Primi risultati già arrivati!

Primi risultati già arrivati!

Dal Mattino della domenica l Più controlli alla frontiera, meno arrivi rispetto a un mese fa e smistamento rapido verso gli altri Cantoni. Questi i primi risultati ottenuti da SuperNorman, che però avverte: “ Non abbassiamo la guardia”.

Alcune domeniche fa, dalle colonne del Mattino e di alcuni domenicali svizzero-tedeschi, il nostro Consigliere di Stato Norman Gobbi aveva lanciato l’allarme che qualora il flusso di migranti verso Chiasso fosse rimasto alto, si sarebbe dovuto chiudere la frontiera, in quanto Francia e Austria avevano fatto altrettanto. Oggi vediamo i primi risultati di questa proposta del Direttore leghista delle istituzioni, visto il retrocedere del numero di arrivi a Chiasso (nonostante gli sbarchi siano continuati).

Questa diminuzione è dovuta sicuramente ai controlli intensificati sul confine, compiuti grazie all’ottimo lavoro delle Guardie di confine; guardie che sono state rafforzate negli effettivi come richiesto da SuperNorman, spalleggiato pure dai suoi colleghi Direttori di giustizia e polizia degli altri Cantoni. In parallelo, la Segreteria di Stato della migrazione ha attivato maggiori risorse a favore del Ticino, smistando più celermente verso gli altri centri e gli altri Cantoni i migranti arrivati a Chiasso (è di questi giorni l’apertura di ulteriori centri di accoglienza in Romandia e Svizzera tedesca). Inoltre, non va poi sottovalutato il battage mediatico generato dalla pronta reazione del Ticino e del nostro Norman, che sicuramente è giunta anche alle orecchie dei migranti clandestini e dei loro manovratori. In questo senso, la notizia di maggiori controlli e della possibilità di chiusura ha sicuramente fatto desistere alcuni clandestini dal presentarsi a Chiasso.

Nonostante la diminuzione registrata negli ultimi giorni, il numero di arrivi rimane sempre sopra la media dello scorso anno. Non dobbiamo quindi abbassare la guardia: la situazione rimane allarmante, e per questo motivo deve essere tenuta costantemente sotto controllo, come indicato anche da Norman Gobbi, conscio dell’importanza e della necessità di continuare a garantire l’ordine pubblico del Ticino e la sicurezza dei Ticinesi.

Il problema è a monte

Questa vicenda è però disarmante. Se da un lato SuperNorman cerca di sostenere il muro di difesa del nostro Paese, dall’altra la fallita UE e la Fallitalia continuano a non distinguere i clandestini dai richiedenti l’asilo. Infatti, è noto come in questi flussi migratori vi siano molti migranti economici, che non fuggono dai loro Paesi per motivi di persecuzione politica o religiosa. Stando ai dati della Segreteria di stato della migrazione, solo il 5% dei richiedenti l’asilo in Svizzera proviene infatti dal conflitto siriano, mentre la grande maggioranza proviene dall’Africa nera. È quindi imperativo che l’UE faccia i suoi compiti e applichi i trattati che ha sottoscritto con i suoi Stati membri, tra cui la Fallitalia, non riversando i suoi oneri sul Ticino e la Svizzera. Altro che denuncia a Bruxelles per il casellario giudiziario !!!

Non abbassiamo la guardia!

“Guai se questa situazione di calma portasse qualcuno, come avviene in certe aree politiche di sinistra, a voler sminuire il fenomeno e le sue conseguenze”. Queste le parole di monito del Consigliere di Stato Gobbi, che ricorda come oggi i numeri siano ben superiori a un anno fa e al 2011, dopo la presunta ‘primavera araba’.

In questo momento, i migranti e clandestini stanno soggiornando in Italia, negli alloggi a 3 e 5 stelle messi a disposizione dallo Stato renziano, come denuncia Matteo Salvini; ma stando ad analisi effettuate, con l’arrivo dell’inverno e dopo aver capito che l’Italia di soldi ai migranti non ne dà, il moto potrebbe riprendere e l’onda migratoria ripartire senza controllo. In quest’ottica, è incredibile vedere come questi migranti sappiano identificare i Paesi che offrono una grande generosità nei loro confronti (leggi letto, cibo e soldi !!!); tra questi Paesi evidentemente c’è la Svizzera, e la sua porta d’entrata sono Chiasso e il Ticino!

La politica cantonale e quella federale devono quindi seguire con grande attenzione e anticipare le crisi, come ha ben fatto il nostro Consigliere di Stato Norman Gobbi, che ha svegliato la dormiente politica federale sul tema dell’immigrazione, con la speranza che le vacanze estive non la facciano ripiombare in un sonno profondo…

MDD

«Ma proposition de fermer la frontière concerne tous les Suisses»

«Ma proposition de fermer la frontière concerne tous les Suisses»

Da LeMatin Dimanche l Migration Que faire face à l’afflux de réfugiés au Tessin? Le conseiller d’Etat tessinois et membre de la Lega Norman Gobbi veut fermer la frontière sud de la Suisse, même s’il est politiquement difficile de le faire.

