«La situation au Tessin est critique»

«La situation au Tessin est critique»

Da AGEFI.COM l Norman Gobbi. Le président du gouvernement tessinois estime que son canton doit pouvoir appliquer des mesures extraordinaires au marché de l’emploi. Interview: Grégoire Barbey

Plusieurs partis ont récemment émis des propositions pour améliorer la situation du marché de l’emploi tessinois dans le cadre des élections fédérales du 18 octobre (L’Agefi du 5 août). Le vote massif des Tessinois en faveur de l’initiative sur l’immigration l’an dernier a également envoyé un message très clair au reste de la Suisse quant aux difficultés de la région à faire face à la libre circulation des personnes. L’Agefi a rencontré Norman Gobbi, actuel président du Conseil d’Etat tessinois, afin d’évoquer les raisons qui font que son canton peine à contrôler son marché du travail.

Comment qualifieriez-vous la situation de l’emploi au Tessin?

Pas dramatique mais critique. Si on regarde les chiffres officiels du taux de chômage, c’est vrai que le Tessin n’est pas le canton avec la situation la plus difficile à ce niveau. Mais si l’on compte non seulement les personnes au chômage mais aussi celles à l’aide sociale parce qu’elles n’ont plus droit à l’assurance chômage, ce taux augmente. L’aide sociale est d’ailleurs l’un des problèmes financiers le plus important pour les communes tessinoises. A Lugano, le nombre de bénéficiaires de l’aide sociale est pratiquement le double de la moyenne cantonale. La ville environ 30% à 40% des personnes à l’aide sociale du Tessin, alors qu’elle ne compte qu’environ 20% des résidents du canton.

Quels sont selon vous les principaux problèmes liés à la libre circulation des personnes?

Ces dernières années, le canton du Tessin a été le champion suisse en matière d’introduction des contrats-types de travail. C’est bien la preuve que le malaise et surtout les abus dans le marché du travail sont bien présents. L’introduction d’un contrat type de travail dans un secteur économique n’intervient qu’après de longues inspections et vérifications donnant des données très claires quant aux abus salariaux dans certaines branches. Le Tessin a notamment dû introduire ces contrats types de travail pour les employés de commerce des cabinets d’avocats et les informaticiens. On compte actuellement 14 secteurs économiques au Tessin concernées par des contrats types de travail. La concurrence déloyale est très présente dans la région. Prenons un exemple: un jeune ingénieur qui sort de l’école polytechnique fédérale pourra attendre un salaire d’au moins 5000 à 6000 francs. Le même qui s’est formé à Milan ne pourra guère compter sur plus de 1200 euros en Italie. Et pourtant la formation délivrée à Milan est aussi de qualité. Il s’agit donc bien d’une concurrence déloyale. Les attentes salariales des licenciés universitaires italiens sont moins élevées par rapport à celles des Suisses, de même par rapport aux employés de commerce suisse. C’est à cause de telles situations que nous avons dû introduire autant de contrats types de travail.

Pensez-vous que le Conseil fédéral doit faire le nécessaire pour préserver la libre circulation des personnes ou au contraire doit-il la dénoncer?

Le peuple tessinois a toujours voté contre les bilatérales et leur extension. Avec le 9 février 2014, ce signal était clairement contre la libre circulation comme nous la connaissons aujourd’hui.

Mais quelle est la position du Conseil d’Etat tessinois sur la question?

La mienne est bien claire contre la libre circulation, mais la majorité du Conseil d’Etat veut bien maintenir la voie bilatérale. Nous avons toutefois fait une proposition durant la procédure de consultation sur le projet d’application de l’initiative du 9 février – et nous étions unanimes: il faudrait prévoir une clause de sauvegarde pour protéger le marché du travail contre la concurrence déloyale dans un régime de libre circulation des personnes. Cette clause de sauvegarde devrait pouvoir s’appliquer au niveau régional, étant donné que nous n’avons pas un marché du travail national, mais des réalités régionales fort diverses. L’Union européenne connait des clauses de transition et des clauses de sauvegarde: ce sont des mécanismes qui permettent de tenir compte du fait que des grandes différences économiques subsistent en dépit du marché unique.

