Il Consiglio di Stato in volo sul Ticino, tra territorio e minacce

Il Consiglio di Stato in volo sul Ticino, tra territorio e minacce

Oggi si è tenuta la tradizionale gita estiva organizzata dal Presidente del Governo. Per l’occasione, il Consigliere di Stato Norman Gobbi ha proposto di unire la gita all’invito giunto dal divisionario Marco Cantieni al Consiglio di Stato per la presentazione dell’esercizio di cooperazione transfrontaliera in caso di catastrofe denominato ODESCALCHI e promosso dalla regione territoriale 3 (di cui il divisionario Cantieni è il comandante), in collaborazione con la Polizia cantonale, e gli altri partner della Protezione della popolazione. La regione territoriale 3 è infatti l’organo di riferimento militare per il Canton Ticino – oltre che Uri, Svitto, Zugo e Grigioni – e si occupa di gestire le prestazioni che l’Esercito può fornire, su richiesta dei cantoni, per gestire, nel miglior modo possibile, i grandi eventi; siano essi pianificati (come il WEF di Davos) o imprevisti (nel caso di calamità naturali).

Oltre all’esercizio ODESCALCHI, che è stato creato proprio per testare questa sinergia, il colonnello SMG Franco Piffaretti, capo del progetto, ha voluto illustrare ai Consiglieri di Stato tutti gli ambiti in cui le formazioni subordinate alla regione territoriale sono pronta a collaborare con gli organi civili del nostro Cantone qualora se ne presentasse il bisogno. In seguito ha portato un esempio pratico, entrando quindi nel merito dell’esercizio sopra citato, introducendo gli ospiti alla situazione critica che richiederà l’intervento dei soccorritori: nella fattispecie un incidente ferroviario a Chiasso darà l’avvio all’esercitazione.

Ospiti del comandante Cantieni che li ha accompagnati insieme al colonnello SMG Piffaretti, il Consiglio di Stato in corpore ha poi compiuto una ricognizione aerea lungo i confini del Cantone, con partenza da Magadino e comprensiva di una sosta a Cadagno per un pranzo conviviale.

Il volo, eseguito su due elicotteri dell’Esercito (per motivi di protocollo e di sicurezza i Consiglieri di Stato non possono volare tutti assieme sullo stesso apparecchio), si è soffermato non solo sulle zone integrate nell’esercitazione ODESCALCHI, ma è stata altresì l’occasione per avere una visione generale delle zone ticinesi più sensibili a pericoli naturali (come i pendii scoscesi che sovrastano l’autostrada A2 nella regione di Airolo, e che sono soggetti a valanghe) o industriali (come la stazione di Chiasso). Questa visione d’insieme è fondamentale per sapere come poter dirigere le operazioni di soccorso in un territorio molto condizionato da fiumi, laghi, monti e valli ed essere così pronti ad affrontare al meglio una possibile situazione di reale emergenza.

«La situation au Tessin est critique»

«La situation au Tessin est critique»

Da AGEFI.COM l Norman Gobbi. Le président du gouvernement tessinois estime que son canton doit pouvoir appliquer des mesures extraordinaires au marché de l’emploi. Interview: Grégoire Barbey

Plusieurs partis ont récemment émis des propositions pour améliorer la situation du marché de l’emploi tessinois dans le cadre des élections fédérales du 18 octobre (L’Agefi du 5 août). Le vote massif des Tessinois en faveur de l’initiative sur l’immigration l’an dernier a également envoyé un message très clair au reste de la Suisse quant aux difficultés de la région à faire face à la libre circulation des personnes. L’Agefi a rencontré Norman Gobbi, actuel président du Conseil d’Etat tessinois, afin d’évoquer les raisons qui font que son canton peine à contrôler son marché du travail.

Comment qualifieriez-vous la situation de l’emploi au Tessin?

Pas dramatique mais critique. Si on regarde les chiffres officiels du taux de chômage, c’est vrai que le Tessin n’est pas le canton avec la situation la plus difficile à ce niveau. Mais si l’on compte non seulement les personnes au chômage mais aussi celles à l’aide sociale parce qu’elles n’ont plus droit à l’assurance chômage, ce taux augmente. L’aide sociale est d’ailleurs l’un des problèmes financiers le plus important pour les communes tessinoises. A Lugano, le nombre de bénéficiaires de l’aide sociale est pratiquement le double de la moyenne cantonale. La ville environ 30% à 40% des personnes à l’aide sociale du Tessin, alors qu’elle ne compte qu’environ 20% des résidents du canton.

Quels sont selon vous les principaux problèmes liés à la libre circulation des personnes?

Ces dernières années, le canton du Tessin a été le champion suisse en matière d’introduction des contrats-types de travail. C’est bien la preuve que le malaise et surtout les abus dans le marché du travail sont bien présents. L’introduction d’un contrat type de travail dans un secteur économique n’intervient qu’après de longues inspections et vérifications donnant des données très claires quant aux abus salariaux dans certaines branches. Le Tessin a notamment dû introduire ces contrats types de travail pour les employés de commerce des cabinets d’avocats et les informaticiens. On compte actuellement 14 secteurs économiques au Tessin concernées par des contrats types de travail. La concurrence déloyale est très présente dans la région. Prenons un exemple: un jeune ingénieur qui sort de l’école polytechnique fédérale pourra attendre un salaire d’au moins 5000 à 6000 francs. Le même qui s’est formé à Milan ne pourra guère compter sur plus de 1200 euros en Italie. Et pourtant la formation délivrée à Milan est aussi de qualité. Il s’agit donc bien d’une concurrence déloyale. Les attentes salariales des licenciés universitaires italiens sont moins élevées par rapport à celles des Suisses, de même par rapport aux employés de commerce suisse. C’est à cause de telles situations que nous avons dû introduire autant de contrats types de travail.