Comment un homme d’Etat peut-il en arriver à proposer la fermeture de la frontière?
Je me dis qu’il vaut mieux tirer la sonnette d’alarme aujourd’hui, avant qu’il ne soit trop tard. Je dois défendre les intérêts de mon can- ton et de la Confédération: sous-évaluer les conséquences de la pression migratoire est peu responsable. Lors du printemps en 2011, Berne a réagi trop tard. Aujourd’hui, la situa- tion est comparable à celle des années 1990. Si l’afflux actuel de réfugiés empire, cela de- viendra un réel problème pour la Suisse.

Pourquoi aujourd’hui?
La pression est toujours plus forte sur le Tes- sin. D’ordinaire, notre canton enregistre un tiers des demandes d’asile. Aujourd’hui, une sur deux. Chiasso est devenue la seule porte de sortie pour les migrants qui sont coincés en Italie. Ils savent que la Suisse res- pecte ses engagements, contrairement à l’Union européenne (UE). Pour cela, ils arri- vent chez nous en fin de journée, lorsque les bureaux italiens commencent à fermer. Ils savent que la Suisse leur donne de l’argent, un toit, un repas et des soins.

Cette idée de fermeture est-elle une faillite de l’Etat?
C’est une faillite de l’Union européenne qui n’assume pas son problème migratoire. La Suisse n’a pas à la subir et à tenter de la résou- dre. La conseillère fédérale Simonetta Som- maruga dit exactement la même chose. Evi- demment avec un ton moins «leghiste» que le mien. Elle dit que chacun doit faire sa part de travail. La Suisse le fait. En face, non. L’UE laisse l’Italie seule face aux migrants. L’UE ne veut pas de clé de répartition des migrants sur le continent et n’a pas de politique claire en matière d’enregistrement des réfugiés.

Alors quand fermerez-vous la frontière?
Cela ne se fera pas du jour au lendemain. La fermeture est une réponse possible que nous ne devons pas exclure. Au contraire, nous devons nous y préparer de la meilleure ma- nière possible. C’est mon objectif. Cette fer- meture doit être discutée avec la Confédéra- tion qui est seule compétente à décider. Elle peut le faire en collaboration avec la police cantonale qui intervient dans un deuxième temps, juste après la frontière. Quand la fer- merons-nous? Tout dépend de l’évolution de la situation migratoire. Je pense que si rien ne change, il faudra vite la fermer.

Est-ce vraiment légal?
Nous sommes un pays libre et neutre qui a signé les accords bilatéraux, ceux de Dublin et de Schengen. Nous les appliquons de ma- nière correcte. Face à l’inaction de l’UE, je pense que la Suisse peut se sentir libre de fai- re ce qu’elle veut. La fermeture est d’ailleurs prévue, de manière temporaire, par les ac- cords européens si la sécurité interne est menacée. Ce qui pourrait être le cas prochai- nement. La France le fait déjà à la frontière avec l’Italie et dans le Pas-de-Calais.

Pratiquement, comment se fera cette fermeture?
Ce n’est pas une fermeture tout court. Je ne dis pas qu’il faut rendre étanche le Tessin. Les Romands ont toujours l’impression que lorsqu’un «leghiste» tessinois propose d’agir à la frontière, il veut construire un mur et sortir les mitraillettes. Ce n’est pas ça que je veux, si je peux les rassurer (rires). Evidemment que nous maintiendrons le passage des touristes et le commerce de marchandises. Tout comme la circulation des frontaliers, même si je le déplore politi- quement. Cette action à la frontière se fera donc grâce à des contrôles encore plus in- tensifs qu’aujourd’hui. Et nous les avons dé- jà renforcés.

Parlez-vous au nom du Conseil d’Etat du canton du Tessin?
Je ne parle pas en tant que président du Conseil d’Etat. Je parle à titre personnel.

Quelle sera alors la procédure politique à suivre?
Il me faudra d’abord proposer mon idée au Conseil d’Etat. S’il l’accepte, nous devrons ensuite faire une demande au Conseil fédé- ral. Autant dire que la procédure est longue. A mon avis, les conditions politiques actuel- les ne permettront pas la mise en œuvre de cette fermeture. Mais je me dois de la propo- ser. Il en va de ma responsabilité politique.

Une fois entré en Suisse, un migrant pose-t-il réellement un problème?
C’est un poids pour la Suisse. Il y a une ques- tion d’infrastructure. Il y a aussi une ques- tion sanitaire. Beaucoup arrivent avec des problèmes de santé. Nous avons constaté que certains avaient la gale. Pour l’instant, la situation est sous contrôle. Mais elle pour- rait nous échapper, si d’autres maladies sont constatées. Il y a enfin aussi une question sécuritaire. Qui nous dit qu’il n’y a pas des membres de Daech, parmi les migrants, qui tentent d’entrer en Suisse. Leur présen- ce pourrait menacer la sécurité de l’Etat.

Des terroristes parmi les migrants! Le Service de renseignement dela Confédération est-il au courant?
Ils le sont bien évidemment et collaborent avec la police cantonale.

Avez-vous déjà constaté la présence de traces de Daech à Chiasso?
Nous n’en avons pas encore trouvé. Fort heureusement. Mais il y a un autre problè- me sécuritaire.