Le Conseil d’Etat est-il en mesure de régler le problème seul ou a-t-il besoin d’un soutien des autorités fédérales?

C’est bien clair, nous avons besoin de bases légales et ce sont surtout des bases légales fédérales. Nous avons également demandé davantage d’attention de la Confédération à l’égard du Tessin parce que notre situation est particulière. Cela impliquerait des instruments spécifiques pour faire face au contexte unique du Tessin en Suisse: c’est la seule région du pays qui s’imbrique directement dans une grande métropole européenne. Avec plus de 60.000 travailleurs frontaliers italiens, si l’on considère que le Tessin est une grande entreprise, alors c’est l’employeur privé le plus important d’Italie! Cela donne quand même la dimension du problème qui se pose à notre marché du travail: un travailleur sur quatre est frontalier et un travailleur sur deux est étranger.

Pourquoi la pression sur les prix, selon vous, est beaucoup plus forte dans votre canton qu’ailleurs?

J’oserai affirmer que nulle part ailleurs en Europe nous avons des différences économiques sur la frontière aussi grandes comme le long de la frontière italo-suisse: un repas à Lugano coute deux à trois fois ce qu’il couterait à Como ou à Varese.

Les montants des sanctions infligées aux entreprises pratiquant le dumping salarial sont plutôt faibles. Le gouvernement ne devrait-il pas proposer de changer cela?

C’est mieux de mettre en place des mesures préventives que des mesures répressives. Il faudrait par exemple introduire une voie préférentielle pour les employés locaux. Et surtout des mesures de protection du marché du travail comme la systématisation des contrats types de travail (une requête que nous avons faite il y a des années à la Confédération). Il faut du temps pour contrôler les entreprises. En plus de cela, certains travailleurs italiens sont très malins. Ils produisent des feuilles de salaire en prétendant qu’ils travaillent à 50% pour 2500 francs alors qu’en vérité ils sont engagés à plein temps. On a aussi vu des cas où des frontaliers déclaraient des salaires de 6000 francs. Mais ils n’avaient été payés qu’une fois en trois mois. Soit 2000 francs par mois. Les Italiens ne sont pas des Européens comme les autres: ils appliquent de façon beaucoup plus souple les règlements de l’Union européenne.

Vous aviez proposé il y a quelques mois de fermer les frontières. Cela règlerait le problème, d’après vous?

Non. Ma proposition était surtout liée à la question de la migration de pays extra-européens. Fermer la frontière permettrait surtout de contrôler les flux migratoires. La moitié des gens qui entrent en Suisse pour présenter une demande d’asile passent par Chiasso. La pression est donc aussi forte dans ce domaine. Heureusement que le système suisse fonctionne bien: la prise en charge est directe et les migrants sont bien répartis entre les cantons.

Les Tessinois ont semble-t-il souvent l’impression d’être ignorés par le Conseil fédéral. Votre proposition visant justement à fermer les frontières n’avait-elle pas pour objectif de sous-entendre que votre canton pourrait prendre son indépendance par rapport à la Confédération?

Non. Je l’ai dit pendant la visite du Conseil fédéral au Tessin en juillet. Les Tessinois ont toujours dit qu’ils sont libres et Suisses. Il y a chez nous un puissant amour de la liberté et une grande loyauté à l’égard de la Suisse. Mais c’est vrai que cela fait plus de 15 ans que le Tessin n’a plus de conseiller fédéral. Dans une situation aussi sensible que la nôtre, le fait que le canton le plus loin – du point de vue culturel et économique – ne soit pas représenté au gouvernement constitue de plus en plus un problème.

Vous espérez avoir un conseiller fédéral tessinois après les élections fédérales de cet automne?

Il faudra voir si la conseillère fédérale Widmer-Schlumpf sera réélue au Conseil fédéral. Cela dépendra du résultat des élections. Et ce seront de toute manière les partis représentés à l’Assemblée fédérale qui prendront cette décision.

A ce stade, qu’est-ce que le Conseil d’Etat envisage pour améliorer la situation du marché de l’emploi?