Pensez-vous que le Conseil fédéral doit faire le nécessaire pour préserver la libre circulation des personnes ou au contraire doit-il la dénoncer?

Le peuple tessinois a toujours voté contre les bilatérales et leur extension. Avec le 9 février 2014, ce signal était clairement contre la libre circulation comme nous la connaissons aujourd’hui.

Mais quelle est la position du Conseil d’Etat tessinois sur la question?

La mienne est bien claire contre la libre circulation, mais la majorité du Conseil d’Etat veut bien maintenir la voie bilatérale. Nous avons toutefois fait une proposition durant la procédure de consultation sur le projet d’application de l’initiative du 9 février – et nous étions unanimes: il faudrait prévoir une clause de sauvegarde pour protéger le marché du travail contre la concurrence déloyale dans un régime de libre circulation des personnes. Cette clause de sauvegarde devrait pouvoir s’appliquer au niveau régional, étant donné que nous n’avons pas un marché du travail national, mais des réalités régionales fort diverses. L’Union européenne connait des clauses de transition et des clauses de sauvegarde: ce sont des mécanismes qui permettent de tenir compte du fait que des grandes différences économiques subsistent en dépit du marché unique.

Le Conseil d’Etat est-il en mesure de régler le problème seul ou a-t-il besoin d’un soutien des autorités fédérales?

C’est bien clair, nous avons besoin de bases légales et ce sont surtout des bases légales fédérales. Nous avons également demandé davantage d’attention de la Confédération à l’égard du Tessin parce que notre situation est particulière. Cela impliquerait des instruments spécifiques pour faire face au contexte unique du Tessin en Suisse: c’est la seule région du pays qui s’imbrique directement dans une grande métropole européenne. Avec plus de 60.000 travailleurs frontaliers italiens, si l’on considère que le Tessin est une grande entreprise, alors c’est l’employeur privé le plus important d’Italie! Cela donne quand même la dimension du problème qui se pose à notre marché du travail: un travailleur sur quatre est frontalier et un travailleur sur deux est étranger.

Pourquoi la pression sur les prix, selon vous, est beaucoup plus forte dans votre canton qu’ailleurs?

J’oserai affirmer que nulle part ailleurs en Europe nous avons des différences économiques sur la frontière aussi grandes comme le long de la frontière italo-suisse: un repas à Lugano coute deux à trois fois ce qu’il couterait à Como ou à Varese.

Les montants des sanctions infligées aux entreprises pratiquant le dumping salarial sont plutôt faibles. Le gouvernement ne devrait-il pas proposer de changer cela?

C’est mieux de mettre en place des mesures préventives que des mesures répressives. Il faudrait par exemple introduire une voie préférentielle pour les employés locaux. Et surtout des mesures de protection du marché du travail comme la systématisation des contrats types de travail (une requête que nous avons faite il y a des années à la Confédération). Il faut du temps pour contrôler les entreprises. En plus de cela, certains travailleurs italiens sont très malins. Ils produisent des feuilles de salaire en prétendant qu’ils travaillent à 50% pour 2500 francs alors qu’en vérité ils sont engagés à plein temps. On a aussi vu des cas où des frontaliers déclaraient des salaires de 6000 francs. Mais ils n’avaient été payés qu’une fois en trois mois. Soit 2000 francs par mois. Les Italiens ne sont pas des Européens comme les autres: ils appliquent de façon beaucoup plus souple les règlements de l’Union européenne.

Vous aviez proposé il y a quelques mois de fermer les frontières. Cela règlerait le problème, d’après vous?

Non. Ma proposition était surtout liée à la question de la migration de pays extra-européens. Fermer la frontière permettrait surtout de contrôler les flux migratoires. La moitié des gens qui entrent en Suisse pour présenter une demande d’asile passent par Chiasso. La pression est donc aussi forte dans ce domaine. Heureusement que le système suisse fonctionne bien: la prise en charge est directe et les migrants sont bien répartis entre les cantons.

Les Tessinois ont semble-t-il souvent l’impression d’être ignorés par le Conseil fédéral. Votre proposition visant justement à fermer les frontières n’avait-elle pas pour objectif de sous-entendre que votre canton pourrait prendre son indépendance par rapport à la Confédération?

Non. Je l’ai dit pendant la visite du Conseil fédéral au Tessin en juillet. Les Tessinois ont toujours dit qu’ils sont libres et Suisses. Il y a chez nous un puissant amour de la liberté et une grande loyauté à l’égard de la Suisse. Mais c’est vrai que cela fait plus de 15 ans que le Tessin n’a plus de conseiller fédéral. Dans une situation aussi sensible que la nôtre, le fait que le canton le plus loin – du point de vue culturel et économique – ne soit pas représenté au gouvernement constitue de plus en plus un problème.

Vous espérez avoir un conseiller fédéral tessinois après les élections fédérales de cet automne?

Il faudra voir si la conseillère fédérale Widmer-Schlumpf sera réélue au Conseil fédéral. Cela dépendra du résultat des élections. Et ce seront de toute manière les partis représentés à l’Assemblée fédérale qui prendront cette décision.

A ce stade, qu’est-ce que le Conseil d’Etat envisage pour améliorer la situation du marché de l’emploi?

