Incontro fra il Consiglio di Stato e la Consigliera federale Eveline Widmer-Schlumpf

Incontro fra il Consiglio di Stato e la Consigliera federale Eveline Widmer-Schlumpf

Il Consiglio di Stato ha ricevuto oggi a Bellinzona la Consigliera federale Eveline Widmer-Schlumpf, direttrice del Dipartimento federale delle finanze, accompagnata da Jacques de Watteville, Segretario di Stato per le questioni finanziarie internazionali, e Mario Gattiker, Segretario di Stato della migrazione per il Dipartimento federale di Giustizia e Polizia.

Le parti si sono reciprocamente aggiornate in vista della sottoscrizione del negoziato tra Svizzera e Italia sulla fiscalità dei lavoratori frontalieri, che – come previsto dalla Roadmap firmata dai due Paesi il 23 febbraio scorso a Milano – sostituirà quello del 1974. La Consigliera federale ha illustrato lo stato dei lavori e sono state discusse alcune questioni ancora aperte.
Le parti si sono dette unanimi sulla necessità di ottenere un risultato equilibrato, che veda distribuiti equamente su entrambi i lati della frontiera i benefici finanziari e permetta di migliorare le condizioni di riferimento per l’economia e il mercato del lavoro, come sempre auspicato dal Consiglio di Stato. Un giudizio finale sull’accordo potrà comunque essere espresso solo una volta conclusi i negoziati.

Durante l’incontro sono inoltre state discusse alcune altre questioni considerate prioritarie e sulle quali, al momento, sono impegnate le autorità federali:

  • Fiscalità – Imposizione corretta delle prestazioni transfrontaliere di servizi; 
  • Sicurezza – Casellario giudiziale, cooperazione tra servizi di immigrazione e Polizia; 
  • Dogane – Corpo guardie di confine e cooperazione con la Polizia cantonale.

L’appuntamento odierno si inserisce nella serie di incontri fra la direttrice del DFF e i rappresentanti delle autorità ticinesi, iniziata con l’avvio dei negoziati fiscali con l’Italia nel 2012. Le parti hanno convenuto di organizzare una nuova riunione alla conclusione delle trattative, durante la fase di valutazione del risultato negoziale.

Chiasso, task force migranti

Chiasso, task force migranti

Da RSI.CH l La Confederazione mette in piedi un gruppo di lavoro per combattere le bande internazionali

La Confederazione vuole istituire una Task-Force per combattere le bande internazionali che indirizzano e trasportano i migranti verso l’Europa. L’obiettivo è fermare, arrestare e condannare i passatori. Il primo gruppo di lavoro sarà operativo nei prossimi giorni a Chiasso.

Lo ha dichiarato oggi, venerdì, Olivier Pecorini, vicedirettore dell’Ufficio federale di polizia, ai microfoni della Radio svizzerotedesca SRF. Il gruppo sarà composto da guardie di confine, agenti della polizia cantonale e federale, oltre che da rappresentanti delle autorità giudiziarie.

La Svizzera è per molti profughi un importante paese di transito, ma anche di destinazione. Le vie principali utilizzate dai migranti sono due: dall’Italia attraverso il Ticino verso la Germania via Basilea, l’altra sempre dall’Italia via Sempione verso la Francia.

ATS

«La situation au Tessin est critique»

«La situation au Tessin est critique»

Da AGEFI.COM l Norman Gobbi. Le président du gouvernement tessinois estime que son canton doit pouvoir appliquer des mesures extraordinaires au marché de l’emploi. Interview: Grégoire Barbey

Plusieurs partis ont récemment émis des propositions pour améliorer la situation du marché de l’emploi tessinois dans le cadre des élections fédérales du 18 octobre (L’Agefi du 5 août). Le vote massif des Tessinois en faveur de l’initiative sur l’immigration l’an dernier a également envoyé un message très clair au reste de la Suisse quant aux difficultés de la région à faire face à la libre circulation des personnes. L’Agefi a rencontré Norman Gobbi, actuel président du Conseil d’Etat tessinois, afin d’évoquer les raisons qui font que son canton peine à contrôler son marché du travail.

Comment qualifieriez-vous la situation de l’emploi au Tessin?

Pas dramatique mais critique. Si on regarde les chiffres officiels du taux de chômage, c’est vrai que le Tessin n’est pas le canton avec la situation la plus difficile à ce niveau. Mais si l’on compte non seulement les personnes au chômage mais aussi celles à l’aide sociale parce qu’elles n’ont plus droit à l’assurance chômage, ce taux augmente. L’aide sociale est d’ailleurs l’un des problèmes financiers le plus important pour les communes tessinoises. A Lugano, le nombre de bénéficiaires de l’aide sociale est pratiquement le double de la moyenne cantonale. La ville environ 30% à 40% des personnes à l’aide sociale du Tessin, alors qu’elle ne compte qu’environ 20% des résidents du canton.

Quels sont selon vous les principaux problèmes liés à la libre circulation des personnes?

