzburg24.at/fluechtlinge-schweizer-kanton-tessin-will-grenze-schliessen/apa-s24_1423970302

«Lage ist äusserst angespannt»

«Lage ist äusserst angespannt»

Da Schweiz am Sonntag l Wie ist die aktuelle Lage an der Südgrenze? Norman Gobbi: Sie ist äusserst angespannt. Diese Woche trafen täglich 60 bis 70 Personen in Chiasso ein, am Wochenende waren es sogar fast 350. Das ist ein deutlicher Anstieg gegenüber dem vergangenen Monat, als wir täglich 40 Migranten zählten.

Was sind das für Flüchtlinge? Die allermeisten sind Eritreer. Das hat womöglich auch damit zu tun, dass es deutliche Hinweise gibt, dass die Migration aus Eritrea vom dortigen Regime begünstigt wird: Man schickt die Leute in die Schweiz und zwingt sie dann, Geld nach Eritrea zu überweisen. So kommt das Regime an Devisen.

Haben Sie dafür Belege? Es sind Indizien, Informationen aus Gesprächen, die wir haben. Beim Bund interessierte man sich dafür bisher wenig, aber es wäre wichtig, dass die Bundesanwaltschaft das jetzt untersucht. Uns fällt einfach auf, dass derzeit fast nur Eritreer kommen – und aus Syrien nur noch wenige Flüchtlinge. Der grösste Teil der Syrer bleibt in Flüchtlingslagern in der Region.

Mit wie vielen Migranten rechnen Sie dieses Jahr? Bis die Hälfte aller Asylbewerber erreicht die Schweiz über das Tessin. Rechnet man die bisherigen Ankunftszahlen in Chiasso hoch, könnten es dieses Jahr allein bei uns gegen 25 000 Personen werden.

Frankreich hat die Grenze zu Italien in Ventimiglia geschlossen, Österreich einen Asylstopp verhängt – was heisst das für die Schweizer Südgrenze? Wenn das Tessin zum einzigen offenen Tor in der Nähe von Mailand wird, ist klar, dass der Druck auf die Schweiz deutlich zunehmen wird. Das bedeutet nicht nur ein humanitäres, sondern auch ein finanzielles Problem. Wir erledigen die Arbeit für Italien und die EU, vor allem bei der Identifizierung der Migranten. Wie wichtig Chiasso als Grenzübergang inzwischen ist, beweist der Umstand, dass die deutsche Bundespolizei dort einen Verbindungsoffizier eingesetzt hat. Das Tessin ist im Asylbereich faktisch die Südgrenze Deutschlands.

Wie gründlich sind Ihre Kontrollen noch? Bisher wird unterschätzt, dass unter den Neuankömmlingen nicht nur Personen mit politischer und wirtschaftlicher Motivation sind, sondern auch solche, die ein Sicherheitsrisiko darstellen könnten. Die kantonalen Justizdirektoren werden deshalb beim Bund auf verstärkte Sicherheitskontrollen für diese Personen drängen, um zu prüfen, ob sie in Kriegsgebieten tätig waren. Dazu zählt auch Libyen, das inzwischen ein vom «Islamischen Staat» infiziertes Land ist.

Was erwarten Sie von Bern? Wir müssen ein Zeichen setzen und illegale Einwanderer an der Südgrenze stoppen und zurückweisen. Dafür brauchen wir vom Bund mehr Grenzwächter. Das haben wir nun gegenüber Bundesrätin Eveline Widmer-Schlumpf deutlich gemacht.

Pagina PDF: 2015-06-21-Norman-Gobbi

VON OTHMAR VON MATT UND ALAN CASSIDY