Nous agissons notamment à travers l’activité de contrôle. Le Département des institutions – dont j’ai la charge – a mis sur pied un projet pour créer une police du travail. Ce qui signifie intensifier la collaboration entre tous les services cantonaux pour augmenter la pression contre le travail au noir et les abus salariaux. Sans oublier une campagne de sensibilisation à l’égard des employeurs.

Ce sont les frontaliers le cœur du problème ou l’absence de mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes, selon vous?

Les deux. Jusqu’à la fin des années 1990, les problèmes du Tessin étaient limités. Les frontaliers étaient habituellement engagés dans des secteurs comme l’hôtellerie, la restauration, les structures hospitalières et de la santé ainsi que la construction et l’industrie à faible valeur ajoutée. Aujourd’hui, le Tessin compte de nombreux frontaliers dans les banques, dans les assurances et dans les cabinets d’avocats. En effet, le nombre de frontaliers travaillant au Tessin a doublé depuis l’introduction de la libre circulation des personnes. C’est donc bien une situation de concurrence avec les travailleurs locaux: une évolution qui a sensibilisé les Tessinois à cette situation.

Comment voyez-vous l’évolution du marché du travail tessinois ces prochains mois?

Je dis toujours que si l’Italie va bien, le Tessin va mieux. Malheureusement l’économie italienne ne donne pas de grands signes de reprise. Si l’on pense qu’environ 200.000 jeunes italiens sont partis ces cinq dernières années à Londres pour y travailler, c’est bien un signal que l’Italie – comme dans les années 1950 et 1960 – est un pays exportateur d’employés. La situation problématique du canton Tessin va donc demeurer la même tant qu’il n’y aura pas eu de mesures concrètes de la part de la Confédération.

http://www.agefi.com/quotidien-agefi/suisse/detail/edition/2015-08-17/article/norman-gobbi-le-president-du-gouvernement-tessinois-estime-que-son-canton-doit-pouvoir-appliquer-des-mesures-extraordinaires-au-marche-de-lemploi-404657.html

Norman Gobbi ad alzo zero su Berna

Norman Gobbi ad alzo zero su Berna

Da CDT.CH l Alla giornata degli ambasciatori al Festival di Locarno il direttore delle Istituzioni ha attaccato il Governo federale

LOCARNO – Il sostegno unanime alla richiesta obbligatoria del casellario giudiziale per il rilascio dei permessi B e G, dichiarato negli scorsi giorni dalla deputazione ticinese a Berna, deve aver dato nuova linfa al fautore Norman Gobbi, sino a quel momento confrontatosi con i molteplici attacchi dall’Italia, come pure con lo scarso appoggio delle autorità elvetiche. E proprio in tal senso, ieri in occasione della giornata degli ambasciatori – svizzeri all’estero e viceversa – al Festival del film Locarno, il presidente del Consiglio di Stato ha sferrato un duro attacco verso Berna, nel quadro della gestione della politica estera, ma non solo.

Un discorso, quello pronunciato alternando quattro lingue (italiano, tedesco, francese e inglese) davanti anche ad alcuni diplomatici dell’Unione europea, volto in primis a tutelare il cantone. Una regione le cui difficoltà, ha rilevato Gobbi, «da anni erano ben visibili nei numeri, ma che sono state valutate a lungo dagli analisti a Berna come variazioni statisticamente poco significative rispetto alla situazione generale». Un riferimento alla delicata situazione del mercato del lavoro ticinese, caratterizzato dall’importante afflusso di manodopera frontaliera, e alla gestione dei migranti in arrivo da sud.

Fenomeni ritenuti dal consigliere di Stato soprattutto cantonticinesi e meno confederati. «Le difficoltà del Ticino – ha ammonito – sono quelle di un territorio che si sente la zona sacrificale della Confederazione; una parte di Paese che il Governo federale sembra aver scelto consapevolmente di abbandonare al proprio destino, mettendola nella condizione di pagare, da sola, il prezzo dell’interesse generale elvetico». Sempre in merito alla libera circolazione delle persone, Gobbi ha dunque voluto ricordare il 9 febbraio 2014 e «quel 68% di cittadini che ha votato sì ai contingenti sull’immigrazione». Una fascia dell’elettorato definita come «solo la punta di un iceberg di malessere: un malessere che se non dovesse essere riconosciuto e affrontato da parte dell’amministrazione e dalla politica federale, non potrà che crescere fino a mettere a rischio la nostra stessa coesione nazionale».

Parole dure sono poi state pronunciate a proposito della citata crisi dei migranti, in continuo arrivo dal Nord Africa. «Cosa pensa il resto della Confederazione, al sicuro e al riparo dietro la catena delle Alpi, della pressione quotidiana sulla nostra frontiera meridionale?» ha interrogato provocatoriamente il direttore delle Istituzioni. Per poi proseguire con una serie di critici quesiti. «I nostri concittadini confederati sanno che dal Ticino ormai passa la linea di tensione fra l’Europa continentale e i disperati che attraversano il Mediterraneo in cerca di una vita migliore? E se lo sanno, perché sembrano indifferenti?».

http://cdt.ch/ticino/politica/136834/norman-gobbi-ad-alzo-zero-su-berna.html

Tessiner Offroader gegen das Ferrari-Land

Da BERNERZEITUNG.CH l Der Tessiner Regierungspräsident Norman Gobbi (Lega dei Ticinesi) verärgert mit seinen Massnahmen gegen italienische Grenzgänger Bundesbern und Rom gleichzeitig. Kein Problem für ihn.