Ces dernières années, le canton du Tessin a été le champion suisse en matière d’introduction des contrats-types de travail. C’est bien la preuve que le malaise et surtout les abus dans le marché du travail sont bien présents. L’introduction d’un contrat type de travail dans un secteur économique n’intervient qu’après de longues inspections et vérifications donnant des données très claires quant aux abus salariaux dans certaines branches. Le Tessin a notamment dû introduire ces contrats types de travail pour les employés de commerce des cabinets d’avocats et les informaticiens. On compte actuellement 14 secteurs économiques au Tessin concernées par des contrats types de travail. La concurrence déloyale est très présente dans la région. Prenons un exemple: un jeune ingénieur qui sort de l’école polytechnique fédérale pourra attendre un salaire d’au moins 5000 à 6000 francs. Le même qui s’est formé à Milan ne pourra guère compter sur plus de 1200 euros en Italie. Et pourtant la formation délivrée à Milan est aussi de qualité. Il s’agit donc bien d’une concurrence déloyale. Les attentes salariales des licenciés universitaires italiens sont moins élevées par rapport à celles des Suisses, de même par rapport aux employés de commerce suisse. C’est à cause de telles situations que nous avons dû introduire autant de contrats types de travail.

Pensez-vous que le Conseil fédéral doit faire le nécessaire pour préserver la libre circulation des personnes ou au contraire doit-il la dénoncer?

Le peuple tessinois a toujours voté contre les bilatérales et leur extension. Avec le 9 février 2014, ce signal était clairement contre la libre circulation comme nous la connaissons aujourd’hui.

Mais quelle est la position du Conseil d’Etat tessinois sur la question?

La mienne est bien claire contre la libre circulation, mais la majorité du Conseil d’Etat veut bien maintenir la voie bilatérale. Nous avons toutefois fait une proposition durant la procédure de consultation sur le projet d’application de l’initiative du 9 février – et nous étions unanimes: il faudrait prévoir une clause de sauvegarde pour protéger le marché du travail contre la concurrence déloyale dans un régime de libre circulation des personnes. Cette clause de sauvegarde devrait pouvoir s’appliquer au niveau régional, étant donné que nous n’avons pas un marché du travail national, mais des réalités régionales fort diverses. L’Union européenne connait des clauses de transition et des clauses de sauvegarde: ce sont des mécanismes qui permettent de tenir compte du fait que des grandes différences économiques subsistent en dépit du marché unique.

Le Conseil d’Etat est-il en mesure de régler le problème seul ou a-t-il besoin d’un soutien des autorités fédérales?

C’est bien clair, nous avons besoin de bases légales et ce sont surtout des bases légales fédérales. Nous avons également demandé davantage d’attention de la Confédération à l’égard du Tessin parce que notre situation est particulière. Cela impliquerait des instruments spécifiques pour faire face au contexte unique du Tessin en Suisse: c’est la seule région du pays qui s’imbrique directement dans une grande métropole européenne. Avec plus de 60.000 travailleurs frontaliers italiens, si l’on considère que le Tessin est une grande entreprise, alors c’est l’employeur privé le plus important d’Italie! Cela donne quand même la dimension du problème qui se pose à notre marché du travail: un travailleur sur quatre est frontalier et un travailleur sur deux est étranger.

Pourquoi la pression sur les prix, selon vous, est beaucoup plus forte dans votre canton qu’ailleurs?

J’oserai affirmer que nulle part ailleurs en Europe nous avons des différences économiques sur la frontière aussi grandes comme le long de la frontière italo-suisse: un repas à Lugano coute deux à trois fois ce qu’il couterait à Como ou à Varese.

Les montants des sanctions infligées aux entreprises pratiquant le dumping salarial sont plutôt faibles. Le gouvernement ne devrait-il pas proposer de changer cela?

C’est mieux de mettre en place des mesures préventives que des mesures répressives. Il faudrait par exemple introduire une voie préférentielle pour les employés locaux. Et surtout des mesures de protection du marché du travail comme la systématisation des contrats types de travail (une requête que nous avons faite il y a des années à la Confédération). Il faut du temps pour contrôler les entreprises. En plus de cela, certains travailleurs italiens sont très malins. Ils produisent des feuilles de salaire en prétendant qu’ils travaillent à 50% pour 2500 francs alors qu’en vérité ils sont engagés à plein temps. On a aussi vu des cas où des frontaliers déclaraient des salaires de 6000 francs. Mais ils n’avaient été payés qu’une fois en trois mois. Soit 2000 francs par mois. Les Italiens ne sont pas des Européens comme les autres: ils appliquent de façon beaucoup plus souple les règlements de l’Union européenne.

Vous aviez proposé il y a quelques mois de fermer les frontières. Cela règlerait le problème, d’après vous?

Non. Ma proposition était surtout liée à la question de la migration de pays extra-européens. Fermer la frontière permettrait surtout de contrôler les flux migratoires. La moitié des gens qui entrent en Suisse pour présenter une demande d’asile passent par Chiasso. La pression est donc aussi forte dans ce domaine. Heureusement que le système suisse fonctionne bien: la prise en charge est directe et les migrants sont bien répartis entre les cantons.

Les Tessinois ont semble-t-il souvent l’impression d’être ignorés par le Conseil fédéral. Votre proposition visant justement à fermer les frontières n’avait-elle pas pour objectif de sous-entendre que votre canton pourrait prendre son indépendance par rapport à la Confédération?