Nous agissons notamment à travers l’activité de contrôle. Le Département des institutions – dont j’ai la charge – a mis sur pied un projet pour créer une police du travail. Ce qui signifie intensifier la collaboration entre tous les services cantonaux pour augmenter la pression contre le travail au noir et les abus salariaux. Sans oublier une campagne de sensibilisation à l’égard des employeurs.

Ce sont les frontaliers le cœur du problème ou l’absence de mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes, selon vous?

Les deux. Jusqu’à la fin des années 1990, les problèmes du Tessin étaient limités. Les frontaliers étaient habituellement engagés dans des secteurs comme l’hôtellerie, la restauration, les structures hospitalières et de la santé ainsi que la construction et l’industrie à faible valeur ajoutée. Aujourd’hui, le Tessin compte de nombreux frontaliers dans les banques, dans les assurances et dans les cabinets d’avocats. En effet, le nombre de frontaliers travaillant au Tessin a doublé depuis l’introduction de la libre circulation des personnes. C’est donc bien une situation de concurrence avec les travailleurs locaux: une évolution qui a sensibilisé les Tessinois à cette situation.

Comment voyez-vous l’évolution du marché du travail tessinois ces prochains mois?

Je dis toujours que si l’Italie va bien, le Tessin va mieux. Malheureusement l’économie italienne ne donne pas de grands signes de reprise. Si l’on pense qu’environ 200.000 jeunes italiens sont partis ces cinq dernières années à Londres pour y travailler, c’est bien un signal que l’Italie – comme dans les années 1950 et 1960 – est un pays exportateur d’employés. La situation problématique du canton Tessin va donc demeurer la même tant qu’il n’y aura pas eu de mesures concrètes de la part de la Confédération.

http://www.agefi.com/quotidien-agefi/suisse/detail/edition/2015-08-17/article/norman-gobbi-le-president-du-gouvernement-tessinois-estime-que-son-canton-doit-pouvoir-appliquer-des-mesures-extraordinaires-au-marche-de-lemploi-404657.html

Norman Gobbi ad alzo zero su Berna

Norman Gobbi ad alzo zero su Berna

Da CDT.CH l Alla giornata degli ambasciatori al Festival di Locarno il direttore delle Istituzioni ha attaccato il Governo federale

LOCARNO – Il sostegno unanime alla richiesta obbligatoria del casellario giudiziale per il rilascio dei permessi B e G, dichiarato negli scorsi giorni dalla deputazione ticinese a Berna, deve aver dato nuova linfa al fautore Norman Gobbi, sino a quel momento confrontatosi con i molteplici attacchi dall’Italia, come pure con lo scarso appoggio delle autorità elvetiche. E proprio in tal senso, ieri in occasione della giornata degli ambasciatori – svizzeri all’estero e viceversa – al Festival del film Locarno, il presidente del Consiglio di Stato ha sferrato un duro attacco verso Berna, nel quadro della gestione della politica estera, ma non solo.

Un discorso, quello pronunciato alternando quattro lingue (italiano, tedesco, francese e inglese) davanti anche ad alcuni diplomatici dell’Unione europea, volto in primis a tutelare il cantone. Una regione le cui difficoltà, ha rilevato Gobbi, «da anni erano ben visibili nei numeri, ma che sono state valutate a lungo dagli analisti a Berna come variazioni statisticamente poco significative rispetto alla situazione generale». Un riferimento alla delicata situazione del mercato del lavoro ticinese, caratterizzato dall’importante afflusso di manodopera frontaliera, e alla gestione dei migranti in arrivo da sud.

Fenomeni ritenuti dal consigliere di Stato soprattutto cantonticinesi e meno confederati. «Le difficoltà del Ticino – ha ammonito – sono quelle di un territorio che si sente la zona sacrificale della Confederazione; una parte di Paese che il Governo federale sembra aver scelto consapevolmente di abbandonare al proprio destino, mettendola nella condizione di pagare, da sola, il prezzo dell’interesse generale elvetico». Sempre in merito alla libera circolazione delle persone, Gobbi ha dunque voluto ricordare il 9 febbraio 2014 e «quel 68% di cittadini che ha votato sì ai contingenti sull’immigrazione». Una fascia dell’elettorato definita come «solo la punta di un iceberg di malessere: un malessere che se non dovesse essere riconosciuto e affrontato da parte dell’amministrazione e dalla politica federale, non potrà che crescere fino a mettere a rischio la nostra stessa coesione nazionale».