Norman Gobbi (38) ist ein Brocken von einem Mann, mächtig und schwer wie die Felsen über dem Dorf Piotta, wo er mit seiner Frau und den beiden kleinen Kindern lebt. Im Moment ist er in den Ferien – in der Leventina, wie jeder echte Leventinese, im Rustico hoch über dem Talboden.

Auch von dort aus twittert der Tessiner Regierungspräsident täglich, und einmal die Woche steigt er hinunter nach Bellinzona, um Pendenzen zu erledigen. Er sei «ein 4×4 der Politik», sagt der studierte Kommunikationsexperte von sich, geländegängig wie ein Jeep, der selbst offroad in seiner Spur bleibt – besonders dann, wenn er aus dem Ferrari-Land Italien angegriffen wird.

Den verstorbenen Lega-Gründer Giuliano Bignasca hat Norman Gobbi einst begeistert, weil er schon als Teenager Feuer und Flamme war für die populistische Bewegung. Heute, 20 Jahre später, ist Gobbi immer noch der Jungstar der Lega, aber mit staatsmännischem Auftritt. Die derzeit immer unfreundlicheren Attacken aus Rom und Bern lässt er regungslos abprallen.

Im April verfügte Gobbi, dass Grenzgänger, die ihre Bewilligung erneuern, einen Strafregisterauszug sowie einen Beleg über allfällige laufende Verfahren vorlegen müssen. Norditalienische Politiker reagierten postwendend mit tiefer Entrüstung, Gobbi tat das cool als «Sturm im Wasserglas» ab.

«Keinen Millimeter»

Danach kanzelte das eidgenössische Staatssekretariat für Migration Gobbi ab: Es taxierte das Vorgehen des Tessiner Regierungspräsidenten als Verstoss gegen die Regeln der Personenfreizügigkeit mit der EU. Das Tessin weiche «keinen Millimeter» von seiner Position ab, reagierte Gobbi.

«Verstehen nichts»

Letzte Woche musste der Schweizer Botschafter in Rom, Giancarlo Kessler, im italienischen Aussenministerium antraben und sich Italiens Entrüstung über die von Norman Gobbi dekretierte «diskriminierende Behandlung italienischer Staatsbürger» anhören. Während Botschafter Kessler versprach, dem Bundesrat den italienischen Wunsch nach einer raschen Beseitigung des Problems ans Herz zu legen, feuerte Gobbi rhetorisch zurück: «Italienische Politiker verstehen nichts von den Problemen ihrer Landsleute. Sie würden sich besser Gedanken darüber machen, warum jeden Tag mehr als 60000 italienische Grenzgänger ins Tessin zur Arbeit kommen.»

Jetzt, am Telefon, atmet Gobbi erst einmal tief durch. Dann aber redet er sich in seinem sehr tiefen Bass sehr schnell warm. Ihm werde vorgeworfen, mit seinen politischen und administrativen Massnahmen im Grenzgängerdossier bewusst zu provozieren, um die Lega dei Ticinesi für den National- und Ständeratswahlkampf zu positionieren. «Falsch», sagt Gobbi, «ich mache nicht Polemik, ich reagiere auf reale Probleme.»

Man verlange das Vorweisen des Strafregisterauszugs aus sicherheitspolitischen Überlegungen. Beispielsweise, um zu verhindern, dass die organisierte Kriminalität den Grenzgängerkanal dafür nutze, im Tessin Fuss zu fassen. Man müsse dazu wissen, sagt Gobbi, dass heute jedes zweite Delikt, das auf dem Tessiner Finanzplatz aufgedeckt werde, von Italienern an Italienern begangen werde.

Da sei es doch logisch zu versuchen, präventiv etwas dagegen zu unternehmen – zumal es dabei auch um den Schutz der schweizerischen Sozialversicherungen vor unrechtmässigen Bezügen gehe.

Breiter Support im Tessin

Noch vor ein paar Jahren sei das Vorweisen des Strafregisterauszugs die normalste Sache der Welt gewesen, aber im aufgeheizten Klima zwischen Italien und der Schweiz werde das «heute sofort zur diskriminierenden Massnahme hochgekocht».

Es beruhige ihn sehr, sagt Gobbi, dass er mit seinem Vorgehen von vielen Tessinern unterstützt werde – auch von ausserhalb der Lega dei Ticinesi. Das bestärkt ihn, gegenüber Bundesbern nicht von seinem Kurs abzuweichen. Er werde darauf drängen, dass die Tessiner Regierung baldmöglichst erneut mit dem Bundesrat reden könne.

Grösser als Fiat

Die Leiden des Tessins an der Personenfreizügigkeit würden in Bern nach wie vor nicht richtig wahrgenommen. Der Auslöser der wachsenden Grenzgängerzahl sei die anhaltende Krise der italienischen Wirtschaft, hervorgerufen durch die zentralisierte Bürokratie. «Wir müssen nichts tun und haben einen gigantischen Standortvorteil.» 63000 italienische Grenzgänger fahren heute täglich ins Tessin zur Arbeit, damit sei, so Gobbi, «das Tessin inzwischen der grösste italienische Arbeitgeber», grösser etwa als der Fiat-Konzern, zu dem auch Ferrari gehört.