Non. Je l’ai dit pendant la visite du Conseil fédéral au Tessin en juillet. Les Tessinois ont toujours dit qu’ils sont libres et Suisses. Il y a chez nous un puissant amour de la liberté et une grande loyauté à l’égard de la Suisse. Mais c’est vrai que cela fait plus de 15 ans que le Tessin n’a plus de conseiller fédéral. Dans une situation aussi sensible que la nôtre, le fait que le canton le plus loin – du point de vue culturel et économique – ne soit pas représenté au gouvernement constitue de plus en plus un problème.

Vous espérez avoir un conseiller fédéral tessinois après les élections fédérales de cet automne?

Il faudra voir si la conseillère fédérale Widmer-Schlumpf sera réélue au Conseil fédéral. Cela dépendra du résultat des élections. Et ce seront de toute manière les partis représentés à l’Assemblée fédérale qui prendront cette décision.

A ce stade, qu’est-ce que le Conseil d’Etat envisage pour améliorer la situation du marché de l’emploi?

Nous agissons notamment à travers l’activité de contrôle. Le Département des institutions – dont j’ai la charge – a mis sur pied un projet pour créer une police du travail. Ce qui signifie intensifier la collaboration entre tous les services cantonaux pour augmenter la pression contre le travail au noir et les abus salariaux. Sans oublier une campagne de sensibilisation à l’égard des employeurs.

Ce sont les frontaliers le cœur du problème ou l’absence de mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes, selon vous?

Les deux. Jusqu’à la fin des années 1990, les problèmes du Tessin étaient limités. Les frontaliers étaient habituellement engagés dans des secteurs comme l’hôtellerie, la restauration, les structures hospitalières et de la santé ainsi que la construction et l’industrie à faible valeur ajoutée. Aujourd’hui, le Tessin compte de nombreux frontaliers dans les banques, dans les assurances et dans les cabinets d’avocats. En effet, le nombre de frontaliers travaillant au Tessin a doublé depuis l’introduction de la libre circulation des personnes. C’est donc bien une situation de concurrence avec les travailleurs locaux: une évolution qui a sensibilisé les Tessinois à cette situation.

Comment voyez-vous l’évolution du marché du travail tessinois ces prochains mois?

Je dis toujours que si l’Italie va bien, le Tessin va mieux. Malheureusement l’économie italienne ne donne pas de grands signes de reprise. Si l’on pense qu’environ 200.000 jeunes italiens sont partis ces cinq dernières années à Londres pour y travailler, c’est bien un signal que l’Italie – comme dans les années 1950 et 1960 – est un pays exportateur d’employés. La situation problématique du canton Tessin va donc demeurer la même tant qu’il n’y aura pas eu de mesures concrètes de la part de la Confédération.

http://www.agefi.com/quotidien-agefi/suisse/detail/edition/2015-08-17/article/norman-gobbi-le-president-du-gouvernement-tessinois-estime-que-son-canton-doit-pouvoir-appliquer-des-mesures-extraordinaires-au-marche-de-lemploi-404657.html

Tessiner Offroader gegen das Ferrari-Land

Da BERNERZEITUNG.CH l Der Tessiner Regierungspräsident Norman Gobbi (Lega dei Ticinesi) verärgert mit seinen Massnahmen gegen italienische Grenzgänger Bundesbern und Rom gleichzeitig. Kein Problem für ihn.

Norman Gobbi (38) ist ein Brocken von einem Mann, mächtig und schwer wie die Felsen über dem Dorf Piotta, wo er mit seiner Frau und den beiden kleinen Kindern lebt. Im Moment ist er in den Ferien – in der Leventina, wie jeder echte Leventinese, im Rustico hoch über dem Talboden.

Auch von dort aus twittert der Tessiner Regierungspräsident täglich, und einmal die Woche steigt er hinunter nach Bellinzona, um Pendenzen zu erledigen. Er sei «ein 4×4 der Politik», sagt der studierte Kommunikationsexperte von sich, geländegängig wie ein Jeep, der selbst offroad in seiner Spur bleibt – besonders dann, wenn er aus dem Ferrari-Land Italien angegriffen wird.

Den verstorbenen Lega-Gründer Giuliano Bignasca hat Norman Gobbi einst begeistert, weil er schon als Teenager Feuer und Flamme war für die populistische Bewegung. Heute, 20 Jahre später, ist Gobbi immer noch der Jungstar der Lega, aber mit staatsmännischem Auftritt. Die derzeit immer unfreundlicheren Attacken aus Rom und Bern lässt er regungslos abprallen.

Im April verfügte Gobbi, dass Grenzgänger, die ihre Bewilligung erneuern, einen Strafregisterauszug sowie einen Beleg über allfällige laufende Verfahren vorlegen müssen. Norditalienische Politiker reagierten postwendend mit tiefer Entrüstung, Gobbi tat das cool als «Sturm im Wasserglas» ab.

«Keinen Millimeter»

Danach kanzelte das eidgenössische Staatssekretariat für Migration Gobbi ab: Es taxierte das Vorgehen des Tessiner Regierungspräsidenten als Verstoss gegen die Regeln der Personenfreizügigkeit mit der EU. Das Tessin weiche «keinen Millimeter» von seiner Position ab, reagierte Gobbi.