Lequel?
Certains requérants disparaissent dans la nature sans que la Suisse sache qui ils sont réellement. Je m’explique. Le centre de Chiasso ne dispose pas toujours de place dis- ponible. Le requérant est alors envoyé dans un autre centre d’enregistrement à Vallorbe, Altstätten ou Bâle. Dans ce cas, le contrôle sanitaire et sécuritaire de son dossier est ef- fectué partiellement à Chiasso. Il est finalisé une fois à destination. Le problème est que parfois ces requérants n’y arrivent jamais. Ils se déplacent seuls en train. Les contrôles de leur arrivée à destination sont difficiles à fai- re. Leur absence ne provoque aucune réac- tion. Personne ne sait où ils sont. Ce qui pose un sérieux problème de sécurité nationale.

Que faire alors?
Le problème que je viens d’évoquer a été re- connu par les parlementaires de la Commis- sion de sécurité du Conseil national qui sont venus nous visiter cette semaine. La solu- tion serait d’organiser des voyages accom- pagnés d’un centre à l’autre.

Cette question toutefois n’a rien à voir avec la frontière?
Notre objectif est d’éviter que n’importe qui entre en Suisse. Depuis quatre ans, nous in- tensifions les contrôles pour éviter que les criminels, les Roms et les migrants illégaux entrent dans notre pays. L’esprit de la fer- meture de la frontière va dans ce sens.

Sommes-nous en guerre contre les réfugiés?
Nous ne sommes pas en guerre contre les ré- fugiés. Nous sommes en guerre contre l’UE qui édicte des règles dans le domaine de la migration, mais qui ne les applique pas.

Lorenzo Quadri, municipal de Lugano, qui est membre du même parti que vous, a proposé de construire un mur entre le Tessin et l’Italie. Une bonne idée?
Le fondateur de notre parti Giuliano Bignas- ca (1945-2013) a déjà fait cette proposition. Personnellement, je pense que la construc- tion de ce mur ne doit pas être physique, mais opérationnelle. Ce que nous faisons aujourd’hui sur le terrain.

Il y a surenchère des phrases chocs dans votre parti?
Lorenzo Quadri tient sa ligne. Quant à moi je tiens ma ligne pragmatique et ouverte à toutes les variantes possibles, avant qu’il ne soit trop tard.

Après avoir proposé de fermer la frontière, quelle réaction avez-vous reçue du Conseil fédéral?
Aucune. Silence total.

Vous sentez-vous abandonné par le Conseil fédéral?
Le Conseil fédéral a beaucoup de compré- hension, mais peu d’empathie. Je m’expli- que cela par l’absence de Tessinois au gou- vernement fédéral. Une présence permet- trait de faire passer un message à Berne, de favoriser la résolution des problèmes tessinois. C’est grâce au conseiller fédéral Giuseppe Motta que le Tessin n’est pas tombé dans le fascisme durant l’entre- deux-guerres.

Le Tessin est donc isolé en Suisse?
Je pense que la situation à Chiasso concer- ne toute la Suisse. Les requérants du Tes- sin se retrouveront rapidement dans les autres cantons. Par ailleurs, j’ai reçu beau- coup de messages de soutien de la part de la Suisse alémanique. Beaucoup moins de la Suisse romande.

C’est-à-dire?
Les Tessinois et les Romands ne se com- prennent plus depuis la votation sur l’Espa- ce économique européen en 1992. Pour nous, la pression migratoire est un problè- me de plus. Qui s’ajoute à notre préoccupa- tion principale: la question des frontaliers.

Le canton de Genève a aussi des frontaliers. Et pourtant il ne propose pas la fermeture des frontières…
Nous vivons deux réalités complètement différentes. Genève est une ville centre, une force d’attraction, un poids économique pour sa région. Lyon est très éloigné de Ge- nève. Chez nous, Milan est à 50 kilomètres. Les régions importantes de Varese et Côme se trouvent à notre porte. Ce rapport de for- ce étouffe notre canton. Je rappelle que no- tre petit canton accueille 60 000 fronta- liers, un tiers de ceux présents en Suisse. La question de la migration est un poids de plus pour les Tessinois qui en subissent déjà as- sez. C’est pour cela qu’il faut tenter de gérer ce nouvel afflux.

Malgré ces différences cantonales, restez-vous optimiste?
Je suis très pessimiste. L’UE manque de vo- lonté pour résoudre les problèmes migratoi- res. Et la Suisse, qui est certainement plus eurocompatible que beaucoup d’autres pays européens, ne peut rien faire contre ce man- que de volonté.

 

Leggi tutto l’articolo: Lematindimanche_28062015

“Nous voulons des mesures de protection pour le Tessin”

“Nous voulons des mesures de protection pour le Tessin”

Da rts.ch l Berne doit mieux aider le Tessin face aux millions d’Italiens en quête de travail, ont estimé vendredi le chef du gouvernement Norman Gobbi et le Vert Sergio Savoia, lors d’une émission de la RTS à Chiasso.
“Notre canton de 400’000 habitants ne peut pas faire face à des millions d’Italiens disposés à travailler pour un salaire trois fois plus bas que le nôtre”, a clamé Sergio Savoia, coordinateur des Verts. “Il y a 10 millions de personnes en Lombardie et 4 millions de personnes dans le Piémont voisins”, a-t-il rappelé, tandis que les candidatures pour un poste peuvent venir de toute l’Italie, Sicile comprise.