Parole dure sono poi state pronunciate a proposito della citata crisi dei migranti, in continuo arrivo dal Nord Africa. «Cosa pensa il resto della Confederazione, al sicuro e al riparo dietro la catena delle Alpi, della pressione quotidiana sulla nostra frontiera meridionale?» ha interrogato provocatoriamente il direttore delle Istituzioni. Per poi proseguire con una serie di critici quesiti. «I nostri concittadini confederati sanno che dal Ticino ormai passa la linea di tensione fra l’Europa continentale e i disperati che attraversano il Mediterraneo in cerca di una vita migliore? E se lo sanno, perché sembrano indifferenti?».

http://cdt.ch/ticino/politica/136834/norman-gobbi-ad-alzo-zero-su-berna.html

Tessiner Offroader gegen das Ferrari-Land

Da BERNERZEITUNG.CH l Der Tessiner Regierungspräsident Norman Gobbi (Lega dei Ticinesi) verärgert mit seinen Massnahmen gegen italienische Grenzgänger Bundesbern und Rom gleichzeitig. Kein Problem für ihn.

Norman Gobbi (38) ist ein Brocken von einem Mann, mächtig und schwer wie die Felsen über dem Dorf Piotta, wo er mit seiner Frau und den beiden kleinen Kindern lebt. Im Moment ist er in den Ferien – in der Leventina, wie jeder echte Leventinese, im Rustico hoch über dem Talboden.

Auch von dort aus twittert der Tessiner Regierungspräsident täglich, und einmal die Woche steigt er hinunter nach Bellinzona, um Pendenzen zu erledigen. Er sei «ein 4×4 der Politik», sagt der studierte Kommunikationsexperte von sich, geländegängig wie ein Jeep, der selbst offroad in seiner Spur bleibt – besonders dann, wenn er aus dem Ferrari-Land Italien angegriffen wird.

Den verstorbenen Lega-Gründer Giuliano Bignasca hat Norman Gobbi einst begeistert, weil er schon als Teenager Feuer und Flamme war für die populistische Bewegung. Heute, 20 Jahre später, ist Gobbi immer noch der Jungstar der Lega, aber mit staatsmännischem Auftritt. Die derzeit immer unfreundlicheren Attacken aus Rom und Bern lässt er regungslos abprallen.

Im April verfügte Gobbi, dass Grenzgänger, die ihre Bewilligung erneuern, einen Strafregisterauszug sowie einen Beleg über allfällige laufende Verfahren vorlegen müssen. Norditalienische Politiker reagierten postwendend mit tiefer Entrüstung, Gobbi tat das cool als «Sturm im Wasserglas» ab.

«Keinen Millimeter»

Danach kanzelte das eidgenössische Staatssekretariat für Migration Gobbi ab: Es taxierte das Vorgehen des Tessiner Regierungspräsidenten als Verstoss gegen die Regeln der Personenfreizügigkeit mit der EU. Das Tessin weiche «keinen Millimeter» von seiner Position ab, reagierte Gobbi.

«Verstehen nichts»

Letzte Woche musste der Schweizer Botschafter in Rom, Giancarlo Kessler, im italienischen Aussenministerium antraben und sich Italiens Entrüstung über die von Norman Gobbi dekretierte «diskriminierende Behandlung italienischer Staatsbürger» anhören. Während Botschafter Kessler versprach, dem Bundesrat den italienischen Wunsch nach einer raschen Beseitigung des Problems ans Herz zu legen, feuerte Gobbi rhetorisch zurück: «Italienische Politiker verstehen nichts von den Problemen ihrer Landsleute. Sie würden sich besser Gedanken darüber machen, warum jeden Tag mehr als 60000 italienische Grenzgänger ins Tessin zur Arbeit kommen.»