«Verstehen nichts»

Letzte Woche musste der Schweizer Botschafter in Rom, Giancarlo Kessler, im italienischen Aussenministerium antraben und sich Italiens Entrüstung über die von Norman Gobbi dekretierte «diskriminierende Behandlung italienischer Staatsbürger» anhören. Während Botschafter Kessler versprach, dem Bundesrat den italienischen Wunsch nach einer raschen Beseitigung des Problems ans Herz zu legen, feuerte Gobbi rhetorisch zurück: «Italienische Politiker verstehen nichts von den Problemen ihrer Landsleute. Sie würden sich besser Gedanken darüber machen, warum jeden Tag mehr als 60000 italienische Grenzgänger ins Tessin zur Arbeit kommen.»

Jetzt, am Telefon, atmet Gobbi erst einmal tief durch. Dann aber redet er sich in seinem sehr tiefen Bass sehr schnell warm. Ihm werde vorgeworfen, mit seinen politischen und administrativen Massnahmen im Grenzgängerdossier bewusst zu provozieren, um die Lega dei Ticinesi für den National- und Ständeratswahlkampf zu positionieren. «Falsch», sagt Gobbi, «ich mache nicht Polemik, ich reagiere auf reale Probleme.»

Man verlange das Vorweisen des Strafregisterauszugs aus sicherheitspolitischen Überlegungen. Beispielsweise, um zu verhindern, dass die organisierte Kriminalität den Grenzgängerkanal dafür nutze, im Tessin Fuss zu fassen. Man müsse dazu wissen, sagt Gobbi, dass heute jedes zweite Delikt, das auf dem Tessiner Finanzplatz aufgedeckt werde, von Italienern an Italienern begangen werde.

Da sei es doch logisch zu versuchen, präventiv etwas dagegen zu unternehmen – zumal es dabei auch um den Schutz der schweizerischen Sozialversicherungen vor unrechtmässigen Bezügen gehe.

Breiter Support im Tessin

Noch vor ein paar Jahren sei das Vorweisen des Strafregisterauszugs die normalste Sache der Welt gewesen, aber im aufgeheizten Klima zwischen Italien und der Schweiz werde das «heute sofort zur diskriminierenden Massnahme hochgekocht».

Es beruhige ihn sehr, sagt Gobbi, dass er mit seinem Vorgehen von vielen Tessinern unterstützt werde – auch von ausserhalb der Lega dei Ticinesi. Das bestärkt ihn, gegenüber Bundesbern nicht von seinem Kurs abzuweichen. Er werde darauf drängen, dass die Tessiner Regierung baldmöglichst erneut mit dem Bundesrat reden könne.

Grösser als Fiat

Die Leiden des Tessins an der Personenfreizügigkeit würden in Bern nach wie vor nicht richtig wahrgenommen. Der Auslöser der wachsenden Grenzgängerzahl sei die anhaltende Krise der italienischen Wirtschaft, hervorgerufen durch die zentralisierte Bürokratie. «Wir müssen nichts tun und haben einen gigantischen Standortvorteil.» 63000 italienische Grenzgänger fahren heute täglich ins Tessin zur Arbeit, damit sei, so Gobbi, «das Tessin inzwischen der grösste italienische Arbeitgeber», grösser etwa als der Fiat-Konzern, zu dem auch Ferrari gehört.

Natürlich habe die Personenfreizügigkeit dem Tessin Wirtschaftswachstum gebracht. Aber diese Sicht sei trügerisch, warnt Gobbi. Das Tessin sauge ungewollt Substanz aus den schwächelnden Nachbarregionen ab, und deshalb sei die wirtschaftliche Situation aus der Sicht vieler Tessinerinnen und Tessiner fragiler als man oft denke: Baue eine Firma im Tessin Stellen ab, würden heute zuerst die Tessiner entlassen, und die Grenzgänger könnten bleiben. Das sei die schmerzhafte Realität des Tessiner Wirtschaftswunders.

Der Leventiner Bergler Gobbi mag nicht mit schriller Lega-Rhetorik einfache Rezepte heraustrompeten. Man müsse ehrlich sein: Nachhaltige Entspannung auf dem Tessiner Arbeitsmarkt brächte nur ein wirtschaftlicher Aufschwung in Italien. Dafür gebe es aber keine sichtbaren Anzeichen. Und deshalb habe er keine andere Wahl, als Bern und Rom gleichzeitig zu ärgern. Jürg Steiner>
(Berner Zeitung)

Erstellt: 10.08.2015, 09:22 Uhr

http://www.bernerzeitung.ch/schweiz/standard/Tessiner-Offroader–gegen-das-FerrariLand/story/30541460

Tessiner Hilferuf als Stimmenfänger

Tessiner Hilferuf als Stimmenfänger

Da NZZ.CH l Zum grossen Ärger Italiens müssen Grenzgänger im Tessin seit April Auszüge aus dem Strafregister vorweisen. So setzt Lega-Staatsrat Gobbi ein typisches Malaise geschickt in Szene – auch mit Blick auf die nationalen Wahlen.