Natürlich habe die Personenfreizügigkeit dem Tessin Wirtschaftswachstum gebracht. Aber diese Sicht sei trügerisch, warnt Gobbi. Das Tessin sauge ungewollt Substanz aus den schwächelnden Nachbarregionen ab, und deshalb sei die wirtschaftliche Situation aus der Sicht vieler Tessinerinnen und Tessiner fragiler als man oft denke: Baue eine Firma im Tessin Stellen ab, würden heute zuerst die Tessiner entlassen, und die Grenzgänger könnten bleiben. Das sei die schmerzhafte Realität des Tessiner Wirtschaftswunders.

Der Leventiner Bergler Gobbi mag nicht mit schriller Lega-Rhetorik einfache Rezepte heraustrompeten. Man müsse ehrlich sein: Nachhaltige Entspannung auf dem Tessiner Arbeitsmarkt brächte nur ein wirtschaftlicher Aufschwung in Italien. Dafür gebe es aber keine sichtbaren Anzeichen. Und deshalb habe er keine andere Wahl, als Bern und Rom gleichzeitig zu ärgern. Jürg Steiner>
(Berner Zeitung)

Erstellt: 10.08.2015, 09:22 Uhr

http://www.bernerzeitung.ch/schweiz/standard/Tessiner-Offroader–gegen-das-FerrariLand/story/30541460

Fra trecento giorni l’era dell’AlpTransit

Fra trecento giorni l’era dell’AlpTransit

Mancano 300 giorni all’apertura di AlpTransit: meno di un anno e la mobilità del nostro cantone subirà un’autentica rivoluzione. La nuova rete di trasporto pubblico porterà con sé difficili sfide e importanti opportunità. Il riposizionamento all’interno della rete urbana elvetica rappresenterà per il Ticino l’occasione per rilanciare la competitività della sua economia a livello nazionale e internazionale, così come la sua immagine; bisogna però ricordare che gli effetti positivi non saranno automatici e richiederanno uno sforzo da parte di tutti. Le distanze all’interno del territorio elvetico e ticinese si ridurranno drasticamente, portando un cambiamento sostanziale non solo nella vita dei ticinesi ma anche di tutti i confederati. Sarà dunque fondamentale farci trovare pronti, anche nel connettere le zone che rischiano di venire emarginate.

Il Ticino dovrà porsi come entità policentrica, abbracciando la visione della «Città-Ticino» presente nel Piano direttore cantonale e portata avanti col Piano cantonale delle aggregazioni. Con l’avvento di AlpTransit la mobilità interna cantonale verrà ridefinita e si dovrà di riflesso procedere pure ad una riforma dei servizi pubblici. Queste evoluzioni richiederanno un cambio di mentalità e un ripensamento del ruolo dei Comuni. In questo contesto, il Piano cantonale delle aggregazioni disegna il Ticino di domani, mirando a rafforzarlo a livello istituzionale e socioeconomico, rispondendo nel contempo alla necessità di reagire concretamente ai cambiamenti in atto a tutti i livelli. Una delle sfide che dovremo affrontare nell’ambito di AlpTransit riguarderà in particolare le regioni periferiche del cantone, che saranno confrontate con il rischio di essere ulteriormente marginalizzate. Per scongiurare questo rischio, in questi anni, insieme con il mio Dipartimento, mi sono adoperato anche per continuare a mantenere i servizi di base dell’Amministrazione in queste regioni. Queste misure devono essere però accompagnate da una politica regionale mirata e concreta: le valli ticinesi hanno ancora diverse frecce al loro arco; occorre quindi adoperarsi al fine di promuovere progetti volti a mantenerle attrattive. Nello specifico, in Leventina – regione particolarmente toccata da AlpTransit – una possibile soluzione per offrire nuovi stimoli e potenziare l’offerta turistica e di svago, potrebbe essere la riqualifica della linea storica della Ferrovia del Gottardo.

Una rete di trasporto efficiente su lunga distanza avrà sicuramente importanti implicazioni economiche per il Ticino: grazie all’intensificazione dei collegamenti con la Svizzera interna e alla riduzione dei tempi di percorrenza necessari per gli spostamenti, il nostro mercato del lavoro, unitamente a quello svizzero, diverrà maggiormente flessibile e competitivo. In questo senso, AlpTransit faciliterà lo sviluppo di importanti e proficue relazioni tra il Ticino e le altre regioni svizzere, grazie alle quali si apriranno nuove e inaspettate opportunità per il Ticino e per le aziende situate sul territorio ticinese. Inoltre, con la successiva apertura del tunnel di base del Monte Ceneri si osserverà un parziale riequilibrio delle forze interne fra il Sotto e il Sopraceneri, essenziale al fine di perseguire una coesione cantonale.

Alptransit è una sfida che il Canton Ticino può e deve vincere. La politica e le istituzioni dovranno svolgere un ruolo importante nel garantire tutte le condizioni quadro che permetteranno di sfruttare al meglio il potenziale dell’alta velocità. Si tratta però di una sfida che, come ho già detto in precedenza, coinvolgerà tutti: istituzioni, settore pubblico e settore privato, ma soprattutto i cittadini, che dovranno contribuire al rilancio del nostro cantone, valorizzandone l’identità e il patrimonio paesaggistico così come storico-culturale, che fanno del Ticino uno dei cantoni più belli di tutta la Svizzera. Grazie all’impegno di tutti, ci faremo trovare pronti!

Norman Gobbi, presidente del Consiglio di Stato

Osco, una festa in dialetto

Osco, una festa in dialetto

Da RSI.CH l Il consigliere di Stato Norman Gobbi in Leventina. “Apertura condizionata a principi ben saldi”, questo è stato l’inizio del messaggio del consigliere di Stato Norman Gobbi nel suo discorso in dialetto tenuto sotto una pioggia battente nella piazza del Municipio di Osco.