“En plus, il ne s’agit plus seulement d’Italiens qui vont travailler dans les secteurs du bâtiment et de l’industrie, mais ce sont des jeunes spécialistes du secteur tertiaire, financier notamment”, a renchéri Norman Gobbi, président du gouvernement tessinois, issu des rangs de la Lega. “Un ingénieur qui sort de l’Ecole polytechnique de Milan attend un salaire de 1200 euros. Celui qui sort de Lausanne ou de Zurich attend au moins 6000 francs”, a-t-il poursuivi.

De l’autre côté de la frontière, une Italie en crise

“Les Confédérés pensent à l’Italie comme une destination de vacances, et non pas comme une machine industrielle. Pourtant c’est avec cette Italie-là qu’on partage la frontière. Et elle est en crise”, a déploré Sergio Savoia.

En effet, en Italie, 40% des moins de 35 ans n’ont pas de travail et s’ils ont en un, il s’agit d’un travail précaire. Nombre de personnes de cette tranche d’âge sont donc prêtes à faire un apprentissage pour 800 francs par mois. Et ceci est d’autant plus intéressant que ce cursus permet d’obtenir un diplôme suisse.

La libre-circulation énerve

“Si on a voté si fort contre l’immigration de masse et pour l’introduction de salaires minimums sectoriels, c’est surtout contre les frontaliers”, qui sont au nombre de 60’000, a résumé Norman Gobbi.

“Ce n’est pas vraiment la migration qui préoccupe les Tessinois”, a renchéri le Vert Sergio Savoia, “mais plutôt la libre-circulation”, qu’ils perçoivent “un peu comme un gros mot” en raison de ses effets socio-économiques.

Mieux gérer l’accès au marché du travail

Pour le président du gouvernement tessinois, il faut que la Berne fédérale prenne “des mesures de protection pour le canton, afin que le système d’accès au marché du travail soit mieux géré”.

Norman Gobbi a aussi plaidé pour que ce soit un Tessinois qui gère les relations avec l’Italie, notamment pour ce qui concerne les tractations sur les accords fiscaux. “Il faut quelqu’un qui a une vue d’ensemble à la fois sur la Suisse et sur la particularité de notre canton”, a-t-il précisé.

“Le Tessin n’est pas un pays fermé sur lui-même, mais il est préoccupé par son futur”, a conclu Sergio Savoia.

 

Le non à la LRTV, quelques explications

Les Tessinois ont voté non par 52% à la loi sur la radio-télévision, alors que le canton bénéficie beaucoup de la clé de répartition.

Pour Sergio Savoia, ancien journaliste à la SSR, ce refus est lié à la façon dont la radio-TV est gérée. “Dans la liste des fonctions à la RTSI, il y a un responsable des espaces vides”, a-t-il précisé en souriant.

Pour Norman Gobbi, de la Lega, il s’agit surtout d’un vote contre “les journalistes gauchistes”, “qui sont toujours critiques envers la population tessinoise lors des votations populaires, quand ils ont accepté l’initiative UDC contre l’immigration de masse ou lorsqu’ils soutiennent la Lega.

http://www.rts.ch/info/regions/autres-cantons/6897008–nous-voulons-des-mesures-de-protection-pour-le-tessin-.html

Suisse: le Sénat rejette tout recours à des quotas annuels de travailleurs étrangers

Suisse: le Sénat rejette tout recours à des quotas annuels de travailleurs étrangers

Da menara.ma l Le Sénat suisse a rejeté, samedi, une initiative du canton de Tessin (sud-est) visant à instaurer des quotas annuels de travailleurs étrangers destinés à faire face aux conséquences de la libre-circulation.

Le gouvernement régional du Tessin avait demandé que l’accord sur les frontaliers entre la Suisse et l’Italie soit abrogé et la convention générale contre les doubles impositions renégociée. “Le marché du travail dans la région est particulièrement touché par la libre-circulation”, a reconnu le sénateur Karin Keller-Sutter, affirmant qu’en raison de la crise en Italie, le Tessin “est devenu un tampon social”. “Mais l’octroi d’un statut spécial au canton ou une clause de sauvegarde régionale pour les frontaliers n’est pas la solution”, a-t-il fait observer.

D’après le Conseil des Etats (sénat, ndlr), il n’est pas nécessaire d’abroger l’accord sur les frontaliers entre la Suisse et l’Italie, ni de renégocier la convention générale contre les doubles impositions. Dimanche dernier, le chef du gouvernement du Tessin, Norman Gobbi, n’a pas exclu une “fermeture temporaire” des frontières pour faire face à l’afflux de réfugiés en provenance de l’Italie.