Jetzt, am Telefon, atmet Gobbi erst einmal tief durch. Dann aber redet er sich in seinem sehr tiefen Bass sehr schnell warm. Ihm werde vorgeworfen, mit seinen politischen und administrativen Massnahmen im Grenzgängerdossier bewusst zu provozieren, um die Lega dei Ticinesi für den National- und Ständeratswahlkampf zu positionieren. «Falsch», sagt Gobbi, «ich mache nicht Polemik, ich reagiere auf reale Probleme.»

Man verlange das Vorweisen des Strafregisterauszugs aus sicherheitspolitischen Überlegungen. Beispielsweise, um zu verhindern, dass die organisierte Kriminalität den Grenzgängerkanal dafür nutze, im Tessin Fuss zu fassen. Man müsse dazu wissen, sagt Gobbi, dass heute jedes zweite Delikt, das auf dem Tessiner Finanzplatz aufgedeckt werde, von Italienern an Italienern begangen werde.

Da sei es doch logisch zu versuchen, präventiv etwas dagegen zu unternehmen – zumal es dabei auch um den Schutz der schweizerischen Sozialversicherungen vor unrechtmässigen Bezügen gehe.

Breiter Support im Tessin

Noch vor ein paar Jahren sei das Vorweisen des Strafregisterauszugs die normalste Sache der Welt gewesen, aber im aufgeheizten Klima zwischen Italien und der Schweiz werde das «heute sofort zur diskriminierenden Massnahme hochgekocht».

Es beruhige ihn sehr, sagt Gobbi, dass er mit seinem Vorgehen von vielen Tessinern unterstützt werde – auch von ausserhalb der Lega dei Ticinesi. Das bestärkt ihn, gegenüber Bundesbern nicht von seinem Kurs abzuweichen. Er werde darauf drängen, dass die Tessiner Regierung baldmöglichst erneut mit dem Bundesrat reden könne.

Grösser als Fiat

Die Leiden des Tessins an der Personenfreizügigkeit würden in Bern nach wie vor nicht richtig wahrgenommen. Der Auslöser der wachsenden Grenzgängerzahl sei die anhaltende Krise der italienischen Wirtschaft, hervorgerufen durch die zentralisierte Bürokratie. «Wir müssen nichts tun und haben einen gigantischen Standortvorteil.» 63000 italienische Grenzgänger fahren heute täglich ins Tessin zur Arbeit, damit sei, so Gobbi, «das Tessin inzwischen der grösste italienische Arbeitgeber», grösser etwa als der Fiat-Konzern, zu dem auch Ferrari gehört.

Natürlich habe die Personenfreizügigkeit dem Tessin Wirtschaftswachstum gebracht. Aber diese Sicht sei trügerisch, warnt Gobbi. Das Tessin sauge ungewollt Substanz aus den schwächelnden Nachbarregionen ab, und deshalb sei die wirtschaftliche Situation aus der Sicht vieler Tessinerinnen und Tessiner fragiler als man oft denke: Baue eine Firma im Tessin Stellen ab, würden heute zuerst die Tessiner entlassen, und die Grenzgänger könnten bleiben. Das sei die schmerzhafte Realität des Tessiner Wirtschaftswunders.

Der Leventiner Bergler Gobbi mag nicht mit schriller Lega-Rhetorik einfache Rezepte heraustrompeten. Man müsse ehrlich sein: Nachhaltige Entspannung auf dem Tessiner Arbeitsmarkt brächte nur ein wirtschaftlicher Aufschwung in Italien. Dafür gebe es aber keine sichtbaren Anzeichen. Und deshalb habe er keine andere Wahl, als Bern und Rom gleichzeitig zu ärgern. Jürg Steiner>
(Berner Zeitung)

Erstellt: 10.08.2015, 09:22 Uhr

http://www.bernerzeitung.ch/schweiz/standard/Tessiner-Offroader–gegen-das-FerrariLand/story/30541460