Il presidente del Governo ha ribadito, nel suo intervento a braccio, che bisogna portare rispetto a coloro che hanno lavorato prima per rendere la Svizzera, il Ticino e le valli stesse quello che sono. Un rispetto che devono tutti quelli che qui vogliono venire, in un paese che deve spronare i propri cittadini ad anelare a libertà, indipendenza, responsabili del proprio destino.

Per vedere il discorso alla festa di Osco: http://www.rsi.ch/news/ticino-e-grigioni-e-insubria/Osco-una-festa-in-dialetto-5838916.html

La democrazia diretta ai nostri giorni

La democrazia diretta ai nostri giorni

Vi porgo il saluto del Consiglio di Stato e vi ringrazio per l’invito. Da quando sono stato eletto in Governo è la prima volta che vesto i panni del Presidente del Consiglio di Stato durante la celebrazione della nostra festa nazionale.

È un grande piacere presenziare questa sera ai festeggiamenti per il Natale della Patria nell’incantevole e suggestiva piazza del Comune di Caslano affacciata sul Ceresio. Un Comune, il vostro, ricco di storia e tradizione.
Tradizioni come il corteo patriottico per le vie del vostro nucleo storico al quale abbiamo appena preso parte, che emozionano e rendono fieri, una volta di più, di essere cittadini svizzeri.

Sono passati 724 anni dal 1. Agosto del 1291, il giorno che sancì la nascita del nostro Paese con la sottoscrizione del Patto del Grütli. I valori che spinsero i Padri fondatori della nostra patria a unirsi, con l’intento di tutelare l’autonomia regionale nonché la sicurezza interna ed esterna, sono più che mai attuali. Mi piace riassumere il patto del 1291 con il motto “Uno per tutti e tutti per uno”, perché ognuno di noi ha bisogno di riconoscersi e identificarsi nella realtà federale, ma deve anche fare la sua parte.

Per quel che concerne la sicurezza, essendo a Capo del Dipartimento delle istituzioni chiamato, tra le varie attività, a gestire la Polizia cantonale e gli aspetti regionali legati al militare e alla protezione civile, vi posso garantire che lavoriamo instancabilmente e con impegno per offrire a tutti i Ticinesi un luogo in cui vivere protetto e difeso. I cantieri aperti sono molti nella nostra Confederazione. E noi facciamo la nostra parte, rispettando lo spirito confederale che ci contraddistingue.

Negli ultimi mesi il Ticino ha dovuto affrontare situazioni critiche come l’ondata migratoria. Siamo la porta di accesso al nord delle alpi e quindi al resto dell’Europa e ci siamo trovati in prima persona a dover reagire e trovare soluzioni per gestire l’importante flusso di persone in entrata nel nostro Paese. Soluzioni che poi hanno portato benefici non solo al nostro cantone ma anche al resto della Svizzera.

Spesso, proprio per la sua ubicazione geografica a ridosso del confine, il Ticino deve affrontare situazioni particolari soprattutto nelle relazioni con altri Stati. Dobbiamo essere proattivi e a volte anche audaci.
Come lo siamo stati per la questione del casellario giudiziale: in Ticino deve essere presentato da tutti gli stranieri che richiedono un permesso B o G. Si tratta di una decisione presa per tutelare gli interessi dei Ticinesi.

Vogliamo evitare di concedere permessi a persone che hanno già commesso dei reati all’estero con il rischio di recidiva sul nostro territorio. Ed è un segnale forte e concreto mandato oltre Gottardo: noi siamo pronti a fare la nostra parte.

D’altronde la campagna elettorale che ci siamo lasciati alle spalle qualche mese fa non è mai stata per il sottoscritto un momento per apparire, per pronunciare promesse vuote o sbandierare proclami ai quattro venti.
Tutt’altro: è stata l’occasione per riassumere il lavoro di un quadriennio e per definire gli obiettivi politici da raggiungere nei prossimi quattro anni per il bene di tutti noi, cittadini svizzeri residenti nel nostro Ticino.
Era, e lo è tuttora, una mia priorità dimostrare ai molti ticinesi che stanno soffrendo, che siamo in grado di accantonare le nostre ambizioni personali per dare la priorità ai loro bisogni.
Tra i cantieri in ambito sicurezza ce ne sono alcuni che vi toccano da vicino. Infatti, tra qualche settimana entrerà definitivamente a regime la legge sulla collaborazione tra la polizia cantonale e la polizia comunale.
Si tratta di un importante progetto che abbiamo concretizzato nei primi anni del mio mandato in Consiglio di Stato. Il vostro Comune ha creduto nell’iniziativa e la collaborazione tra i corpi di polizia della vostra regione è diventata realtà.
Il Malcantone, dove ci troviamo oggi, è una delle regioni di frontiera di un Cantone di frontiera, toccato dalle contraddizioni legate agli avvenimenti politici ed economici degli ultimi anni. Il Corpo di Polizia Intercomunale chiamato Malcantone Ovest opererà sul territorio per garantire a tutta la popolazione un’adeguata sicurezza.
Le forze di Polizia potranno quindi operare in modo capillare e coordinato. In questo contesto “l’unione fa la forza”.
La consapevolezza di essere uniti da qualcosa che è più grande delle nostre diversità è ciò che ha costruito la Confederazione e, più in piccolo, anche questo Cantone. Ed è con questo spirito che ho promosso in prima persona il progetto, che traccia le basi per quello che sarà il Ticino di domani. Un Ticino unito e forte che usa con coscienza e cognizione le risorse che ha disposizione, per il bene della comunità.