“Si l’afflux de réfugiés continue, nous devons fermer temporairement la frontière. C’est la seule façon de faire pression sur les pays qui ne respectent pas leurs obligations”, a affirmé M. Gobbi dans des déclarations à la presse. Dans une prise de position relayée par l’agence ATS, le secrétariat d’Etat aux migrations a expliqué que les critères d’une réintroduction temporaire des contrôles à la frontière ne sont pas encore remplis. Il a rappelé que conformément aux accords de Schengen, cette décision ne peut être prise qu’en cas de “menace grave” pour l’ordre public ou la sécurité intérieure.

La Suisse fait face à un nouvel afflux de réfugiés et de requérants d’asile à sa frontière sud depuis le début de l’année en raison de conflits en Afrique et au Moyen Orient. De janvier à mai, près de 3.200 migrants clandestins ont été interpellés à la douane de Chiasso, soit près de la moitié de tous les cas recensés dans le pays helvétique.(MAP) .

http://www.menara.ma/fr/2015/06/27/1643736-suisse-le-s%C3%A9nat-rejette-tout-recours-%C3%A0-des-quotas-annuels-de-travailleurs-%C3%A9trangers.html

Un Tessinois propose de fermer la frontière

Un Tessinois propose de fermer la frontière

Da lematin.ch l  Que faire face à l’afflux de réfugiés au Tessin? Le conseiller d’Etat tessinois et membre de la Lega, Norman Gobbi, propose de fermer la frontière. Même s’il est politiquement difficile de le faire, reconnaît-il. Norman Gobbi estime défendre les intérêts de son canton et de la Confédération

Norman Gobbi est conseiller d’Etat en charge de la police et des migrations. Ce membre de la Lega dei Ticinesi fait parler de lui depuis dix jours. C’est lui qui a proposé dans la presse alémanique, il y a une semaine, de fermer la frontière au Tessin. Seule solution, selon lui, pour réguler les flux migratoires.

Comment fermer une frontière helvétique? Avec quelle majorité politique? N’y-a-t-il pas d’autres solutions face à l’afflux de réfugiés qui débarquent depuis l’Italie? Norman Gobbi tente de réponde à ces questions dans un entretien.

Omniprésent

Norman Gobbi est une bête de la politique au Tessin. Il est omniprésent dans la rue, dans les médias, dans les conversations des Tessinois. Sa carte de membre de la Lega n’affaiblit pas la portée de son discours au sud des Alpes.

Même si ces déclarations sont quelque peu contredites par notre reportage. A Chiasso, les réfugiés restent discrets dans la rue. Et s’ils montrent le bout de leur nez, c’est en famille. Les habitants du coin ne sont pas gênés par leur présence qu’ils jugent pacifique.

Par Dominique Botti. Image: Claude Bader. Mis à jour le 27.06.2015

http://www.lematin.ch/suisse/tessinois-propose-fermer-frontiere/story/10181107

«Comme si Munich était près d’Athènes»

«Comme si Munich était près d’Athènes»

Da 24heures.ch l Norman Gobbi, président léghiste du Conseil d’Etat tessinois, répond à nos questions.

– On parle souvent du malaise tessinois. Mais aujourd’hui on a l’impression que votre canton est sur le point de divorcer du reste de la Suisse…

Cette question traîne depuis la naissance du canton. Au début du XXe siècle, nos revendications concernaient les tarifs des chemins de fer. Puis il y a eu la question de l’identité linguistique. Aujourd’hui, nos revendications concernent les relations avec la frontière. Nous sommes la seule entité territoriale de la Suisse entourée d’un pays en profonde crise économique. C’est comme si Munich était à côté d’Athènes! En plus, les relations bilatérales avec l’Italie sont compliquées. Certains projets communs sont arrivés à terme côté suisse, mais ne sont pas achevés côté italien, notamment dans le domaine ferroviaire. Au niveau sécuritaire, la présence d’organisations criminelles, en particulier calabraises, pose des problèmes. Tous ces éléments ne donnent pas confiance dans les relations bilatérales, à la différence des autres parties de la Suisse où en fin de compte les relations bilatérales sont positives.

– Qu’attendez-vous de Berne?

La Berne fédérale est très loin de ces problèmes-là. Il n’y a pas de Tessinois au Conseil fédéral, pas de sensibilité accrue pour cette partie du pays, l’idée est que ce sont toujours les Tessinois qui se plaignent. Cette façon de faire paternaliste se perpétue. Mais il est important de comprendre que cette partie du pays est capable de faire beaucoup pour la Suisse. Au niveau migratoire, c’est particulièrement vrai: si on arrête les illégaux, les passeurs, ici au Tessin, cela sert tout le pays.

– Mais, concrètement, quelles mesures exigez-vous de Berne?

Parfois la Berne fédérale dit qu’elle nous comprend, mais en fait elle ne saisit pas les problèmes. Un exemple: nous sommes considérés au titre de la péréquation financière comme un canton riche en ressources, tandis que la même Berne fédérale estime que le Tessin est le territoire qui a le plus de problèmes avec la libre circulation et le dumping salarial. C’est contradictoire. On ne peut pas être un canton fort et dans le même temps un canton qui a tant de problèmes.

– Une clause de sauvegarde régionale serait utile?