Fra trecento giorni l’era dell’AlpTransit

Fra trecento giorni l’era dell’AlpTransit

Mancano 300 giorni all’apertura di AlpTransit: meno di un anno e la mobilità del nostro cantone subirà un’autentica rivoluzione. La nuova rete di trasporto pubblico porterà con sé difficili sfide e importanti opportunità. Il riposizionamento all’interno della rete urbana elvetica rappresenterà per il Ticino l’occasione per rilanciare la competitività della sua economia a livello nazionale e internazionale, così come la sua immagine; bisogna però ricordare che gli effetti positivi non saranno automatici e richiederanno uno sforzo da parte di tutti. Le distanze all’interno del territorio elvetico e ticinese si ridurranno drasticamente, portando un cambiamento sostanziale non solo nella vita dei ticinesi ma anche di tutti i confederati. Sarà dunque fondamentale farci trovare pronti, anche nel connettere le zone che rischiano di venire emarginate.

Il Ticino dovrà porsi come entità policentrica, abbracciando la visione della «Città-Ticino» presente nel Piano direttore cantonale e portata avanti col Piano cantonale delle aggregazioni. Con l’avvento di AlpTransit la mobilità interna cantonale verrà ridefinita e si dovrà di riflesso procedere pure ad una riforma dei servizi pubblici. Queste evoluzioni richiederanno un cambio di mentalità e un ripensamento del ruolo dei Comuni. In questo contesto, il Piano cantonale delle aggregazioni disegna il Ticino di domani, mirando a rafforzarlo a livello istituzionale e socioeconomico, rispondendo nel contempo alla necessità di reagire concretamente ai cambiamenti in atto a tutti i livelli. Una delle sfide che dovremo affrontare nell’ambito di AlpTransit riguarderà in particolare le regioni periferiche del cantone, che saranno confrontate con il rischio di essere ulteriormente marginalizzate. Per scongiurare questo rischio, in questi anni, insieme con il mio Dipartimento, mi sono adoperato anche per continuare a mantenere i servizi di base dell’Amministrazione in queste regioni. Queste misure devono essere però accompagnate da una politica regionale mirata e concreta: le valli ticinesi hanno ancora diverse frecce al loro arco; occorre quindi adoperarsi al fine di promuovere progetti volti a mantenerle attrattive. Nello specifico, in Leventina – regione particolarmente toccata da AlpTransit – una possibile soluzione per offrire nuovi stimoli e potenziare l’offerta turistica e di svago, potrebbe essere la riqualifica della linea storica della Ferrovia del Gottardo.

Una rete di trasporto efficiente su lunga distanza avrà sicuramente importanti implicazioni economiche per il Ticino: grazie all’intensificazione dei collegamenti con la Svizzera interna e alla riduzione dei tempi di percorrenza necessari per gli spostamenti, il nostro mercato del lavoro, unitamente a quello svizzero, diverrà maggiormente flessibile e competitivo. In questo senso, AlpTransit faciliterà lo sviluppo di importanti e proficue relazioni tra il Ticino e le altre regioni svizzere, grazie alle quali si apriranno nuove e inaspettate opportunità per il Ticino e per le aziende situate sul territorio ticinese. Inoltre, con la successiva apertura del tunnel di base del Monte Ceneri si osserverà un parziale riequilibrio delle forze interne fra il Sotto e il Sopraceneri, essenziale al fine di perseguire una coesione cantonale.

Alptransit è una sfida che il Canton Ticino può e deve vincere. La politica e le istituzioni dovranno svolgere un ruolo importante nel garantire tutte le condizioni quadro che permetteranno di sfruttare al meglio il potenziale dell’alta velocità. Si tratta però di una sfida che, come ho già detto in precedenza, coinvolgerà tutti: istituzioni, settore pubblico e settore privato, ma soprattutto i cittadini, che dovranno contribuire al rilancio del nostro cantone, valorizzandone l’identità e il patrimonio paesaggistico così come storico-culturale, che fanno del Ticino uno dei cantoni più belli di tutta la Svizzera. Grazie all’impegno di tutti, ci faremo trovare pronti!