«Avviso» (Hinweis) steht mit augenfällig roter Schrift auf der Internet-Seite der Tessiner Einwohnerkontrolle. Alle Ausländer, die eine Aufenthaltsbewilligung B oder G erhalten oder erneuern wollen, müssen seit April mehr Aufwand betreiben. Sie haben einen Auszug aus dem Strafregister ihres Landes in Kombination mit einem Beleg über laufende Verfahren vorzulegen; beide Papiere dürfen höchstens drei Monate alt sein. «B» steht für eine zunächst befristete Aufenthaltsbewilligung für Ausländer, die länger in der Schweiz bleiben wollen, «G» steht für Grenzgänger. In beiden Fällen sind vor allem Italiener betroffen – insbesondere die «Frontalieri», da über 60 000 von ihnen täglich zur Arbeit ins Tessin strömen.

Die Verschärfung verfügte in eigener Kompetenz der Chef des Tessiner Justiz- und Polizeidepartements Norman Gobbi. Der beliebte Exponent der Lega dei Ticinesi begründete dies mit dem Missbrauch des freien Personenverkehrs. Gobbi erwähnte unter anderem einen der Mafia nahestehenden italienischen Arbeiter sowie einen vorbestraften B-Aufenthalter, der an einem Raubüberfall teilgenommen haben soll. Damit stellte der Tessiner Magistrat einen Zusammenhang her mit der seit langem bestehenden Angst vor Kriminaltourismus aus Italien, aber auch mit der Masseneinwanderungsinitiative. Ausserdem müssen die Grenzgänger mehr Quellensteuer bezahlen: Letztes Jahr hatte der Tessiner Grosse Rat entschieden, den betreffenden Steuerfuss auf Gemeindeebene von 78 auf 100 Prozent zu erhöhen, um Mehreinnahmen von jährlich 20 Millionen zu generieren.

Italien reagiert verstimmt
Kein Wunder gibt es zwischen dem Tessin und Italien wieder laute Misstöne. Rom lud den Schweizer Botschafter vor, und die beiden Exponenten der lombardischen Lega Nord, Roberto Maroni und Lara Comi, zeigten sich hoch erbost: Beide stammen aus dem Grenzgebiet zur Schweiz und zählen viele Grenzgänger zu ihren Wählern. Italien wirft der Schweiz vor, dass der Kanton Tessin Bestimmungen zur Personenfreizügigkeit missachte und die Grenzgänger gängle. Daher strengt Rom bei der EU-Kommission ein Verfahren gegen die Schweiz an. Als Präsident der Region Lombardei erinnerte Maroni das Tessin an dessen starke Abhängigkeit von den Frontalieri, und EU-Parlamentarierin Comi drohte als ultima ratio mit einem Gang vor den Europäischen Gerichtshof.

Vor allem Letzteres bleibt aus juristischer Sicht bloss heisse Luft. Doch der Ärger Italiens zeigt die Sensibilität, mit welcher man jede Änderung bei der Behandlung der Grenzgänger im Tessin reagiert. Dies weiss auch Bern, das seit der Unterzeichnung des Doppelbesteuerungsabkommens mit Italien letzten Februar das Tauwetter zwischen den beiden Staaten weiter fördern will. Das Staatssekretariat für Migration erklärte Gobbis Vorgehen als unvereinbar mit dem europäischen Gemeinschaftsrecht und forderte diesen auf, seine Massnahme rückgängig zu machen. Bundespräsidentin Simonetta Sommaruga betonte Anfang Juli während des Bundesratsausfluges in Bellinzona, eine Konfrontation ergebe keinen Sinn.

Gobbis Antwort hat das Zeug zum Bonmot: Kein Grenzgänger habe bisher Rekurs gegen die systematische «vorläufige Polizeimassnahme» eingereicht. Weiter ermutigt fühlt sich Gobbi laut dem «Corriere del Ticino» durch die Rechtskommission des Kantonsparlaments. Diese erwägt die Empfehlung, einen Vorstoss des Lega-Nationalrats Lorenzo Quadri von 2008 wieder aufzugreifen und nach Bern zu tragen, der Ähnliches verlangte – mit dem Hintergedanken, diesen Punkt in die Verhandlungen mit Brüssel über die Umsetzung der Einwanderungsinitiative einzubringen. Doch das wirkt gar sehr optimistisch, hat doch der Nationalrat im Mai eine Motion Quadris abgelehnt, in welcher der Legist seinen eigenen Vorstoss von 2008 aufgreifen wollte. Dazu kommt, dass 2013 auch die Tessiner FDP eine ähnliche Motion auf Kantonsebene einreichte, die vom Staatsrat und damit auch Gobbi abgewiesen sowie von Bundesbern kritisiert wurde.

Gobbi macht gezielt Druck
Regierungsrat Gobbi gehört zum pragmatischen Flügel der rechtspopulistischen Lega und gilt als umsichtiger Staatsmann. Warum also prescht er heuer auf diese Weise vor? Er gibt dem typischen Tessiner Malaise Ausdruck: Jede vierte Arbeitsstelle im Südkanton wird von einem «billigen und willigen» Grenzgänger besetzt, und die stetig wachsende Zahl der Frontalieri bewirkt immer massiveres Dumping punkto Lohn- und Arbeitsbedingungen – auch für heimische Arbeitskräfte. Dazu gesellen sich der zunehmende Kriminaltourismus aus Italien sowie das Gefühl, Bundesbern stehe den Forderungen des Tessins, dessen spezifische Probleme zu lösen, wieder einmal ablehnend gegenüber. Weil zudem das Tessin am 9. Februar 2014 die Einwanderungsinitiative mit 68,2 Prozent am deutlichsten von allen Kantonen annahm, haben besagte Forderungen seither zugenommen. Es handelt sich um verklausulierte Hilferufe an Bundesbern.