Oui, évidemment. Je parle beaucoup avec mes collègues Broulis et Longchamp. D’autres parties du pays ont un bilan positif par rapport aux frontaliers. La réalité tessinoise est différente.

http://www.24heures.ch/suisse/malaise-frontalier-pousse-tessin-divorce/story/15605323

Migranti: il Ticino ha prontamente reagito

Migranti: il Ticino ha prontamente reagito

Il nostro Cantone ha introdotto misure efficaci per gestire la situazione d’emergenza. Di fronte alla preoccupante passività dell’Europa nella gestione dell’emergenza migranti, che ha evidenziato tutti i limiti dell’Unione, il Ticino ha reagito in maniera rapida ed efficace, introducendo delle misure volte a salvaguardare la sicurezza e l’ordine pubblico sul nostro territorio.

Nello scorso fine settimana (13-14 giugno), ben 324 persone, per la maggior parte provenienti dall’Eritrea, sono state registrate a Chiasso. Più del doppio rispetto all’ultima settimana di maggio, che costituiva già un record! Queste persone giungono alla nostra frontiera per passare la notte durante il week-end senza essere registrate, in barba agli Accordi di Dublino, dallo Stato italiano, che dovrebbe occuparsi di controllare gli arrivi nel continente. Un’immigrazione quindi fuori controllo, che dimostra come l’Unione europea abbia, anche in questo ambito, fallito su tutta la linea. L’immagine dei migranti fermi a Ventimiglia è in questo senso eloquente: il triste epilogo del tanto osannato Accordo di Schengen, che viene addirittura violato dai Paesi fondatori dell’Unione!

In questo contesto caotico, in cui il Ticino risultava in pratica essere l’unica porta aperta verso il nord dell’Europa, con il mio Dipartimento ho agito con fermezza, implementando le misure che ritenevo necessarie per tutelare la sicurezza del Ticino e dei Ticinesi. A livello cantonale, abbiamo prontamente attivato una cellula per gestire l’emergenza immigrati, composta dai rappresentanti della Polizia cantonale, del Centro di Cooperazione Doganale e di Polizia di Chiasso, della Sezione del militare e della protezione della popolazione, dell’Ufficio del Medico cantonale, della Federazione Cantonale Ticinese Servizi Autoambulanze, del Corpo delle Guardie di Confine regione IV e della segreteria di Stato della migrazione (Centro di registrazione di Chiasso). L’attivazione della cellula ha consentito di pianificare un dispositivo di controllo maggiormente incisivo alla nostra frontiera, basato sull’aumento della presenza sul territorio e dei pattugliamenti. Parallelamente, ho richiesto a Berna il sostegno immediato delle Guardie di confine a partecipare a questa operazione: sostegno che fortunatamente è giunto tempestivamente, a dimostrazione del fatto che solo quando la problematica tocca tutta la Svizzera – i centri dei Cantoni sono tutti pieni! – e non solo il Ticino oppure Ginevra, qualcosa si muove (vedi iniziative ticinesi bocciate in settimana dal Consiglio degli Stati).

Il dispositivo messo in atto permetterà di salvaguardare la sicurezza del nostro Cantone, visto che, tra i tanti migranti che giungono in condizioni disperate alla nostra frontiera, vi potrebbero essere anche dei criminali o addirittura dei terroristi, pronti a sfruttare questa situazione d’emergenza per entrare nel nostro Paese. Non dobbiamo quindi abbassare la guardia! In settimana le Guardie di confine hanno bloccato un cittadino bosniaco in fuga e ricercato per omicidio, mentre un cittadino rumeno è stato fermato sul treno armato di pistola e con il colpo in canna. Fatti gravi, che ci devono rendere attenti sull’importanza della lotta al crimine transfrontaliero. La sicurezza dei Ticinesi viene prima di tutto e, come Direttore del Dipartimento delle istituzioni, continuerò a portare avanti le misure tese a garantire la sicurezza sul nostro territorio, che non deve assolutamente diventare la “valvola di sfogo” dei problemi e dei fallimenti dell’Unione Europea!

NORMAN GOBBI

Swiss considers temporary closure of all borders amidst immigrant floods

Swiss considers temporary closure of all borders amidst immigrant floods

Da europeanguardian.com l Amidst uncontrolled stream of mostly illegal immigrants to Switzerland from Italy, Swiss politicians are discussing temporary closure of all Swiss borders. Switzerland would be second country after Austria, which effectively denied entrance to asylum seeking refugees a week ago.

French police already control their closed borders with batons and Austria stopped processing of asylum requests. Only Switzerland is, until now, still open to flows of immigrants. No wonder, that it serves as backup route for asylum tourists to reach their destination countries, often France, the UK, Germany, or Scandinavian countries.

But that will change soon, as Swiss politicians are openly discussing temporary closure of Switzerland’s borders. This would effectively stop the current, uncontrolled flow of immigrants.

“The number of asylum seekers and illegal immigrants, which enter Switzerland from Italy, is currently twice as high as compared to last year”, canton Ticino’s (southern Switzerland) military director Norman Gobbi explains.

And the Secretary of State for Migration expects the numbers of asylum tourists to further increase.