Norman Gobbi, presidente del Consiglio di Stato

Osco, una festa in dialetto

Osco, una festa in dialetto

Da RSI.CH l Il consigliere di Stato Norman Gobbi in Leventina. “Apertura condizionata a principi ben saldi”, questo è stato l’inizio del messaggio del consigliere di Stato Norman Gobbi nel suo discorso in dialetto tenuto sotto una pioggia battente nella piazza del Municipio di Osco.

Il presidente del Governo ha ribadito, nel suo intervento a braccio, che bisogna portare rispetto a coloro che hanno lavorato prima per rendere la Svizzera, il Ticino e le valli stesse quello che sono. Un rispetto che devono tutti quelli che qui vogliono venire, in un paese che deve spronare i propri cittadini ad anelare a libertà, indipendenza, responsabili del proprio destino.

Per vedere il discorso alla festa di Osco: http://www.rsi.ch/news/ticino-e-grigioni-e-insubria/Osco-una-festa-in-dialetto-5838916.html

La Formula E fa tappa in Governo

La Formula E fa tappa in Governo

Da ticinonews.ch l La città di Lugano domani sarà a Palazzo per chiedere un appoggio istituzionale per la realizzazione del Gran Premio in riva al Ceresio

La Formula E fa tappa in Governo. Domani mattina il Municipio di Lugano incontrerà una delegazione del Consiglio di Stato per presentare nel dettaglio il progetto di un Gran Premio di Formula E in riva al Ceresio.

La città lo ricordiamo è tra le superfavorite per diventare la tappa fissa del campionato mondiale. All’incontro di domani che si terrà a Palazzo delle Orsoline saranno presenti, i consiglieri di Stato Norman Gobbi, Claudio Zali e Christian Vitta, per l’Esecutivo luganese parteciperanno, il sindaco Marco Borradori e il municipale Michele Foletti.

La città cercherà un appoggio istituzionale, per quello che riguarda la questione dei permessi per organizzare la manifestazione. Ma non solo. Lugano chiederà al Consiglio di Stato di sostenere la richiesta formulata dalla città di modificare l’ordinanza di applicazione della Legge federale sulla circolazione stradale che vieta le gare di velocità in Svizzera, introducendo un’eccezione per le vetture elettriche.

Guarda il servizio TG di TeleTicino

http://www.ticinonews.ch/ticino/244025/la-formula-e-fa-tappa-in-governo

Polizie, convenzioni in gestazione

Polizie, convenzioni in gestazione

Prima dell’entrata in vigore della legge sulla collaborazione tra i Corpi locali e la Cantonale – Gobbi: tutti devono contribuire a pagare il costo dal 1. settembre

Sono in via di definizione gli accordi dei Comuni ticinesi in vista della riforma che stabilisce la collaborazione dei singoli Corpi di polizia con la Polizia cantonale. Nella riunione della Conferenza consultiva della sicurezza, indetta quest’oggi dal direttore del Dipartimento delle istituzioni Norman Gobbi (che presiede anche l’organismo in questione), il consigliere di Stato ha ricordato due aspetti essenziali in vista della nuova legge. Primo: “tutti i Comuni che non dispongono di un corpo di polizia comunale strutturato dovranno stipulare un accordo di collaborazione con un Comune che ne è dotato”. Entro il 31 agosto tutte le convenzioni dovranno essere approvate dai singoli Consigli comunali.

Inoltre, ha proseguito Gobbi passando in rassegna le situazioni dei diversi Enti locali, “tutti i Comuni, anche quelli che non riusciranno a formalizzare la propria convenzione entro i termini, dovranno contribuire a finanziare il costo del corpo di polizia comunale strutturato dal primo settembre”. Secondo quando emerso durante la riunione, come si legge in una nota riassuntiva del Dipartimento, entro quella data è ipotizzabile che circa il 70 per cento dei Comuni dovrebbe disporre di una convenzione ratificata dal Governo per le proprie prestazioni di polizia. Solo i Comuni di Balerna, Morbio Inferiore, Novazzano e Vacallo hanno ottenuto per ora una proroga dal Consiglio di Stato. Si procede a passa spedito per completare la riforma in cantiere.