Mit seinem neuesten Hilferuf übt Staatsrat Gobbi aber auch Druck aus, was die konkrete Ausarbeitung des neuen Grenzgängerabkommens betrifft. Dieses ist an das Doppelbesteuerungsabkommen gekoppelt, welches Bern und Rom Ende Februar 2015 unterschrieben, und soll aufgrund einer rigoroseren Besteuerung möglichst viele Frontalieri abschrecken. Für Tessiner Begriffe geht die Ausarbeitung zu schleppend voran. Weil nun die Lega und die Tessiner SVP punkto nationale Wahlen im Herbst eine Listenverbindung eingehen und den Schwerpunkt auf die Umsetzung der Einwanderungsinitiative legen, erscheint Gobbis Vorpreschen als geschickter Schachzug im Wahlkampf. Doch den Hilferuf auch als Stimmenfänger einzusetzen hat indes einen Nachteil: Kaum hat sich dank dem Steuerabkommen die langjährige Verstimmung zwischen Bern und Rom gemildert, erklingen neue Misstöne – die Lega frönt bei internationalen Befindlichkeiten ihrer alten Provokationslust.

Eine erste Bilanz über seine vorläufige Massnahme will Gobbi im Herbst ziehen. Ob vor oder nach dem nationalen Wahlsonntag, bleibt abzuwarten.

http://www.nzz.ch/schweiz/tessiner-hilferuf-als-stimmenfaenger-1.18590207

Firmate la petizione a favore del casellario giudiziale

Firmate la petizione a favore del casellario giudiziale

La Lega dei Ticinesi ha lanciato una petizione a sostegno della misura del Consigliere di Stato Norman Gobbi riguardo la richiesta del casellario giudiziale per tutti gli stranieri che richiedono un permesso di dimora o di lavoro transfrontaliero (permessi B e G). Misura osteggiata da Berna e da Roma, ma ampiamente condivisa dalla popolazione ticinese.

Firmate il formulario pdf e ritornatelo per posta > Scarica il formulario della petizione
Petizione_CasellarioGiudiziale.pdf


 

PETIZIONE A SOSTEGNO DELLA MISURA INTRODOTTA DAL CONSIGLIERE DI STATO NORMAN GOBBI
Obbligo di presentazione dell’estratto del casellario giudiziale e del certificato dei carichi pendenti per il rilascio e il rinnovo dei permessi B (dimora) e G (frontalieri)

Il Consigliere di Stato e Direttore del Dipartimento delle istituzioni Norman Gobbi ha introdotto nel mese di aprile la misura oggetto della presente petizione. Quest’ultima si è resa necessaria dopo diversi episodi gravi verificatisi in Ticino, come ad esempio quello relativo alla rapina di Novazzano dello scorso marzo, dove, tra gli autori, vi erano alcuni stranieri beneficiari di un permesso B. Una misura quindi più che giustificata, che persegue l’obiettivo di evitare che alcune persone malintenzionate approfittino della situazione per entrare nel nostro Paese mettendo a repentaglio la sicurezza di tutti i cittadini.

I sottoscritti cittadini chiedono quindi al Consiglio federale, per il tramite del Consiglio di Stato del Canton Ticino, che la misura introdotta dal Ministro Norman Gobbi relativa alla richiesta dell’estratto del casellario giudiziale e del certificato dei carichi pendenti per il rilascio e il rinnovo dei permessi di dimora B e per lavoratori frontalieri G, venga mantenuta.
I sottoscritti cittadini ritengono la misura più che necessaria per continuare a garantire l’ordine pubblico del Cantone, dato il contesto difficile cui il Ticino è confrontato, e chiedono pertanto che le Autorità federali non si pieghino alle pressioni delle Autorità italiane ed europee, mettendo al centro la sicurezza e il rispetto di tutti i cittadini.


 

Firmate il formulario pdf e ritornatelo per posta > Scarica il formulario della petizione
Petizione_CasellarioGiudiziale.pdf

oppure sottoscrivete la petizione online >
http://www.activism.com/it_IT/petizione/obbligo-di-presentazione-dell-estratto-del-casellario-giudiziale-e-del-certificato-dei-carichi-pendenti-per-il-rilascio-e-il-rinnovo-dei-permessi-b-dimora-e-g-frontalieri/65796

 

Entre Rome et le Tessin, le conflit sur les frontaliers se durcit

Entre Rome et le Tessin, le conflit sur les frontaliers se durcit

Da letemps.ch l Le canton exige un extrait du casier judiciaire des candidats à l’obtention d’un permis B ou G (frontalier). Pour Rome, cette décision est discriminatoire. L’Italie a convoqué l’ambassadeur de Suisse
La tension entre l’Italie et le Tessin est à son paroxysme depuis quelques jours. Pour Rome, la décision de Bellinzone d’exiger un extrait du casier judiciaire des candidats à l’obtention d’un permis B ou G (frontalier) est discriminatoire. Le président du Conseil d’Etat, Norman Gobbi (Lega) – à l’origine de cette demande –, minimise: «Aucune discrimination, une simple mesure de sécurité, qui ne s’adresse pas uniquement aux travailleurs italiens!»