Gobbis colleague, Lorenzo Quadri, also supports the demand for temporary closure of Swiss borders. He reports of high tensions at the southern Swiss borders due to the heavy immigrant flows.

Up to 70 persons are stopped daily on grounds of illegal trespassing through Switzerland and illegal stay. About 85 % of them then demand asylum.

Most asylum seekers come from Somalia, Gambia, Nigeria, Eritrea, Senegal, and Kosovo, which only to a certain extent, if at all, suffer from wars.

According to Swiss border control statistics, nearly none of the refugees are from Syria. This is in contrast to the mainstream media purported picture of traumatized, Syrian war refugees being the largest part of mediterranean refugees.

Asylum request rates from Gambian’s and Nigerian’s, on the other hand, are relatively high and are declined on a regular basis. Because for these countries, other than economical reasons, there is no necessity to flee from them.

Despite being taunted by high ranking EU politicians, Hungarians president Viktor Orban foresaw and publicly warned about these events. Quadri demanded to re-erect fences at Swiss borders, even it were only symbolic fences by means of increased border patrols. This is exactly, what Orban did for Hungary in order to control the masses of mostly illegal immigrants to the EU.

Politician Hans Fehr of the SVP-Nationalrat stated that, “we need systematic border controls”. He implies, that the army should support border control police.

Amidst the discussions of closed borders, it is evident that core European agreements like the Schengen agreement and the Dublin III regulation lose its meaning. The Schengen open border agreement, intended as a way to harmonize and ease inner European travels, was never meant to be freeway ticket for asylum tourists. The utter breaking of the Dublin III regulation by Italy and Greece, which should stop immigrant waves at the outer European borders, laid ground for erosion of the Schengen agreement.

But neither Italy nor Greece are to blame. It is the high ranking EU politicians failure to professionally cope with that situation, which brought Italy and Greece to its knees. Being in a severe financial crisis, both countries are more concerned with sustaining their own people and ensuring sufficient food supplies to its impoverished masses with youth unemployment rates of up to 64 % in May 2013.

The question remains, whether the European dreams is shattered by simple incompetence of European and left-wing politicians to properly address the situation.

Or whether the current situation was planned in order to create a factual situation, where Europeans do not dare to question their ever increasing replacement by uneducated, integration unwilling soldiers of fortune from Eritrea, Somalia, Morocco, and Gambia.

In this last case, one might get the impression that the sheer amount of immigrant force surprised our political leaders and the replacement is far too quick now.

All over Europe people wake up and sovereign nations close their borders and re-install a sense of national awareness. So it might be as well, that the European people’s nightmare – the European Union with its undemocratic leaders – might be on the brink of collapse.

What could remain, are strong European nations, without the undemocratic leadership of self elected, democracy defying autocrats like Juncker and the European commission.

http://www.europeanguardian.com/81-uncategorised/immigration/394-swiss-considers-temporary-closure-of-all-borders-amidst-immigrant-floods

Sveitsiläiskantoni uhkaa sulkea rajansa – syynä siirtolaiset

Sveitsiläiskantoni uhkaa sulkea rajansa – syynä siirtolaiset

Da verkkouutiset.fi l Ticinon paikallishallinnon johtaja Norman Gobbi toteaa sveitsiläisen NZZ am Sonntagin haastattelussa, että raja on suljettava, mikäli siirtolaisten virta Italiasta jatkuu.

”Tämä on ainoa tapa, jolla Sveitsi voi painostaa toisia maita noudattamaan velvoitteitaan”, Gobbi sanoo.

Gobbin mukaan Italiasta Sveitsiin tulevien turvapaikanhakijoiden ja laittomien maahanmuuttajien määrä on kaksinkertaistunut viime vuodesta. Yhtenä syynä pidetään sitä, että Ranska on alkanut suhtautua aiempaa tiukemmin Italiasta sinne pyrkiviin siirtolaisiin, eikä maahan ole enää yhtä helppo päästä kuin ennen.

Sveitsi on pidättänyt tämän vuoden aikana noin 3 000 maahan pyrkinyttä siirtolaista. Virallisten arvioiden mukaan ainakin 30 000 ihmistä tulee hakemaan turvapaikkaa Sveitsistä vuoden loppuun mennessä. Luku on korkein yli 15 vuoteen. Suurin osa siirtolaisista pyrkii Sveitsiin junalla Italiasta.

Norman Gobbin mukaan Italia ei noudata EU-oikeudellisia velvoitteitaan.

Asiasta uutisoivan Newsweekin mukaan kuumenevien tunteiden ytimessä on Dublinin asetus, jolla säännellään turvapaikan hakemiseen EU:ssa sovellettavia sääntöjä.

Asetuksen mukaan siirtolaisen tulisi hakea turvapaikkaa siinä EU-maassa, johon hän saapuu ensimmäisenä. Monet pyrkivät kuitenkin Etelä-Euroopan heikon sosiaaliturvan maista kohti paremman sosiaaliturvan Keski- ja Pohjois-Eurooppaa. Tämä on lisännyt EU-maiden välejä hiertävää muuttoliikennettä.