Polizia cantonale:nominati due nuovi Ufficiali

Polizia cantonale:nominati due nuovi Ufficiali

Nell’ambito del progetto «Visione 2019» della Polizia cantonale – che mira ad accrescere la sicurezza dei cittadini attraverso l’adeguamento degli effettivi, la pianificazione logistica e l’ammodernamento dei sistemi informatici – il Consiglio di Stato ha nominato due nuovi Ufficiali di polizia. La loro entrata in funzione è prevista per il 1. agosto 2015.

Antonio Ciocco dirigerà il III° Reparto di Gendarmeria del Bellinzonese con il grado di tenente. Classe 1965, Ciocco è entrato a far parte del Corpo di Polizia nel 1989. Durante la sua carriera ha lavorato nei ranghi della Gendarmeria e dei Gruppi speciali. Dal 1998 è entrato a far parte della Polizia giudiziaria. Attualmente opera come responsabile del Commissariato di Bellinzona con il grado di commissario capo. Parallelamente è responsabile del gruppo Negoziati. Nella sua nuova funzione sarà chiamato a dirigere il Reparto che comprende i posti di principali di Camorino, di Bellinzona e di Biasca, al quale è pure subordinata la responsabilità del Polo di polizia comunale per le Tre Valli.

Alberto Marietta sarà invece a capo del Reparto Giudiziario 3 della Polizia cantonale con il grado di tenente. Marietta, classe 1971, è entrato a far parte del Corpo di Polizia nel 1996. Sino al 2003 attivo nei ranghi della Gendarmeria, anno in cui è entrato a far parte della Polizia Giudiziaria. Attualmente opera come responsabile della Sezione Ricerche e Controlli con il grado di commissario capo. Nella sua nuova funzione sarà chiamato a dirigere il Reparto che comprende i Commissariati di Bellinzona e Locarno, la Sezione Ricerche e Controlli e la Sezione Gestione Informazioni.

Aggregazione dei Comuni di Cresciano,Iragna,Lodrino ed Osogna: approvato lo studio e fissata la data della votazione consultiva

Aggregazione dei Comuni di Cresciano,Iragna,Lodrino ed Osogna: approvato lo studio e fissata la data della votazione consultiva

Il Consiglio di Stato, nella sua seduta odierna, ha accolto la proposta della Commissione di studio per l’aggregazione dei Comuni di Cresciano, Iragna, Lodrino ed Osogna in un nuovo comune denominato “Riviera”. Nel contempo il Governo ha pure autorizzato il Dipartimento delle istituzioni a redigere e a trasmettere il rapporto alla popolazione in modo che la stessa abbia la possibilità di esprimersi in votazione consultiva il prossimo 18 ottobre 2015 contemporaneamente alla consultazione prevista per i 17 Comuni del Bellinzonese.

Per favorire la nascita del nuovo Comune, il Consiglio di Stato ha confermato misure di sostegno per un importo complessivo di 3,8 milioni di franchi così suddivisi:

  • 1,8 milioni di franchi come contributo per il finanziamento di investimenti comunali;
  • 1,0 milioni di franchi allo scopo di neutralizzare la situazione di eccedenza passiva di Iragna;
  • 1,0 milioni di franchi come contributo per la realizzazione del Centro scolastico polifunzionale previsto dall’attuale Comune di Cresciano.

Dopo l’aggregazione il nuovo Comune di Riviera avrà un territorio di 8’617 ettari con una popolazione di oltre 4’000 abitanti. Finanziariamente si prospetta una situazione di partenza sostanzialmente sana, con un moltiplicatore d’imposta pari al 95%, un autofinanziamento di 1,8 milioni di franchi, un capitale proprio di 3,8 milioni di franchi e un debito pro capite di 3’275.– franchi.

Questo progetto rappresenta un primo fondamentale passo nella giusta direzione per il rafforzamento istituzionale della Valle Riviera.

In base all’esito della votazione consultiva e alla crescita in giudicato della decisione del Gran Consiglio, l’entrata in funzione del nuovo Comune potrebbe avvenire nella primavera del 2017.