Anche le istituzioni, lo ripeto, fanno la loro parte: ci impegniamo costantemente per difendere i nostri valori e cerchiamo di dare attenzione e valorizzare anche le regioni periferiche. Ai giorni nostri, però, anche tutti i ticinesi devono fare la propria parte. Il nostro assetto politico, basato sui principi democratici permette ai cittadini di avere un ruolo centrale e aggiungerei anche fondamentale nella gestione della cosa pubblica.
La democrazia diretta offre al popolo la possibilità di essere protagonista, di dire la sua, e di partecipare attivamente alla gestione del nostro Paese. Si tratta di un principio essenziale e centrale e ritengo sia importante ricordare, oggi, quello che possiamo fare per il nostro Stato durante la celebrazione del Natale della patria.
Gli strumenti della democrazia diretta sono molteplici: la petizione, il referendum, la proposta di revoca e il diritto d’iniziativa, così come la partecipazione alle urne in caso di votazione o elezione ci permettono di fare la nostra parte. Ci rendono liberi e artefici del nostro destino.
Si tratta di un grande privilegio che non è concesso in tutti i paesi del mondo. Allora mi raccomando non sottovalutiamoli, ma sfruttiamoli. Prendiamo parte al processo decisionale, non restiamo in disparte a guardare.
Informiamoci sui temi che sono oggetto di referendum o che sono in votazione, rechiamoci alle urne oppure utilizziamo il voto per corrispondenza. Mi impegnerò sempre per tutelare gli interessi del nostro Ticino.

La cronaca recente ci mostra come la situazione internazionale sia tesa e difficile. I problemi degli altri Paesi che ci circondano però, non devono minacciare il benessere che abbiamo costruito nel corso degli anni nel nostro Cantone.

I Ticinesi hanno da sempre mostrato due aspetti del nostro carattere. Talvolta l’estrema voglia di libertà e i corsetti ci sono sempre andati stretti; penso a quando più volte le truppe federali scesero in Ticino per rappacificarci, poiché il nostro animo fin troppo libero ci portava a forti confronti interni. A fronte di questa voglia di libertà, un senso profondo di lealtà ci ha sempre contraddistinto; a 70 anni dalla fine della Seconda guerra mondiale val la pena ricordare che nessun ticinese fu condannato per tradimento.
Questi due tratti, libertà e lealtà, li troviamo poi nel motto fondante del nostro Cantone e dei Ticinesi, che vogliono essere “liberi e svizzeri”. Prima liberi, poi svizzeri. Questa stessa lealtà ora l’attendiamo da chi deve portare avanti le decisioni del Popolo, attraverso un’applicazione del 9 febbraio nei termini previsti e che sappia riconoscere al Ticino misure preventive a tutela del nostro territorio e della nostra popolazione.
Continuerò a fare la mia parte e chiedo anche a voi, cittadine e cittadini ticinesi, di fare la vostra parte di cittadini attivi. 
Per il nostro bene.
Per il bene del Ticino e della Svizzera.
Per la nostra libertà.
Viva il Ticino.
Viva la Svizzera.

Discorso pronunciato dal Presidente del Consiglio di Stato Norman Gobbi in occasione dei festeggiamenti per il Natale della Patria 2015
1. agosto 2015 – Caslano – Fa stato il discorso orale –

Tessin geht beim Grenzgänger-Streit auf Konfrontationskurs

Da SRF.CH l Italienische Grenzgänger müssen einen Strafregisterauszug vorweisen, wenn sie im Tessin arbeiten wollen. Mit dieser Vorgabe werde die Personenfreizügigkeit in Europa missachtet, empören sich italienische Politiker. Sie verlangen, dass Brüssel und Bern eingreifen. Das Tessin zeigt sich unbeeindruckt.

Die Kritik aus Italien lässt den Tessiner Regierungspräsidenten Norman Gobbi (Lega) kalt. Die Regelung mit dem Strafregisterauszug ist sein Wahlkampf-Versprechen und soll das Tessin sicherer machen. Gobbi will sich von niemandem reinreden lassen: «Wir sind der Meinung, dass der Grosse Rat und mein Departement Entscheide gefällt haben, die in unseren Kompetenzen liegen – und nicht in denjenigen von Bern oder Brüssel.»

Regierungspräsident Norman Gobbi bleibt beim Beschluss des Grossen Rats und seinem Departement. Keystone
Auf die Frage, ob das Vorlegen eines Strafregisterauszugs diskriminierend sei, antwortet Gobbi: «Diejenigen, die direkt betroffen sind – also Ausländer, die eine B-Bewilligung und einen Grenzgänger-Ausweis beantragen – haben nie Rekurs eingelegt oder ein Verfahren angestrengt.»

«Wir haben keine Angst vor Italien»

Die Grenzgänger wehren sich nicht gegen die einzigartige Regel im Tessin. Für den Regierungspräsidenten Beweis genug, dass die Regel rechtens ist. In den sozialen Medien findet sie tatsächlich kein Widerhall – umso mehr aber bei italienischen Politikern. Einer von ihnen äusserte sich kürzlich, die 60’000 Grenzgänger, die täglich ins Tessin arbeiten gehen, sollten einfach einen Tag zuhause bleiben. So werde man die Tessiner schon in die Knie zwingen.