”Dublinin sääntöjä on kunnioitettava”, Ranskan sisäministeri Bernard Cazeneuve totesi kuun alussa.

”Kun Italiasta tulleet ja siellä rekisteröityneet siirtolaiset saapuvat Ranskaan, on sovellettava EU-lakia. Tämä tarkoittaa, että heidät on palautettava Italiaan”, Cazeneuve totesi.

http://www.verkkouutiset.fi/ulkomaat/sveitsin_kantoni_raja_kiinni_siirtolaiset-37813

Der Mann, der die Schweizer Grenze dichtmachen will

Da aargauerzeitung.ch l Am Wochenende forderte der Tessiner Staatsrat Norman Gobbi, die Grenze nach Italien müsse geschlossen werden. Wer ist dieser Mann?  Norman Gobbi ist eine imposante Figur. Und das weiss er selbst am besten. «Ich bin schnell gewachsen», schreibt er auf der Startseite seiner Website. «In die Höhe und in die Breite.» Schon in seiner Jugend habe er sich mehr für Gaumenfreuden als für Sport interessiert. Und so sei er halt rasch zum Schwergewicht geworden, auch wenn er geschwommen sei, geturnt habe, Ski gefahren sei, Eishockey und Volleyball gespielt habe.

Noch heute veröffentlicht Gobbi, mittlerweile 38-jährig, in seinem Blog regelmässig Kochrezepte. Er führe damit die Tradition seiner Grosseltern weiter, die ein Restaurant, einen Laden und eine Bäckerei geführt hätten, sagt er, der in Quinto in der Leventina geboren ist. Einem Dorf, das wenig mehr zu bieten hat als den HC Ambri-Piotta, den so häufig tragisch scheiternden Eishockeyverein. Der sich aber allen Widrigkeiten zum Trotz seit 30 Jahren ununterbrochen in der höchsten Liga hält – auch dank Gobbi, der dem Verein vier Jahre lang als Verwaltungsrat diente.

Auch als Politiker kennt Gobbi bisher kein Scheitern. Mit 14 Jahren tritt er der Lega dei Ticinesi bei, jener Partei, die noch weiter rechts politisiert als die SVP und die Stammtisch-Ängste im Südkanton für sich reklamiert hat. Mit 19 wird er in den Gemeinderat von Quinto gewählt, mit 22 ins Kantonsparlament, mit 32 in den Nationalrat.

Grenzgänger und Flüchtlinge

Doch bald verlässt Gobbi die nationale Ebene wieder. Er wird zu Hause gebraucht. Im April 2011 erobert er für die Lega einen zweiten Sitz im Staatsrat. In der Kantonsregierung führt er sich mit einem Paukenschlag ein: Dank seiner Stimme entscheidet die fünfköpfige Exekutive, die Hälfte der von italienischen Grenzgängern erhobenen Quellensteuer zu blockieren. Um so den Druck auf den Bundesrat zu erhöhen, endlich die Verhandlungen mit Italien um ein Doppelbesteuerungsabkommen zu intensivieren. Eine fast schon ungeheuerliche Provokation.

Von Bundesbern fühlt sich Gobbi stets zu wenig ernst genommen – eine Sorge, die er mit Politikern aller Tessiner Parteien teilt. So ist auch die Idee zu erklären, mit der er am vergangenen Wochenende für Schlagzeilen sorgte. «Wenn der Andrang der Asylsuchenden aus Italien anhält, müssen wir die Grenze vorübergehend schliessen», sagte er, der dieses Jahr Regierungspräsident ist, zur «NZZ am Sonntag». Lega-Kollege und Nationalrat Lorenzo Quadri assistierte in der «Schweiz am Sonntag»: «Ich wäre für einen Zaun.» Das Tessin sei mit der Aufnahme von immer mehr Flüchtlingen überfordert, begründen die beiden Politiker. Allein in der letzten Woche sind 540 Migranten von der Grenzwache im Tessin angehalten worden, 170 mehr als noch in der Vorwoche. Von Januar bis Mai registrierte das Grenzwachtkorps in Chiasso 3150 «rechtswidrige Aufenthalter» – das entspricht 45 Prozent aller an Schweizer Grenzen festgestellten Fälle.

Druck auf Bundesbern wächst

Auch Gobbi wird wissen, dass seine Forderung nach einer Grenzschliessung provoziert. Doch Provokation gehört zu seinen Rezepten. «Er ist zwar kein ungehobelter Rüpel, wie es sein Ziehvater und Lega-Gründer Giuliano Bignasca war», sagt ein Kenner der Tessiner Politik. «Aber halt beileibe auch kein Grand Seigneur.» Damit endlich auch Bundesbern der Tessiner Befindlichkeiten gewahr wird, lässt Gobbi nichts unversucht. Auf seine Einladung hin tagt die Sicherheitspolitische Kommission des Nationalrates gestern und heute im Südtessin. Und am Freitag wird Gobbi von seinen Kollegen der Konferenz der kantonalen Justiz- und Polizeidirektoren dringliche Massnahmen verlangen.

von Dennis Bühler, http://www.aargauerzeitung.ch/schweiz/artikel-129270143