«Deux éléments de discorde ont créé la tension», explique jeudi Norman Gobbi, contacté par Le Temps sur les monts de la Léventine où il passe ses vacances. «Premièrement, l’approbation, le 5 novembre dernier par le Grand Conseil de la hausse du multiplicateur communal des impôts prélevés à la source aux frontaliers, de 78 à 100% – une mesure destinée à combattre le dumping salarial –, et ensuite la demande de l’extrait du casier judiciaire pour toute personne désirant obtenir un permis B ou G.»

Le président du gouvernement tessinois et directeur du Département de la justice précise: «La requête du casier judiciaire ne concerne pas seulement les Italiens mais quiconque fait la demande d’un tel permis de travail. Je l’ai introduite le 2 avril à la suite de graves épisodes de violence, dont une attaque à main armée commise fin mars à Novazzano (sud du canton, ndlr) et dont certains des auteurs se sont avérés être au bénéfice d’un permis B, échu pour l’un d’eux! La mesure a aussi pour but de contrer l’infiltration de membres de la’Ndrangheta notamment [mafia calabraise] au Tessin.»

Norman Gobbi insiste sur un point: «Il va de soi que le canton ne va pas refuser d’octroyer un permis à une personne qui a de petits antécédents pénaux. Preuve en est que le nombre des frontaliers (60 000 au Tessin) n’a pas diminué depuis l’introduction de la mesure, au contraire. La demande d’un extrait du casier judiciaire se fait communément en Suisse, que ce soit pour briguer un emploi ou louer un appartement, et il en va de même en Italie.»

Rome ne l’entend pas de cette oreille: en signe de protestation, l’ambassadeur de Suisse, Giancarlo Kessler, a été convoqué mardi par le secrétaire général de la Farnesina (Ministère des affaires étrangères), Michele Valensise, qui a évoqué une «violation de l’accord sur la libre circulation des personnes de 1999».

Le président du Conseil d’Etat tessinois rétorque: «Pour l’heure, aucun recours n’a été déposé contre notre décision. Notre délégué pour les relations avec l’Italie nous a avertis de la convocation, mais nous n’avons encore reçu aucune prise de position formelle de la part de Rome ou de Berne.» Norman Gobbi est d’avis que «l’Italie a voulu faire pression sur la Suisse. Nous attendons désormais la réaction officielle de la Confédération.»

Stefano Modenini, directeur de l’Association des industries du canton du Tessin (AITI), approuve la mesure cantonale pour des raisons de sécurité territoriale, explique-t-il. Il se demande toutefois si, «juridiquement, il s’agit seulement d’une formalité ou plutôt d’une décision qui viole le principe de la libre circulation des personnes. Aucun de nos associés n’a réagi à cette nouvelle exigence du canton. J’estime personnellement que l’Italie, un pays connu pour ses lourdeurs bureaucratiques aurait pu éviter d’enfler la polémique à ce point.»

La députée de Forza Italia au Parlement européen Lara Comi ne mâche en revanche pas ses mots: «Je soumettrai la question à Bruxelles», a-t-elle dit mercredi dans la presse italienne. «Les décisions du canton du Tessin sur les frontaliers sont inacceptables: le gouvernement doit revenir sur ses pas, il s’agit d’une question de bon sens et de respect de l’accord européen sur la libre circulation des personnes.»

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/2b0e8fba-36eb-11e5-a242-ec54c1dd3068/Entre_Rome_et_le_Tessin_le_conflit_sur_les_frontaliers_se_durcit

Tessin geht beim Grenzgänger-Streit auf Konfrontationskurs

Da SRF.CH l Italienische Grenzgänger müssen einen Strafregisterauszug vorweisen, wenn sie im Tessin arbeiten wollen. Mit dieser Vorgabe werde die Personenfreizügigkeit in Europa missachtet, empören sich italienische Politiker. Sie verlangen, dass Brüssel und Bern eingreifen. Das Tessin zeigt sich unbeeindruckt.

Die Kritik aus Italien lässt den Tessiner Regierungspräsidenten Norman Gobbi (Lega) kalt. Die Regelung mit dem Strafregisterauszug ist sein Wahlkampf-Versprechen und soll das Tessin sicherer machen. Gobbi will sich von niemandem reinreden lassen: «Wir sind der Meinung, dass der Grosse Rat und mein Departement Entscheide gefällt haben, die in unseren Kompetenzen liegen – und nicht in denjenigen von Bern oder Brüssel.»

Regierungspräsident Norman Gobbi bleibt beim Beschluss des Grossen Rats und seinem Departement. Keystone
Auf die Frage, ob das Vorlegen eines Strafregisterauszugs diskriminierend sei, antwortet Gobbi: «Diejenigen, die direkt betroffen sind – also Ausländer, die eine B-Bewilligung und einen Grenzgänger-Ausweis beantragen – haben nie Rekurs eingelegt oder ein Verfahren angestrengt.»