Eine Drohung, aber in den Ohren von Regierungspräsident Gobbi reine Polemik: «Wir haben keine Angst. Italien ist bereits in einer finanziellen Notlage. Monatlich belaufen sich die Löhne auf etwa 200 Millionen Euro – dieses Geld haben die Region Lombardei und Italien nicht.»

Auch Bundesbern ist düpiert

Aus Sicht des Lega-Politikers ist klar: Die reiche Schweiz, das verhältnismässig reiche Tessin, sitzt am längeren Hebel, weil hier Arbeitsplätze vorhanden sind, die in Italien fehlen. Gobbi betont, er habe keine Angst. Auch nicht von allfälligen Massnahmen des Bundes. Dieser ist gar nicht erfreut über diese eigenwillige Tessiner Sonderregel.

Im Gegenteil: Sie verletze das Personenfreizügigkeits-Abkommen mit der EU und sollte darum eingestellt werden. «Wir stehen mit Bern im Dialog», sagt Gobbi. Der Regierungspräsident macht aber klar, dass das Tessin nicht klein beigeben wird.

http://www.srf.ch/news/schweiz/tessin-geht-beim-grenzgaenger-streit-auf-konfrontationskurs

“Il Ticino si difenda da solo”

“Il Ticino si difenda da solo”

Da RSI.CH l La raccolta di firme partirà nei prossimi giorni. Rapporti con l’Italia, la Lega lancia una petizione e denuncia: Berna non ha spiegato le nostre ragioni.

La convocazione alla Farnesina dell’ambasciatore svizzero, e soprattutto la mancata difesa della posizione ticinese da parte di quest’ultimo, irritano la Lega dei Ticinesi, che denuncia la “debolezza elvetica nei confronti dell’Italia” e lancia una petizione.

“Invece di scusarsi”, si legge in un comunicato, “Kessler avrebbe dovuto difendere le motivazioni che hanno portato il consigliere di Stato Norman Gobbi ad introdurre l’obbligo di presentazione dell’estratto del casellario giudiziale per gli stranieri che vogliono vivere o lavorare in Ticino.

La raccolta di firme partirà nei prossimi giorni e sarà volta a esprimere sostegno al contestato provvedimento: “il Ticino si deve difendere da solo”, tuona il movimento di Via Monte Boglia.

L’UDC, “Italia inadempiente”: Sulla vicenda ha preso posizione anche l’UDC, a “a bocca aperta” per il passo diplomatico intrapreso da Roma e “interdetta” per l’atteggiamento di Berna, “sempre più in balia delle minacce di uno Stato inadempiente su svariati dossier”.

Ticino a rischio terrorismo? Aumentano i contributi

Ticino a rischio terrorismo? Aumentano i contributi

La vicinanza con Milano e la migrazione sono tra i principali fattori della decisione presa dal SIC. Il Ticino è tra i maggiori beneficiari dell’aumento dei contributi sulla “sicurezza dello Stato”. Grazie all’aumento saranno creati’ 20 nuovi posti nelle varie polizie. I Cantoni riceveranno quest’anno 10,4 milioni di franchi da Berna, due in più rispetto a finora. La ripartizione dei milioni supplementari, rivelata oggi da “Blick”, è stata confermata all’ats da Isabelle Graber, portavoce del Servizio delle attività informative della Confederazione (SIC), i servizi segreti svizzeri.

200mila franchi in più per il Ticino – Il nostro Cantone otterrà 200’000 franchi supplementari, così come Basilea Città, Friburgo, Vaud e San Gallo, arrivando a un budget di 720’000 franchi. “Il Ticino fa parte dei ‘posti caldi’, è una valutazione del SIC”, ha detto al “Blick” il capo del Dipartimento delle istituzioni Norman Gobbi. Un motivo – ha aggiunto – sono le vie della migrazione che passano per il Cantone, con il pericolo che “vengano anche persone che perseguono obiettivi terroristici”. Un altro punto è la vicinanza con Milano, “potenziale hotspot del fondamentalismo” islamico. “Si investe dove può succedere qualcosa” conclude Gobbi.

Zurigo, Berna e Ginevra i cantoni più a rischio – Solo la metà dei cantoni riceverà più soldi, destinati, secondo quanto annunciato il 5 marzo scorso dallo stesso SIC, soprattutto a fronteggiare il terrorismo islamico jihadista. Il maggior beneficiario dell’aumento è Zurigo, con 300’000 franchi supplementari. Il suo budget “sicurezza dello stato” passa così a 1,54 milioni, corrispondenti a circa 15 posti a tempo pieno (inclusa la Città), superando così Berna, che riceverà solo 100’000 franchi in più, (arrivando a 1,37 milioni), come Ginevra, numero tre della classifica, che sale a 1,3 milioni.

272 posti a tempo pieno e un budget di circa 65 milioni – Il SIC contava 266 posti a tempo pieno a fine 2014. Dopo l’attacco al settimanale satirico “Charlie Hebdo” a Parigi del 7 gennaio scorso si è rafforzato con sei posti supplementari, passando a 272, per un budget di circa 65 milioni di franchi. Di questi, 84 erano inclusi nella “struttura di polizia dei Cantoni”, finanziati dalla Confederazione. Il Consiglio federale ha inoltre destinato 2 milioni di franchi supplementari ai Cantoni per la lotta al terrorismo. Con i 20 posti supplementari i poliziotti cantonali e comunali che si occupano di sicurezza dello Stato supereranno ora il centinaio.

La nuova ripartizione non è ancora definitiva, piccoli adattamenti sono ancora possibili, precisa la portavoce del SIC Graber.

ATS