«Wir haben keine Angst vor Italien»

Die Grenzgänger wehren sich nicht gegen die einzigartige Regel im Tessin. Für den Regierungspräsidenten Beweis genug, dass die Regel rechtens ist. In den sozialen Medien findet sie tatsächlich kein Widerhall – umso mehr aber bei italienischen Politikern. Einer von ihnen äusserte sich kürzlich, die 60’000 Grenzgänger, die täglich ins Tessin arbeiten gehen, sollten einfach einen Tag zuhause bleiben. So werde man die Tessiner schon in die Knie zwingen.

Eine Drohung, aber in den Ohren von Regierungspräsident Gobbi reine Polemik: «Wir haben keine Angst. Italien ist bereits in einer finanziellen Notlage. Monatlich belaufen sich die Löhne auf etwa 200 Millionen Euro – dieses Geld haben die Region Lombardei und Italien nicht.»

Auch Bundesbern ist düpiert

Aus Sicht des Lega-Politikers ist klar: Die reiche Schweiz, das verhältnismässig reiche Tessin, sitzt am längeren Hebel, weil hier Arbeitsplätze vorhanden sind, die in Italien fehlen. Gobbi betont, er habe keine Angst. Auch nicht von allfälligen Massnahmen des Bundes. Dieser ist gar nicht erfreut über diese eigenwillige Tessiner Sonderregel.

Im Gegenteil: Sie verletze das Personenfreizügigkeits-Abkommen mit der EU und sollte darum eingestellt werden. «Wir stehen mit Bern im Dialog», sagt Gobbi. Der Regierungspräsident macht aber klar, dass das Tessin nicht klein beigeben wird.

http://www.srf.ch/news/schweiz/tessin-geht-beim-grenzgaenger-streit-auf-konfrontationskurs

“Il Ticino si difenda da solo”

“Il Ticino si difenda da solo”

Da RSI.CH l La raccolta di firme partirà nei prossimi giorni. Rapporti con l’Italia, la Lega lancia una petizione e denuncia: Berna non ha spiegato le nostre ragioni.

La convocazione alla Farnesina dell’ambasciatore svizzero, e soprattutto la mancata difesa della posizione ticinese da parte di quest’ultimo, irritano la Lega dei Ticinesi, che denuncia la “debolezza elvetica nei confronti dell’Italia” e lancia una petizione.

“Invece di scusarsi”, si legge in un comunicato, “Kessler avrebbe dovuto difendere le motivazioni che hanno portato il consigliere di Stato Norman Gobbi ad introdurre l’obbligo di presentazione dell’estratto del casellario giudiziale per gli stranieri che vogliono vivere o lavorare in Ticino.

La raccolta di firme partirà nei prossimi giorni e sarà volta a esprimere sostegno al contestato provvedimento: “il Ticino si deve difendere da solo”, tuona il movimento di Via Monte Boglia.

L’UDC, “Italia inadempiente”: Sulla vicenda ha preso posizione anche l’UDC, a “a bocca aperta” per il passo diplomatico intrapreso da Roma e “interdetta” per l’atteggiamento di Berna, “sempre più in balia delle minacce di uno Stato inadempiente su svariati dossier”.

Frontalieri, l’Italia alza la voce

Frontalieri, l’Italia alza la voce

Da RSI.CH l La Farnesina convoca l’Ambasciatore svizzero: “Profonda insoddisfazione”. Gobbi replica sul casellario: “Finora nessun ricorso”

Il Segretario Generale della Farnesina, Michele Valensise, ha convocato martedì l’Ambasciatore svizzero Giancarlo Kessler per esprimergli la viva preoccupazione italiana per le misure introdotte dalle autorità cantonali ticinesi a carico dei lavoratori frontalieri italiani, in particolare per la richiesta del casellario giudiziale per il rilascio dei permessi di dimora e di lavoro e per il moltiplicatore d’imposta. Lo rende noto la Farnesina.
In una nota, il ministero degli esteri ricorda che “si tratta di misure in violazione dell’accordo europeo sulla libera circolazione delle persone del 1999, palesemente discriminatorie nei confronti di cittadini italiani e in contraddizione con l’eccellente stato delle relazioni bilaterali”. Il Segretario Generale – si aggiunge – “ha chiesto un sollecito, rinnovato impegno delle autorità di Berna per porre termine a una situazione che suscita profonda insoddisfazione in Italia”.

Secondo la Farnesina, “Kessler ha confermato che le autorità federali svizzere considerano tali misure incompatibili con gli obblighi derivanti dall’accordo e ha assicurato che avrebbe tempestivamente informato le sue autorità sul crescente rilievo della questione per l’Italia e sulle aspettative di una sua rapida soluzione”.

“Faccio notare semplicemente due cose”, commenta al sito della RSI il presidente del Governo ticinese Norman Gobbi. “La prima: da quando è stata introdotta la richiesta del casellario nessuno ha mai interposto ricorso. La seconda: l’Italia dovrebbe comunque porsi la domanda sul perché ogni giorno, nonostante tutto, 60’000 lavoratori frontalieri vengono a lavorare in Ticino, e, annualmente, migliaia di italiani scelgono il Ticino come dimora”.

ansa/joe.p.